Blog / RSS / Podcast Live Web Radio Live Web TV Personal Space Noopod Help

Make new RSS one account


Make your personal home page for your browser

Use Google from RSS One

Show RSS news from your personnal page
Use RSSone Reader

Do not lost time to visite all your web site

All news from your prefer web site can by read in RSSone Reader

Create my RSS One Account Now

Existing Customer Login


Existing Customer Login

UserName :
Password :
Auto connect :

Forgot your password


Your selected feed preview

mypercu.com

Percussion & Rhythm

Les éléphants percussionnistes : Thai Elephant Orchestra - Sun, 07 Feb 2010 23:14:00 +0000

Dans la série des phénomènes musicaux (percussifs) exclusifs et rares, on note des pratiques parfois millénaires (xylophone de fosse, percussions corporelles?) et d'autres plus récentes comme Stomp.

Aussi, on peut remarquer (et être étonnés) de nombreux phénomènes sonores produits par les animaux comme l'effarouchement des oiseaux sur les aéroports, protection des baleines contre les bruits des navires, détection des insectes dans les réserves de grains? Et puis, il y a ces oiseaux auxquels l'on pense dès qu'il s'agit de parler de musiques et d'animaux - le fameux chant des oiseaux. Mais qu'en est-il des autres animaux ?

Surprenant à découvrir, on peut dénicher sur le label Mulatta des enregistrements d'une musique peu commune : de la musique produite par des éléphants.

Véritable musique dépassant la simple bioacoustique - cette science qui étudie la communication sonore animale - ce chant des éléphants est produit avec des instruments. Mais qui aurait pensé que les éléphants ont une aptitude à créer de la musique ?



Dave Soldier et Richard Lair l'ont cru. Avec l'aide de plusieurs infrastructures thaïlandaises, ils ont organisé un groupe de six éléphants domestiqués, conçu les instruments, travaillé des compositions et enregistré.

Ces enregistrements ont pour but d'exposer le côté créatif des éléphants !
Et ces pachydermes ont sélectionné eux-mêmes les notes et les rythmes de leur propre chef.
Qui a dit qu'un éléphant ça trompait énormément ? En attendant, découvrez le groove de l'éléphant

© Jimmy Braun

Liens | http://www.youtube.com/watch?v=k1NpvHsxjgw


Terje Isungset : percussions et glace ou le Fridge Jazz - Sun, 07 Feb 2010 20:56:00 +0000

Terje Isungset & Les Progressive Patriots d?Hasse Poulsen à Pôle Sud


Le 5 février 2010 à Pôle Sud (Strasbourg, France), on pouvait entendre deux jazzmen européens les pieds bien ancrés dans leur terroir Européen ou mondial, mais y alliant le geste libre du Jazz et la tête dans les étoiles : le percussionniste et batteur norvégien venu du froid Terje Isungset et le dernier groupe du guitariste danois Hasse Poulsen, les Progressive Patriots.

Hibern'à'son

Tout d?abord, le batteur et percussionniste norvégien Terje Isungset qui a enregistré son dernier disque « Hibernation » dans un igloo !

Le tout avec des instruments de glace qu?il a construits lui-même : percussions, trompette de glace et même iceofon (glaçophone).



Du Fridge Jazz, en quelque sorte...





Le kit de batterie est réduit à la plus simple expression de ses timbres : une grosse caisse, une caisse claire et une cymbale où frétille une gourmette de billes métalliques. Il y a ajouté des instruments de sa fabrication construits à base d?éléments naturels.

La cymbale charley est remplacée par un tambourin polytonal plein d?esprits comme un dreamcatcher inuit et on aperçoit une rangée de rondins de bouleaux arctiques attachés, d?autres à terre, une cowbell rouillée, quelques cloches tendues sur une corde et un appareil de pierres et d?ardoises.

Arrivé sur scène, c?est tout un paysage qu?il crée : le souffle du vent sur la banquise dans un tuyau, des sifflements parfois alterné de chants aigus et de grognements chamaniques.

Cependant entre deux mystères, il sourit béatement comme un bébé, ce qui rajoute à l?exotique et inquiétante étrangeté de ces sons une dose d?humour.

La grosse caisse est utilisée comme percussion tribale profonde de base, les cloches actionnées de l?autre pied en équilibriste/contorsionniste gracieux, le tambourin monte et descend par la pédale en bruissant de ses sonnailles comme un périscope musical dans les glaces arctiques ou un hochet fou, auxquels il ajoute de sa voix de chamane fragile des appels lointains vers l?infini qui résonnent dans l?espace clos de la salle comme dans l?horizon immense, créant un espace sonore inouï et dépaysant, rappelant parfois le lyrisme du saxophoniste Jan Garbarek, lui aussi Norvégien.



Faiseur de feu sur la glace, il entrechoque des pierres de granit sans étincelles que sonore, les râcle sur l?ardoise d?un vibraphone de pierre [lithophone] (j?ai mal vu ce qui se trouvait sur cette table) aux profonds échos dub...



C?est lui qui déclenche dans cet art climatique la furie de la foudre et les bourrasques aux forces de cataclysmes, lorsqu?il entrechoque les rangées de branches de bouleaux arctiques contre la grosse caisse.

A la guimbarde, on pense aux mongols qui l?utilisent parfois avec leur goût pour les sonorités diphoniques, mais qui dans sa bouche prend la modernité d?une beat box



Il finit en soufflant les derniers appels dans une corne creuse, celle dit-il, de la dernière chèvre norvégienne morte en 1983 qui lui fut offerte par son berger.



Il vient d?enregistrer un nouveau disque d?ice music (musique de glace), avec de nouveaux instruments : une harpe de glace et une guitare de glace.



La fin est naturelle et comique, avec la chute d?un fagot de brindilles tapoté par l?autre.



Inouï et jamais vu, dépaysement garanti charme écolo-minimaliste, la musique de Terje Isungset ne ressemble à nulle autre au monde, en tous cas sous nos climats.... On peut juste regretter qu?il ne fasse pas assez froid chez nous pour son spectacle avec des instruments de glace, difficilement transportable... Pôle Sud n?a jamais été aussi Polaire, mais est encore trop au Sud pour cela?


© Jean Daniel BURKHARDT

Liens | http://www.myspace.com/terjeisungset ? http://www.guardian.co.uk/music/video/2008/nov/25/norway-ice-music-terje-isungset


Quelques nouveautés percussives ! - Fri, 29 Jan 2010 12:22:00 +0000

Les publications se font moins régulières actuellement. non pas par manque de volonté, mais simplement par manque de temps !

Avant de publier différents articles sur des sorties récentes ou passées à l'as dans les média (DVD, méthodes, CD) d'artistes batteurs et percussionnistes, voici une liste des récentes publications que j'ai reçu et qui témoignent, pour certaines, d'une grande qualité de fond et de forme.

En attendant de lire mes retours d'écoute, vous pouvez visiter les différents liens ci-dessous. Cependant, je peux d'ores et déjà vous dire que la méthode (livre + DVD) d'Ari Hoenig, le CD de Frédéric Firmin et celui de Dafnis Prieto, sont de véritables "incontournables" pour toutes les bonnes médiathèques personnelles et institutionnelles !


Gustavo Ovallès : le retour du conguero sur scène - Mon, 18 Jan 2010 10:44:00 +0000

Un conguero vénézuélien à suivre?

Après cinq années de tournées avec le pianiste cubain Omar Sosa, l'aventure 60° Sud, des stages et des collaborations diverses avec de nombreux artistes, le percussionniste vénézuélien Gustavo Ovallès repart avec un nouveau groupe pour 2010.

Ce groupe - de musiques du Monde (Vénézuela, Cuba) et de Jazz - est à découvrir sur les routes pour des concerts enthousiastes et rythmés.

Pour découvrir la musique jouée par cette nouvelle formation à géométrie variable : http://www.myspace.com/gustavoovalles

Le nouveau groupe de Gustavo Ovallès est actuellement composé de : Bertrand Beruard : Basse ; Pierre Boespflug : Piano ; Guy Constant : Percussions ; Charlie Davot : Batterie ; Monchi Fuméro : Quattro ; Hugues Mayot : Saxophones, Clarinnette ; Gustavo Ovallès : Percussions, direction artistique ; Rafael Quintéro : Chant et des invités en fonction des concerts, comme Anna Maria Ayala, Marielle Durupt : Danse.

Le groupe va débuter le 26 janvier 2010 au Centre Culturel Pablo Picasso de Blénod les Pont à Mousson (54), le 28 janvier à la Cité des Arts à Chambéry (73), le 29 janvier au Périscope à Lyon ( 69) et le 30 janvier à Saint Jean de Luz (64).

Une nouvelle formation percussive à suivre?


Panama 3 | Calypso Panameño, Guajira Jazz & Cumbia Típica - Wed, 02 Dec 2009 14:54:00 +0000

Calypso Panameño, Guajira Jazz & Cumbia Típica on the Isthmus 1960?75


Après un très réjouissant volume 2 cet été, « Soundwayrecords » récidive pour réchauffer votre hiver avec le volume 3 de « Panama », consacré cette fois à la Calypso Panaméenne (ancêtre du Reggae encore pratiqué à Trinidad), toujours sélectionné par Roberto Gyermant Miles Cleret (Panama 1 & 2), mais aussi pour ce volume par Will Holland (Quantic) qui rajouta sa touche de Groove.


On y trouvera, bien sûr, des Calypsos délirantes comme la première, « Fire Down Below » par la voix terrible de Lord (titre des chanteurs de Calypsos) Panama & The Stickers, orchestre de cuivres, ou plus proche du vieux merengué Dominicain ou de notre biguine comme la « Samba Calypso » d?Armando Boza avec Manito Johnson. D?autres sont plus mélancoliques en anglo-catibbéen savoureux à base de guitares comme la « Bamboo Dance » de Black Czar, le « Colon Colon » de Lord Cobra, figure majeure de la Calypso Panaméen, qu? on retrouve aussi dans « Partido Calypsonian » avec son Sugar Tone Band

On y trouve aussi des reprises originales à la sauce Panaméenne des classiques Cubains comme « Bilongo » par Brandao y sus Ejecutivos, « Lloraras » délicieusement décalée par Beby Castor et ses Juvelines ou « El Raton » par Los Invasores aux backing vocal de ménagerie très jungle sur une guitare psychédélique. Le Guaguanco n?est pas en reste avec Los Salvajes Del Ritmo et leur « St John?s Guaganco » aux bons fonds sonores Merengue. Les guitares du Son s?électrisent en bachata avec Panaswing dans « Me Lo Dijo Una Gitana ».

Les influences de la Colombie voisine de l?Isthme Panaméen restent présentes dans la musique rurale par les accordéons de Musica Tipica proches de ses Vallenatos itinérants de Ceferino Nieto dans « El Pajaro ZumZum ». Les deux chanteuses hallucinantes à la Yma Sumac dans les aigues Amalia Delgado (un peu à La Lupe) dans la Cumbia « Carretera Al Canajagua » et Yin Carrizo derrière le vallenato « 20 De Enero en Ocu » valent le détour par les petites routes désolées. Le Conjunto Panama nous gratifie en outre de son « Trigueñito Y Solo ». On goûtera aussi l?authenticité vocale bouleversante du superbe chant d?esclave « Masters Are Gone » de Sir Valentino et son Combo Esclavos Alegres sur fond de cordes.

Un peu de son roots?


On retrouve aussi la bonne dose de Funk/Groove Latin de la patte Quantic de Will Holland dans le Panamaploitation « Mooving-Grooving » de Little Francesco Greaves rappelant « Dancing In The Streets » ou le duo comico-festif irrésistible Dancehall des deux vocalistes MCs Soul Apollo et Fredrick Clarke sur un Riddim dans « Chombo Pa? La Tienda ».

Parmi les petits groupes de Funk Soul urbains influencés par les groupes noirs nord-américains et latins appelés Combos Naciolanes, plus proches du Latin Soul de la Fania, on retrouvera avec plaisir « Los Silvertones » dans l?excellent Boogaloo « Up Tight » à la Pete Rodriguez et l?instrumental final « Carmen » aux échos space funk psychédéliques Ethio-Jazz vintage, l?excellent chanteur Camilo Azuquita dans « Shingalin en Panama ». Maximo Rodriguez avait d?ailleurs aussi ses « Estrellas Panamenas », comme la Fania accompagnant ses guias (improvisations vocales de la Salsa) dans « Chevere Que Chevere » de répétitions en abyme jusqu?à la transe et les Mozambiques dans « Llegamos Ya » un trombone gueulard.

Le Latin Jazz est présent dans le « Gua Jazz » de Ralph Weeks et les Telecasters, avec une flûte funky 60ies et des cuivres sur fond de percussions à la manière de Mongo Santamaria.

En un mot comme en cent, cette compilation vous convaincra que les Panaméens faisaient de la Calypso comme les Trinidadiens et de la Salsa comme les Cubains ou Portoricains, voire mieux, car à leur façon et saveur inimitable, qui est à découvrir pour cette raison.


© Jean Daniel BURKHARDT - 2009

Liens | http://www.soundwayrecords.com


Awalin | Steve Shehan & Nabil Othmani - Thu, 19 Nov 2009 15:40:00 +0000

D?un regard attentif, la carrière de Steve Shehan a été consacrée les trente premières années presque exclusivement à un rôle d?accompagnateur - un art dont il a un don presque inné. Sans jamais laisser de côté sa production personnelle, toujours plus fleurie, inventive et matinée de sagesse, le musicien et peintre Steve Shehan vient de dévoiler son nouveau cru en collaboration avec Nabil Othmani : « Awalin ».

Héritier, précurseur, inventeur, les comparatifs et les superlatifs ne manqueraient pas pour faire briller cette étoile. Mais au fond, Steve Shehan, n?est qu?un homme de parole. Simple, avec ses propres degrés, ses propres émotions. Il a souvent accueilli la chance et le mérite avec respect, grâce à un travail toujours plus chevronné et emprunt de la parole de l?homme et de l?artiste qu?il est. Dévoué à l?Art et à la Rencontre, Steve Shehan a autant de force que de douceur et d?élégance dans son jeu et sa sensibilité humaine - prérogative essentielle pour comprendre l?essence de sa musique. Mise en valeur par le talent qu?il cultive en hommage à l?Amour, sa musique est loin d?un simple dynamitage du paysage musical, mais bien une création activiste sur le fil d?une liberté chauffée à blanc.



Dans ce nouveau tableau acoustique, « Awalin » (littéralement, ma parole), son inventivité (piste 14, Neq areq qem Hijazad), ses constructions harmoniques (piste 8, Tara Net ; piste 11, Menhey Edeg), son sens mélodique (piste 15 et 16, Neq areq qem Hijazad part 1 & 2) , la clarté de ses idées «(piste 2, Awalin) et la fertilité de son imagination (piste 3, Ekmani man ; piste 10, Ta hidjem), se transforment encore plus en réalité musicale qu?ailleurs. Toute sa discographie (une vingtaine d?albums) regorge de perles et de véritables pièces de références pour de nombreux artistes et mélomanes. Mais « Awalin » est un point d?orgue sur ce long début de carrière. Ne serait-ce que par la page tournée l?amenant à collaborer aujourd?hui avec Nabil Othmani, le fils du regretté Baly Othmani, frère de son de Steve sur plusieurs albums. « Awalin » est semblablement l?un des albums les plus abordables de Steve Shehan. La qualité est encore au rendez-vous sur tous les points, du savoureux ensemble des dix-sept titres, de ses invités (Didier Malherbe, Ibrahim Maalouf, Vladiswar Nadishana ?), de la qualité du packaging au graphisme au livret soigné de douze pages illustrées (bravo à Talia Mouracadé), en passant par le clin d?oeil hommage à Ali Farka Touré, « Elham » (piste 17).



« Awalin » (ma parole) respire la vie en mouvance et ce n?est pas un hasard si l?une des définitions étymologiques du mot « parole » signifierait « danse » (de « bal » qui vient du grec ballei) . Même si Steve Shehan ne se copie pas et qu?ici il se renouvelle, les morceaux prennent insidieusement leur source dans la musique qui a nourrie Steve Shehan et la rencontre avec Nabil Othmani. Et la musique libre n?oublie jamais ses origines, ce qui lui permet de garder tout son sens et sa signification.

© Jimmy Braun - 2009

[Awalin | Steve Shehan & Nabil Othmani | 2009. CD Audio digipack. Label Naïve/Safar Production & Éditions. SAF1512-9/NJ620211.]

Sites | http://www.steveshehan.com - http://www.myspace.com/steveshehanofficial |
Articles | Assikel |


Jaadu | Faiz Ali Faiz & Titi Robin - Mon, 12 Oct 2009 12:32:00 +0000

["Jaadu" Titi Robin & Faiz Ali Faiz. 2009. 1Livre-CD Audio digipack. Label Accords Croisés. Collection Vox Populi. AC130.]

Dès le premier opus, « More Angna », la profondeur de « Jaadu » est annoncée avec succès. Rappelant les grandes heures de l?inoubliable Nusrat Fateh Ali Khan, ce disque ou plutôt cette oeuvre, rassemble tout ce qu?un album de musique du monde peu recouvrir de bon et de virtuose. Ecrin réunissant en particulier deux artistes aventuriers au coeur de gitan, Faiz Ali Faiz et Titi Robin, le duo s?accompagne d?un ensemble solidement charpenté. Composé de onze musiciens au toucher et au phrasé remarquable, on y croise la voix, le bouzouq, le ruban, la guitare, l?harmonium, l?accordéon, le gambas, la clarinette, le cor anglais, ou le tabla.

Musique inspirée de la poésie soufie, le répertoire intelligemment varié et parfaitement cohérent propose sept titres puisés dans la tradition du qawwali (genre musical populaire d?Inde et du Pakistan, exprimant une dévotion islamique soufie), et se voient arrangés pour l?occasion par des mains d?orfèvres. La thématique s?oriente bien entendu vers une douceur et une souffrance universelle, l?amour. Les prouesses vocales de Faiz Ali Faiz accentuent le lyrisme et l?émotion inhérente à chaque poème et la connivence avec Titi Robin ne fait qu?embraser ce voyage magique pour les oreilles, et les émotions en redemanderont sans se faire prier.

Ici, le dialogue se distingue par un parti pris et un jeu d?affinités, excédant le champ instrumental et les filiations stylistiques, grâce à quoi il s?impose, à force de conviction, d?émotion singulière, comme une sorte d?hymne.

« Jaadu », la « magie », est un album puissant où le rythme est un tapis de plaisir tout en finesse, en élégance, en sophistication vocale et instrumentale. Une rencontre aboutie et mature, qui est le fruit d?une transmission réussie et mouvementée qui, littéralement, coule de source. Indispensable.

© Jimmy Braun - 2009.


Sites | http://www.accords-croises.com


Chamber Music | Ballaké Sissoko & Vincent Ségal - Mon, 12 Oct 2009 11:11:00 +0000

[« Chamber Music » Ballaké Sissoko & Vincent Ségal. Label No Format. 1CD Audio digipack. 2009.]

"Ballaké a un secret, il habite la nuit, le silence est son guide. Par une étrange photosynthèse, Ballaké se transforme quand le soleil se couche, la fatigue disparaît, les ennuis aussi, l'oreille devient un magnolia géant... Alors le jeu commence. Les musiciens connaissent tous le plaisir du jeu de chambre. « After Midnight Session », les jazzmen disent « After affair », double sens merveilleux, concert intime d'après club, ou cigarette des amoureux apaisés. La kora de Ballaké et mon violoncelle sont certes vieux et vénérables mais, dans la nuit de Bamako, ils ont la beauté d?enfants calmes." Vincent Segal

Voici une musique délicieusement intemporelle, produite de surcroît par deux musiciens au charme reconnu. L?un noir, Ballaké Sissoko (Taj Mahal, Toumani Diabaté, Keyvan Chemirani), l?autre blanc, Vincent Ségal (Bumcello, -M-, Airto Moreira, Marianne Faithfull?) ; comme les touches d?un piano, en parfait accord dans leur rêverie intime qu?ils déballent à ciel ouvert dans « Chamber Music ». Et l?on se prend à rêver avec eux dans la douceur de leurs cordes sensibles.

Solidement campés sur des bases riches d?expériences, les deux mentors de Chamber Music sont des accompagnateurs hors-pairs doublés de compositeurs adulés depuis plusieurs années. Tant au niveau de l?approche de l?interaction au sein du duo qu?en ce qui concerne le jeu instrumental proprement dit, les deux lascars à cordes déploient un toucher magnifiquement perlé, des voicings somptueux et raffinés et un phrasé à la fois lyrique et sobrement expressif. Rien de révolutionnaire dans tout cela, diront certains. Mais laissons-les dire, et écoutons plutôt le répertoire intelligemment varié et parfaitement cohérent de cet enregistrement qui mêle une fluidité méditative, à l?extrême opposé d?une musique imposée ou dictée.






Fructueuse empathie que cette rencontre, Ballaké Sissoko et Vincent Ségal ne viennent pas de répondre à une commande ou une loi quelconque du marché. Il s?agit d?un duo né d?une vraie rencontre, fraternelle et passionnée. Pour réaliser ce disque hors sentiers battus, il n?y avait guère que l?intriguant label No Format qui pouvait accueillir « Chamber Music » dans son catalogue. Cette façon de voir les choses, dans ce répertoire de dix titres, se gausse bien évidemment des remous des modes et autres grands chambardements. Quoi d?étonnant à cela : outre l'évidente maturité des deux artistes, de quelques invités et d?un répertoire élégant, « Chamber Music » apportera de quoi se mouvoir et émouvoir les âmes sensibles. Éloquent, superbe et indispensable !

© Jimmy Braun - 2009
Recorded by Fabien Girard at studio Moffou, Bamako, on May 5, 8 and 10th, 2009. Mixed by Philippe Teissier du Cros, studio Boxson, Paris, on June 20, 21, 25th, 2009. Mastered by Raphaël Jonin au studio JRaph ing. Executive Production - Laurent Bizot assisted by Thibaut Mullings

Guests | Awa SANGHO - Lead vocal on Regret - à Kader Barry. Mahamadou KAMISSOKO - Ngoni on Houdesti. Fassery DIABATE - Balafon on Houdesti. Demba CAMARA - Bolon on Oscarine, Halinkata Djoubé, Mako Mady Karignan on « Ma-Ma » FC, Regret - à Kader Barry
All songs published by No Format! except Oscarine, Histoire de Molly, and "Ma-Ma" FC
Artwork : Benjamen Flao


Belleruche | Interview - Tue, 08 Sep 2009 17:57:00 +0000

Like Sarah Vaughan, Charlie Christian and Cut Chemist stuck in a dusty second hand record store with rum and a sampler, Belleruche make turntable soul music. Interview with Kathrin deBoer.

Where does the name Belleruche come from ? And how did you meet ?

The name is from the great Pyrenean mountain dog Tarascon Belleruche. A legend who is sadly no longer with us.

Have you got a formal technical background in music or are you self-taught ?

I'm self taught from listening to a lot of music with friends who are DJs. The stuff you're listening to starts to come though in your playing. Really important to be listening to stuff, it's the only way to learn.

What is a typical working day for Belleruche ?

A typical gigging day for Belleruche is a long train ride, followed a quick sound check due to missing a connecting train, followed by depleted rest time. then we usually push on with the gig and finish it off with a nice glass of rum.

'The Express', your last album is full of blues and soul-jazz references. What was your state of mind when you wrote it and how long did it take ?

It was written over about 8 months. we never really set out to make anything sound a certain way, just keep playing with something until it starts working. But i guess as before, the stuff you're listening to starts to come thought the music you make. I think it's important not to set out to make something sound a particular way. Best to let things find their own sound through all the things that you've been listening to.

Did you play 'The Express' tracks live first before recording them ?

Some of them were played live before recording, but some weren't. Sometimes it's easier not having played a song live before recording it as you end up stuck with the ideas you've been playing and it's hard to think of a new approach to the song.



What working relationship do you have with other musicians ? Are you planning to work with other musicians in the future ?

We do plan to work with other musicians in the future but we're pushing our own sound between the three of us at the moment.

How important is rhythm when you write ?

It's really important to be able to stand back from a song and hear the whole song rhythmically, try and hear how parts sound against each other.



Did your cover version of 'Minor Swing' help you get known ? And why
did you choose this classic by Django Reinhardt ?

Django Reinhardt is one of my favourite musicians. I find him pretty much the most inspiring person ever.

There is a restrained quality to your album. Did you write it more as
a chill-out album or as a dance album as well ?

Never really thought whether it was more chilled out than the turntable soul music. I think if anything we thought there was more urgency in the sound.

Can you tell us an anecdote that happened during a concert ? What comment about you or your music do you hear the most ?

We get compared to a lot of British trip hop bands. i never really think we sound much like trip hop, i love some of the bands but never listened to the music that much. find it a strange. I've been advised by my lawyer to save the gig anecdotes for my memoirs.

What do you think of the relationship between music and the Internet ? What do you think of downloading ?

I think downloads both legal and illegal are the way music is going. I don't know if that's a good or bad thing. It's great people have access to so much music, but i don't know what i think about piracy. I guess it's just remembering that we all have to earn money somehow, and if you download it illegally, then buy a couple of copies for your friends. Then we're all happy !

© Jimmy Braun



Joji Hirota & Hiten Ryu Daiko | Japanese drums - Sun, 06 Sep 2009 13:22:00 +0000

Composé de huit titres, le nouvel album du percussionniste japonais Joji Hirota est un appel à la créativité dans la tradition du tambour japonais, le taiko. De la technicité à la qualité des compositions, l?effort de Joji Hirota se situe dans la volonté de préserver la tradition - étroitement liée à la musique folklorique japonaise d?antan, aux religions bouddhiste et shintô, ainsi qu?à l?art théâtral Noh et Kabuki - et de créer de nouvelles mélodies et donc un style plus moderne.

Joji Hirota fait d?ailleurs partie des artistes japonais amenant le tambour traditionnel dans les contrées de la musique contemporaine, comme en témoigne ses expériences passées avec des rencontres variées comme le duo Tabla to Taiko avec le percussionniste anglais Pete Lockett.



Musicien polyvalent originaire du nord du Japon, Joji est chanteur, percussionniste, flûtiste et compositeur. Actif en particulier depuis le début des années quatre-vingt, il a roulé sa bosse dans le monde entier pour des tournées, en compagnie d?ensembles ou d?artistes contemporains.

Dans ce nouvel album de percussions japonaises, Joji Hirota aborde des compositions inspirées par la religion, la tradition ou ses rencontres. Accompagné de son ensemble « Hiten Ryu Daiko » (Akinori Fujimoto, Ayako Tabo, Yukiko Kato, Keisuke Moriya, Yoshinori Hayashi), Joji Hirota démontre la grande finesse et la grande puissance des tambours japonais, qui ne connaissent encore que très peu de pratiquants dans le monde occidental. Le terme japonais « taiko » signifie littéralement « gros tambour ». La musique pour tambour taiko fait partie intégrante de la culture japonaise depuis des milliers d?années. Elle se fait entendre lors des cérémonies et festivals religieux. Grâce à l?ensemble « Hiten Ryu Daiko » on découvre le O-daiko (type Nagado), le Miya daiko, le Shime daiko, le Hira daiko, le Hira-doh, la Chappa (cymbales), le Kane (gong), le uchiwa Oke-doh, le Kin (bol), le Bo Sasara et le Daiko Chuujime (type Oke-doh).



Ce deuxième volet musical sur les percussions japonaises que Joji Hirota dévoile sur le label anglais Arc Music est à découvrir. Support bien ficelé pour les curieux de ce type de musique, il sera un atout pour les discothèques personnelles et institutionnelles.

© Jimmy Braun - 2009


Quelques instruments

Taiko (taïko) : Ce terme désigne l'ensemble de tambours au Japon. Le taiko traditionnel (souvent bi-membranophone), fabriqué en bois, est en forme de tonneau et est pourvu le plus souvent d'une peau de daim ou de cheval. Instruments joués avec des baguettes courtes ou des mailloches, ils font partie des festivités et des émotions populaires. En japonais, le terme général pour « tambour » est « taiko », qui devient « daiko » lorsqu'il est doté d'un préfixe, précisant sa fonction et son registre. On retrouve aussi souvent le terme « Wadaiko », signifiant littéralement « tambours japonais ».

Shime-daiko : Terme général désignant les tambours dont les cordes sont tendues par laçage, actuellement de plus en plus remplacé par un système de visserie ou de tourillons.

Nagado-daiko : Actuellement le tambour le plus répandu de la famille des « taiko ». Très présent dans les fêtes, il sert aussi pour les cérémonies religieuses. Il est conçut avec un fût long et un son très réverbéré.

Odaiko : Variante de Nagado-daiko géant.

Hira-daiko : Famille de tambours à fût court.

Oke-daiko [Okedo] : Tambours fabriqué à la manière des tonneliers, par un système de lattage, leur peaux sont fixées par des cordages.

  • [Joji Hirota & Hiten Ryu Daiko | Japanese Drums | CD Audio 2009 | Label Arc Music. Durée : 76:13 min - EUCD2224 http://www.arcmusic.co.uk]


Cyro Baptista's Banquet of the Spirits | Infinito - Thu, 27 Aug 2009 16:03:00 +0000

Cyro Baptista. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et c?est bien dommage, mais vos oreilles le connaissent forcément si elles traînent parfois sur les ondes hertziennes. Percussionniste arrivé vers la fin des années 70 de son Brésil natal pour les États-Unis, Cyro Baptista Ciari est un touche à tout plein de ressources. C?est un grand rêveur, qui fait vibrer tout sur son passage et dégage une énergie enfantine et naïvement tendre. Sans spécialité instrumentale particulière (bien que les percussions brésiliennes soient ses racines), Cyro sillonne le paysage des musiques jazz et improvisées, en passant parfois par la variété et le traditionnel depuis plus de trente années. Présent sur six albums nominés aux Grammy Awards et accompagnateur sur plus de deux cents cinquante albums, il a collaboré avec Paul Simon, Herbie Hancock, Wynton Marsalis, Yo Yo Ma, John Zorn, Trey Anastasio (Phish) ou encore Sting.

En 2008 Cyro faisait paraître l?album « Banquet of the spirits » sur le thème de l? « antropofagia », qui est l?incarnation d?une philosophie d?un mouvement culturel des années 20, « Manifesto antropófago » (de José Oswald de Sousa Andrade, publié en 1928), qui se révèle par une manifestation musicale du processus de manger, d'avaler, et d'assimiler toutes les tendances qui font partie du paysage musical, poétique et culturel.

Pour 2009, Cyro Baptista relance la machine avec « Infinito ». Toujours produit par le label Tzadik de John Zorn, voici une musique délicieusement intemporelle, produite de surcroît par un musicien atypique. Pour Cyro, cet album est très spécial parce qu'il se compose de fragments de tous ses albums précédents ainsi que la participation de musiciens importants dans sa carrière. Septième album solo pour Baptista, il invite Brian Marsella aux claviers et au mélodica (Beat the Donkey, Matisyahu), Ezra Shanir Blumenkanz à la basse et oud (John Zorn ?) et Tim Keiper sur Drumset (Vieux Farka Touré, Beat the Donkey) qui forment le groupe de base. Outre son évidente maturité, la cohésion du groupe et le dynamisme ont constamment augmenté au cours des trois dernières années grâce aux tournées et aux rencontres provoquées.

Une grande partie de ce nouvel album a été enregistré au légendaire Studio Bear Tracks de Jay Beckenstein (Spyro Gyra), pour une session qui marqua aussi la fermeture regrettable de ce lieu. Ce nouvel album « est un peu l'aboutissement de tout ce que j'ai travaillé pendant les 10 dernières années », précise Cyro Baptista. Toujours sur la trace d?un style qui lui est propre, entre compositions, hommages et traditions, où se croisent les styles jazz avec le maracatu, le samba de coco, la bossa-nova ou le rock, mais sans jamais mettre de côté le chant, la voix. Même si l?abus de tonalités semblables est un phénomène récurrent chez Cyro, les compositions sont souvent l?occasion d?un bol d?air et d?un scénario pas toujours aussi évident qu'il en a l'air.

Invitant Erik Friedlander (Laurie Anderson, Courtney Love), Anat Cohen, Sérgio Brandão (Paquito D'Rivera, Herbie Mann), le Maracatu New York, Romero Lubambo (Dianne Reeves, Gal Costa) ou Ikue Mori (John Zorn, Arto Lindsay), la texture de ce disque y est étonnante de couleurs. Suite presque logique dans sa carrière discographique, « Infinito » n?accroche pas l?oreille aussi facilement que le précédant (« Banquet of the spirits »).

Autant vous prévenir tout de suite, cette sorte de jazz ici présente (que certains classerons en musique du monde) n?est pas d?une écoute ?facile?. Pour se surprendre à taper du pied ou claquer des doigts, il faut s?abandonner. Fermer les yeux pour mieux prêter attention, et l?esprit « antropofagia » vous parlera d?une masse sonore parfois innovante et pertinente.

Avec les onze titres de cet « Infinito », Cyro Baptista repousse encore un peu les frontières et donne une belle place à l?art d?être percussionniste aujourd?hui.

© Jimmy Braun

Sites | http://www.myspace.com/banquetofthespirits - http://www.cyrobaptista.com
Bonus | allez sur http://www.vimeo.com/5204200 et taper "cyro" en mot de passe, puis savourer ?
Sources | http://sociologies.revues.org/index2103.html -
http://www.cyrobaptista.com
# ["Infinito". Cyro Baptista's Banquet of the Spirits. 2009. 1CD Audio. Label Tzadik. Distribution France : Orkhêstra International TZ7630]



Larry Wright | Street drummer - Thu, 27 Aug 2009 13:03:00 +0000

Street-drummer né en 1975, Larry Wright sévit depuis plusieurs années dans le métro de New-York.

Larry Wright serait-il l'un des fers de lance d'une future nouvelle génération de percussionnistes ?

Dès l'âge de cinq ans ce bambin batteur, originaire du Bronx, taillait la rue aux sons des bidons de PVC. Presque trente années plus tard il continue son art percussif sans en démordre . Bras musclés, peau reluisante, il joue avec les dynamiques, les rapports-temps, le visuel et le sourire que son groove délivre aux passants.

Fiché sur Wikipedia, et Drummerworld, il entretient une sorte d'image urbaine que l'on peut retrouver dans les arrière-plans de certaines séries seventies américaines.

Jouer sur des bidons de PVC ! ? Par temps de crise c'est peut-être l'idéal pour un faible investissement (et comme stick-pad d'entraînement c'est tout de même sympa). Après pour la musique, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse.



De la rue à l'écran, Larry a aussi caressé un peu le bling-bling, le partenariat commercial, en faisant des apparitions TV (spots, clips, ?).

Ses places préférées pour le voir exercer à New-York : Times Square, 34th Street subway stations, 1535 Broadway, et dans la 45ème et 46ème avenue.



Larry Wright fait partie de cette famille d'atypiques, de cinglés du rythme, comme l'incomparable troupe anglaise Stomp.

© Texte | Jimmy Braun - Photos | Joseph O. Holmes


Robert Patterson aka Rashied Ali | the take-off flies away - Wed, 26 Aug 2009 20:48:00 +0000


Robert Patterson aka Rashied Ali. Né en 1935, ce batteur de jazz nous a quitté le 12 août dernier des suites d'un problème cardiaque. Frère aîné d'un autre batteur réputé - Raymond Patterson aka Muhammad Ali - Rashied Ali a eu la chance d'intégrer le quartette de John Coltrane le 23 novembre 1965 pour une séance studio du John Coltrane Sextet. Rashied Ali allait dès cet instant "collaborer" avec le grand Elvin Jones. Puisque ce sextet s'offrait l'exception en intégrant deux batteries pour une orientation musicale "free-jazz", l'avant-garde de l'époque.

Pour Elvin Jones, la pilule ne passait pas. Jouer avec deux batteurs lui paraissait être une absurdité. Pour John Coltrane ça sonnait autrement, il ressentait "la nécessité d'être entouré avec plus de tempo et plus de rythme. Et avec un batteur supplémentaire le rythme peut devenir plus multidirectionnel. Un jour je peux ajouter un joueur de congas ou même toute une pléiade de batteurs." (texte de pochette du disque "Méditations", John Coltrane Sextet, 1965, Label Impulse!).


Rashied Ali est décédé un mercredi à Manhattan (New-York) à l'âge de 74 ans. Derrière lui, se dresse le parcours d'un batteur fréquentant surtout les milieux expérimentaux - Pharoah Sanders, Alice Coltrane, Bill Dixon, Paul Bley, Arthur Rhames, James Blood Ulmer, Don Cherry, Archie Shepp, ou Albert Ayler. Volontaire pour un avant-gardisme dénudé, il l'exprime dans un disque en duo avec John Coltrane. "Interstellar Space" sur le Label Impulse! en 1967 semble être un événement dans l'univers musical de l'histoire du jazz (free).

Né dans une famille de musiciens à Philadelphie, Rashied Ali fait ses débuts (avec ses frangins Muhammad ou Theodor) au piano et "bricole" un peu le trombone et la trompette, avant de trouver son souffle dans la batterie. Etonnamment, il commence à jouer sérieusement en servant l'armée pendant la guerre de Corée. Sans doute influencé de la précision bien connue de l'armée dans son jeu batteristique, Rashied Ali traîne aussi dans les jupons de Philly Joe Jones et accorde une attention particulière à des héros comme Max Roach et Art Blakey.



C'est en route pour New-York en 1963 qu'il commence à jouer avec des musiciens de jazz progressistes comme Don Cherry, Archie Shepp, Albert Ayler. Son premier enregistrement important se fera d'ailleurs avec Shepp, "On this night".

Après la mort de Coltrane, en 1967, il part avec Alice Coltrane en tournée en Europe. De retour à New York, il ouvre un club (Alley Ali) dans le quartier de SoHo. Le club devient une vitrine pour certains musiciens free-jazz, jusqu'à la fin des années 1970.

Dès les années 1980 jusqu'à sa mort, Rashied Ali a joué et enregistré avec plusieurs groupes notamment consacrés à l'interprétation de la musique de Coltrane ou Ayler. Plus récemment, il apparaissait avec son "band", composé entre autre du saxophoniste Sonny Fortune.








Qui a les plus grosses maracas ? - Sat, 11 Jul 2009 10:53:00 +0000



Quand déodorant rime avec percussion. Bon d'accord, c'est de la daube ce clip ! Et basé sur l'ironie des vagues de groupes de RnB écervelée, mais pour le plaisir et reposer le cerveau en mode vacances, laissez-vous aller à la bêtise de cette vidéo tout droit sortie de la campagne marketing de Axe. Du grand n'importe quoi, qui pourra peut-être donner envie de travailler les maracas, dans le style colombien par exemple ... pour ne pas rester sur une mauvaise tonalité, lavez-vous ensuite l'esprit en visionnant Samuel Torres en solo aux maracas colombiens, qui est tout simplement époustouflant de musicalité.

Repère -> Maracas [br.] (du mot Maraka, nom des maracas employées par les indiens d'Amazonie). Percussion idiophone de la famille des hochets.

Dans leur version plus anciennes, les maracas sont fabriquées à partir d'une paire de calebasses rondes, avec des gourdes-hochets qui sont généralement ovales, remplies de grains de sable, de graines séchées, de coquillages ou de petits plombs. Elles sont de nos jours dans des matériaux divers comme le bois, la peau ou le plastique (fibres).Instrument d'origine semblablement indienne et présente avant l'arrivée des esclaves d'Afrique sur le continent américain.Très populaires dans la Caraïbe, il existe de nombreuses formes et utilisations : Maracas de Barro ( en poterie), Maracas de Hoja de Lata (en fer blanc, Mexique) ou les maracas vénézuéliennes par exemple. Le joueur de maracas, le maraquero est souvent chanteur par la même occasion. La maraca la plus grave se tient généralement de la main droite et donne l'assise du pattern rythmique, tandis que la maraca gauche joue les coups de liaison, les notes "en l'air".





A savourer? Steve Shehan & Bachir Khalife - Sun, 31 May 2009 22:13:00 +0000

Une belle et sensible improvisation entre les deux musiciens-percussionnistes Steve Shehan un docteur es vibrations & Bachir Khalifé originaire de Beyrouth (Liban) - février 2007 au Sunset, Paris, FR.- Disponible sur le Tube : http://www.youtube.com/watch?v=SPcVDyzEuOg



Out of track | Mirabassi-Renzi-Parker - Mon, 18 May 2009 22:52:00 +0000

Out of track » Giovanni Mirabassi Trio. 2008 io Prod. Videarts Music - Japan | Discograph - France | Sortie : Mars 2009]


« Out of track ». Voici un disque qui se faisait désirer. En effet, cela faisait déjà quelques mois que le trio du pianiste Giovanni Mirabassi, composé de Gianluca Renzi (contrebasse) et Leon Parker (batterie), s?agitait comme un poisson dans l?eau, et que leur précédent et unique opus ("Terra Furiosa", 2007) demandait une descendance.

Ce trio est indéniablement originaire de la lune, dont il porte la marque à chaque concert. Une puissance, une vénusté, où se mélange des extraits de quintessence rythmique et émotive de thèmes traditionnels et populaires (« Dear old Stockholm », piste 1 et « Le chant des partisans », piste 5), de standards de Astor Piazzolla ou John Coltrane (pistes 3, 4, 6, 8, 11) et de musique de film (« Convite para a vida » de Seu Jorge du film La Cité de Dieu, piste 11).



Dans les douze titres de « Out of track », la musique est tout simplement merveilleuse, et bon nombre de jazzfans s?y retrouveront, même parmi les amateurs en phase d?initiation. La symbiose des musiciens dépasse le cadre d?un enregistrement studio et d?un projet voué à être mercantile. Pas de séduction trop immédiate qui se dilue avec le temps. C?est tout le contraire ici et l?art du trio est à son apogée. Leur musique est exigeante. Ce qui domine, c?est la subtilité, la sensibilité sans sensiblerie, et l?interaction constante. Cet art du trio, le batteur Leon Parker n?y est pas pour rien - on se souviendra notamment des années passées avec Jacky Terrasson et Ugonna Okegwo - et de sa richesse de timbres, sons sens mélodico-rythmique, son minimalisme et son drive de fer sont souvent porteurs, et encore plus dans ce projet.



Après une écoute multiple de l?album, et d?au moins un concert (c?est un spectacle vivant), il est facile de se rendre compte du niveau d?écoute et de réaction exceptionnel dont ce trio est possédé. Plus qu?une rencontre de musiciens pointus, il s?agit d?une rencontre humaine dépourvue de superflu.

Sur chaque thème les musiciens remportent ce pari toujours périlleux de groover, de swinguer et de toucher. Composées comme des tableaux, les compositions sont faites de phrases classiques, uniques ou cubistes, et charment par leur évidence moderne, leur lyrisme. Inspiration, densité, son plein et charnu, l?album « Out of track » du trio Mirabassi-Renzi-Parker est une grande cuvée qui va se bonifier et faire de nouveaux disciples. Enfin, pour leur avenir prometteur, un enregistrement live est à souhaiter. A découvrir d'urgence !

© Jimmy Braun - Mai 2009

Musiciens : Giovanni Mirabassi, piano ; Gianluca Renzi, contrebasse ; Leon Parker, batterie.
Site : http://www.mirabassi.com | http://www.myspace.com/mirabassi
Galerie photos sur Citizen jazz http://www.citizenjazz.com/article3462352.html


Radiolarians II | Medeski, Martin & Wood - Thu, 14 May 2009 02:19:00 +0000

Radiolarians II » Medeski, Martin & Wood. 2009. Label Indirecto Records, IR05.]


Dès les premières mesures de « Radiolarians II » le ton du nouvel album du trio MMW est donné. Pulse souple, inébranlable, rock-funk, jazz, groove ou down tempo, les manifestations les plus tangibles sont données. Musique toujours aussi exigeante que l?inspiration authentique de ce trio made in USA, il démontre une maturité équilibrée, tout comme leur avant dernière production (comme interprètes), « Zaebos », le "Book of Angel" Volume 11 de John Zorn (2008, Label Tzadik). À aucun moment l?ennui ne gagne du terrain, même aux confins du jazz le plus free. Les mélopées suspendues auxquelles tentent de s?accrocher une rythmique parfois improbable, nos oreilles sont armées pour accompagner ce trio hors des effets faciles, dans un parcours condensé d?une richesse inouïe. Leur sens à déjouer les codes ou à multiplier les références, permet d?imposer et d?apposer un langage, et de donner sens à des propositions affluant de tous côtés : rock progressif, jazz, latin jazz, funk, groove, blues, noise, dub, free jazz ?. Cette gageure, longuement travaillée sur scène depuis le premier CD en trio, « Notes From the Underground » (1992, Label Amulet Records), est aujourd?hui relevée par une plus grande profondeur et sensibilité de (dé)construction. Le tout gratiné d?une canalisation admirable de l?énergie.




Leur patine, leur grain, sont atypiques. Écouter MMW c?est se faire un nettoyage auditif avec du « gros » son !

La logique d'inspiration s'étend à l'album dans son ensemble et pas seulement à l'intérieur des dix compositions. John Medeski continue sa route pianistique en combinant les claviers (piano classique, orgues, mélodica, ?), Chris Wood plonge des infra-basses dans un son parfois rock garage ou frotte l?archet pour plonger des secousses expressives et lyriques, et enfin Billy Martin aka Illy B délivre un esprit baigné dans une recherche sonore et rythmique parfois inédite, mais souvent emprunte d?une rêverie implacable et saisissante.

Du déjanté «ijiji» (piste 4), au pseudo classique «Dollar Pants» (piste 8) si simple et si délicieux, en passant par le vrai-faux latin-dub « Amber Gris » (piste 6) ou «Chasen c. Suribachi" (piste 7), l?album « Radiolarians II » suggère plus vivement que tout autre disque, de quel talent MMW est capable, où comment son esthétique peut se réinventer sans jamais incarner l?ennui. Il donnera aussi envie de se tourner vers le premier volume de cette série de leur répertoire. De ces unissons finement ciselés que sont les dix titres, « Radiolarians II » incarne parfaitement la complicité qui les lie, en musique et dans la vie. De leur musique, au graphisme léché de la pochette (illustrations puisées dans le fameux « Art Forms From The Ocean : The Radiolarian Atlas Of 1862 » de Ernst Haekel, 1862), cet album est généreux et envoûtant.

© Jimmy Braun - Mai 2009.


Track List:
1. Flat Tires 4:25
2. Junkyard 5:25
3. Padrecito 6:26
4. ijiji 6:46
5. Riffin' Ed 4:42
6. Amber Gris 4:34
7. Chasen vs. Suribachi 4:05
8. Dollar Pants 3:54
9. Amish Pintxos 5:02
10. Baby Let Me Follow You Down 5:55


Personnel: John Medeski: keyboards, melodica; Billy Martin: drums, percussions, transistor radio; Chris Wood: basses. http://www.mmw.net

A lire ! "Mago" Medeski-Martin


Aly Keita & Gert Kilian | Le balafon - Fri, 20 Mar 2009 08:40:00 +0000


L'âme des lâmes

Deux années après « La derbouka », les Editions Improductions (collection Le Salon de Musique), viennent de mettre dans les bacs leur nouvelle production, le double DVD "Le balafon". Instrument emblématique de certains pays d?Afrique, à l?instar du tambour djembé, cette percussion de la famille des xylophones méritait bien que cette collection de supports de pédagogie s?y attarde. Comme de coutume, la réalisation est claire, complète et faite avec le soin et la touche reconnaissable de cet éditeur hexagonal. Réalisée en coopération par Philippe Nasse, Ali Keita et Gert Kilian, cette méthode se veut être un voyage initiatique au travers d?un support pédagogique, d?un film documentaire, et d?un livret. Le tout créant un outil très personnel où fusionnent les racines et les tendances actuelles. Plus qu?une méthode d?initiation, ce double DVD est une source qui vient combler un manque considérable dans la médiathèque des amateurs et aficionados du balafon et des instruments africains.

Téléporté dans l'univers originel du balafon, on découvre dans un parcours de rencontres, la famille du musicien Ali Keita, un fidèle représentant de cette percussion de « l?âme » et de lames (à écouter au passage, son album « Akwaba Iniséné », 2007, Label Contre Jour, réf. cj016). Né à Abidjan d?une famille originaire du Mali, Ali est parti vivre très tôt auprès de ses aînés, et des griots, au village des ancêtres. Un retour aux sources proposé en compagnie du musicien allemand Gert Kilian, un autre chevronné du « tambour à lames », qui réside en France depuis plusieurs années. Sous l?oeil exercé de Philippe Nasse, on découvre l?arbre généalogique de la famille Keita et de leur histoire « collé-serré » avec le balafon. Le reportage est aussi suivi d'un duo entre Aly Keita & Gert Kilian, d'un solo d'Aly Keita, et d'un concert avec le Super Zamaza à Konsankuy au c?ur du peuple Bobo au Mali.



Le livret de 100 pages rassemble tout ce que vous pouvez exiger d?une bonne méthode : organisation du contenu en relation précise aux deux DVD, bonne lisibilité grâce à une mise en page adaptée à un format pratique pour le transport, photographies détaillées, partitions en solfège occidental, indications de jeu, approfondissements par des textes et des repères précis, étude de plusieurs répertoires, discographie, bibliographie, et un petit glossaire des termes et notions traitées. Les seuls bémols à exprimer : au niveau de l?impression des partitions, qui se découpent sur deux pages et rendent la tenue du livret peu pratique pendant l?utilisation avec l?instrument (et peut pousser à la photocopie) ; et du manque d?une écriture simplifiée sous forme de tablatures (comme sur la méthode « La voix du balafon » de Adrian Egger & Moussa Héma), qui permettent une visualisation graphique plus pertinentes (pour une lecture à vue), surtout pour les débutants, les non-lecteurs (de solfège) et les habitués des études pour claviers percussions (vibraphone, marimbaphones, etc.)



Le DVD documentaire nous montre de nombreux aspects souvent méconnus de la place sociale de la musique de cet instrument, mais parcourt aussi assidûment la facture millimétrée du balafon, en rendant visite aux forgerons (la caste qui est chargée de sa facture). De la fabrication des outils qui vont servir à construire le cadre de maintien des lames du balafon, au choix du bois, à l?accordage des lames, tout est proposé pour bien se préparer au travail proposé sur le deuxième DVD consacré à l?étude de plusieurs compositions dont : Fanta Mangkane, Thindoro, Kanouzo, Boro Domborola, Djamanatigy), et d?un solo du maître Ali. Chaque morceau est décomposé avec l?étude des parties « main gauche » et « main droite », l?étude combinée des deux mains et de la mélodie du thème. De quoi se faire suer et activer ses neurones, cette méthode ne remplacera jamais l?apprentissage auprès d?un maître dans son contexte, généralement oral, et ne souhaite le substituer mais bien le porter, grâce à sa qualité évidente. Cet outil rendra donc la tâche plus facile aux aficionados loin de la terre des racines, et s?adresse autant aux débutants qu?aux avancés, même si les efforts à fournir seront fonction de la capacité d?apprentissage de chacun. Cette méthode est incontournable. Bravo aux auteurs !

© Jimmy Braun - 2009

Le balafon ? Avec Ali Keita. Méthode d?Initiation. Le Balafon Musique Mandingue » | 2 DVD PAL 4/3 Couleur (Toutes Zones) 2009 | Editions Improductions (France), Collection « Le Salon de Musique ». Distribution France : ID Music | Livret : 100 pages (anglais, français). Durée totale : 132 mn. | EDV937/CV0058]


Fadouba Oularé | les racines du tambour djembé - Mon, 16 Mar 2009 16:38:00 +0000

La spécialité du média est de créer de l'audience, que ce soit par de la "bonne information" ou de la rumeur pour créer des "buzz" (mot très à la mode sur l'Internet). La percussion n'y échappe pas, et dernièrement une rumeur du Web donnait pour mort le grand maître djembéfola Fadouba Oularé.



Petit rappel sur cet illustre personnage


F
adouba Oularé
est né entre 1930 et 1935 (les registres municipaux n'étant pas toujours sauvegardés) dans la région de Faranah en Haute-Guinée (Afrique de l'Ouest).



Fadouba, le chef-tambour


Recruté par le président Sékou Touré pour devenir premier soliste et chef-tambour à la création des Ballets Africains en 1959, il est appelé à cette même place dans le Ballet de l'Armée créé par Fodéba Keita. Pendant des années en tournées, il forme et inspire de nombreux batteurs, puis déçide de retourner vivre à Faranah, aux racines.

Etant un des grands aînés dans la tradition du tambour djembé malinké et du ballet, comme le malien Séga Sidibé, il n'est pas pour autant sur le devant de la scène et ne s'adonne pas à la virtuosité gratuite ou au show occidental et capitaliste.

Peu de témoignages sonores permettent d'entendre son art, mais on peut l'entendre sur deux plages du disque de Mamady Keita, «Mögöbalu», parfois sur des enregistrements amateurs ou plus récemment (2006) sur un album live sous son nom.


Stop à la rumeur


Sous l'initiative du photographe et journaliste freelance Julien Brygo, voici l'enregistrement de la réaction de Fadouba Oularé réalisée le 25 février 2009 à son domicile en Guinée, face à cette rumeur datant de 2008.



Fadouba OULARE in vivo (Guinée)



Interview de Julien BRYGO (25 février 2009, Guinée)

[Quicktime Player est nécessaire pour la lecture. Téléchargez-le gratuitement !]


© Texte : Jimmy Braun - Photographie & Son : Julien Brygo




Stage de pagode avec Fernando Cavaco ! - Mon, 16 Mar 2009 12:10:00 +0000

Le dimanche 5 avril de 15h00 à 18h00, à Toulouse, se déroulera un nouveau stage de pagode avec Fernando Cavaco. Ouvert à tous les niveaux et toutes les sections !

Le stage s'adresse aux publics de Section rythmique (tantan, rebolo, pandeiro, tamborim....), de Section harmonique (cavaquinho, banjo, guitare) et Section chant (lead et choeurs)

Au programme : échauffement vocal, technique et place de chaque instrument harmonique ou percussif, travail du son de chaque instrument, étude des codes pour jouer ensemble: breaks, intro, fin et rythmes du chant: diction, accent, pour harmoniser le lead et les choeurs.


Renseignements et inscriptions

Tarif: 20? Email : ikebanamusicprod_at_gmail.com (remplacer _at_ par @) - Tél.: 06 63 10 01 46. Adresse du lieu du stage : Ostal d'Occitania - 11, rue Malcousinat - 31 000 Toulouse - Métro: Esquirol. Site : http://www.ikebanamusic.com

A propos de Fernando Cavaco

Fernando Cavaco baigne depuis son enfance dans la tradition du choro et de la samba. Son intérêt pour la diversité des cultures l'a emmené à Paris, où il termine sa formation en ethnomusicologie à l'Université de Paris 8.

Chanteur, compositeur et cavaquinhiste, Fernando porte dans sa voix et dans son jeu musical tout l'héritage des grands maîtres de samba.

Compositeur de plusieurs sambas de enredo, au Brésil spécialement pour l'école paulista Rosas de Ouro, et en France pour l'école Sambatuc, il participe activement à la tradition du carnaval depuis une dizaine d'années.

Il est membre de l'Orquestra do Fubá, membre fondateur et professeur du Club du Choro de Paris et il a notament accompagné des chanteurs brésiliens et capverdiens comme Márcio Faraco, Jorge Humberto et Mayra Andrade.

Fernando est également à l'origine de l'association Roda do Cavaco, qui a pour objectif de faire connaître et de développer la pratique du Cavaquinho en tant que pillier de la musique brésilienne.

Et aussi, à ne pas manquer !
Fernando Cavaco en concert - samedi 5 avril - Espace Ravi Prasad

Concert - Voyage musical et initiatique aux rythmes et voix du Brésil Samba, Choro, Forro, Maracatu, Baião...

Dans une soirée spéciale, à l?Espace Ravi Prasad, Fernando propose un voyage musical authentique qui vous plongera au c?ur des rythmes brésiliens, traditionnels et contemporains.

Lieu : Espace Ravi Prasad - 2, chemin des Carmes - 31670 Labège
Renseignements: 05 61 80 15 36


  Copyright © 2006 - 2008 Libcast
Marque déposée - Tous droits réservés
  podcast audio video podcasts creation hebergementpodcast professionnel webtv web tv rss propodcast education pedagogique baladodiffusion enseignement
Partenaires :

Une suggestion ? Une remarque ? L'adresse de votre flux a changé ? Contactez-nous !