-> Un journaliste de Libération humilié par la police?C?est un pays dans lequel la police peut débarquer chez le journaliste d?un quotidien, l?humilier devant ses enfants, l?insulter, le menotter, le déshabiller complètement au dépôt? A cause de quelques mots écrits dans ce journal qu?il a dirigé pendant quelques mois. Ce pays, c?est la France de 2008.?
?3 millions de personnes, et 6,5 millions de contributions ont permis à Barack Obama de réunir plus de 500 millions de dollars online.?
(..)
Ces chiffres, définitifs semble-t-il, proviennent d?un?
?We don?t need journalists to tell us ?there?s teargas? or ?Gordon Brown announced tax cuts? ? @smartbrain and @DowningStreet tell us. But we?ll always need journalists to uncover what?s not being?
?Je crois à la politique qui part de la base (bottom up). Les blogs peuvent faire appel à l?énergie des militants, comme aucun autre média ne le peut, parce que les blogs sont interactifs. Quand je?
?Hormis quelques carnets tenus par des experts et de rares billets ou documents visuels mis en ligne par de véritables témoins, la blogosphère apparaît de plus en plus comme une industrie du plagiat,?
?Avec la Youtubification de la politique, tout ce que vous faites reste archivé, et nous devons apprendre à vivre avec, [nous, les politiciens] somme dans une série de télé réalité, et il y aura des?
-> 1112 Episode 01Un jeu d?un genre nouveau est apparu sur l?iPhone. Vendu par épisode, il est selon ceux qui y ont déjà gouté, très addictif. Le trailer ci-dessous confirme toute le potentiel que le ?tactile? réserve en situation de jeu.
Petit billet explicatif sur le concept des Aaaliens.com, une expérience de journalisme de liens lancée ce vendredi en compagnie de quelques compères de choix (cfr. liste ci-dessous).
J'emprunte ici la joyeuse définition turbinée par el Commodore (64k, of course) Nicolas Voisin :
Ici le ?fil humain? n?est jamais cassé. Aaaliens est composé de ceux que vous lisez déjà (et jamais assez) ou plus exactement du meilleur de leurs lectures et de leur veille - et en aucun cas de leur propres productions.
Culture pirate ? Nous n?hébergeons rien, ne déplaçons pas la discussion, nous sommes bâtis de serandipité, de viralité, nous sommes des DJ, des documentalistes ou des surfers addicts - des ?développeurs?, me soufflent les poètes du code - et nous sommes convaincus que le partage est ?une valeur d?avenir??
*Aaaliens est un projet dont les contributeurs sont (liste non exhaustive.): Jean Veronis, Aurelien Fache, Benoit Raphael, Chouingmedia, Christelle Membrey, Damien Van Achter, Davduf, Electropublication, Eric Mainville, Francois Guillot, Francis Pisani, Lyonel Kaufmann, Hubert Guillaud, Johan Hufnagel, Andre Gunthert, Mikiane, Monkeywatcher, Monolecte, Guillaume Narvic, Nicolas Voisin, Palpitt, Philippe Couve, Philippe Martin, Politechnicart, Vicent Truffy.
MAJ 30/11: Un léger vent de foutage de gueule blogosphérique souffle au-dessus de la tête du ministre De Crem. A ce stade, il pourrait carrément changer de nom tellement son karma Google s'est fait pourrir pour au moins les 3 futures élections à venir .
MAJ:28/11: Ainsi donc, les blogs sont dangereux. Tel l'a déclaré le ministre de la Défense hier à la tribune du parlement. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les bloggeurs belges (francophones et néerlandophones) ne semblent pas particulièrement apprécier.
A la RTBF , nous avons publié un article qui attend vos réponses et celles des hommes et femmes politiques:
Les blogs sont-ils un danger ? Faut-il légiférer en la matière ? Comment les politiques vont-ils utiliser le web dans le cadre de la campagne pour les élections régionales et européennes ?
Une bannière a même été mise route par une agence de com' futée
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MAJ 27/11: Le ministre de la Défense a été interpellé ce jeudi devant le parlement quant au contenu du programme de son récent voyage à New York et au licenciement dont une bloggeuse se dit avoir été victime suite à la publication sur son blog d'un article mettant en doute la pertinence de celui-ci (cfr. mon billet original plus bas.)
Comme on pouvait s'y attendre, les questions sont venues, entre autres, de son meilleur ennemi, le ministre sortant André Flahaut.
Selon l'agence Belga, "Il (le ministre De Crem) a répondu par une longue énumération de rencontres et de visites qu'il a faites à New-York, dans le Nevada, à San Diego, à Monterrey et à Washington pour justifier son déplacement.
Quant à l'épisode du bar, il a reconnu qu'un membre de son cabinet a informé le patron du bar du contenu du blog d'un membre de son personnel. Il se défend cependant d'avoir demandé le licenciement de la personne.
Le Ministre a qualifié cet épisode de "non événement" tout en soulignant le danger de l'évolution des techniques qui a pour conséquence que quelqu'un peut écrire n'importe quoi sur un blog.
"Tout le monde ici est une victime potentielle de ce genre de chose. Nous devons y refléchir", a dit le ministre.
Après les répliques, il a indiqué qu'il avait demandé au service juridique de la Défense de voir comment il pouvait défendre son honneur dans cette affaire."
Dont acte.
Ceci étant dit, je m'interroge sur la nature de la réflexion que M. De Crem veut mener à propos du "danger de l'évolution des techniques qui a pour conséquence que quelqu'un peut écrire n'importe quoi sur un blog" ? Sa dernière phrase, à propos de la "défense de son honneur", ne laisse quant à elle planer aucun doute sur les suites judiciaires qu'il souhaite donner à ce non-événement.
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Nathalie Lubbe Bakker est Belge et a(vait) jusqu'il y a encore quelques jours, du boulot dans un bar de New York.
Le 18 novembre dernier, une délégation emmenée par le ministre belge de la Défense Pieter De Crem fait la fête dans son bar et elle en profite pour causer un peu avec un des ses conseillers. (Je retranscris le dialogue tel qu'elle le décris dans son billet, en néerlandais)
- "Qu'est-ce que vous faites à NY ?"
- "Ben, on avait des rdv à l'ONU mais ils ont été annulés. Les autres délégations sont restées à Genève"
- "Vous ne le saviez pas avant de partir ?"
- "Si, mais il ne se passe tellement rien à Bruxelles pour l'instant qu'on a quand même décidé de venir à NY. Tu sais, je n'y étais encore jamais venu !"
Un peu dégoûtée par la situation, elle écrit sur son blog toute son incompréhension et rappelle que le ministre était à New York dans l'exercice de ses fonctions.
Contacté par les journaux De Standaard et Het Nieuwsblad, le ministre a nié être intervenu afin de faire licencier Nathalie.
Mais n'a pas démenti s'être rendu à New York pour des prunes . (MAJ: c'est désormais chose faite, cfr. supra)
(Article initialement posté sur RTBF.be) Les attentats survenus à Bombay ce mercredi font l'objet d'une couverture médiatique très importante, en Inde bien sûr, mais aussi à l'étranger car de nombreux touristes font partie des personnes retenues en otage. Sur internet, une quantité phénoménale d'informations afflue au fur et à mesure que les événements évoluent. Sur place, les journalistes mais aussi les internautes utilisent tous les outils à leur disposition pour rendre compte de ce dont ils sont les témoins. En voici un tour d'horizon.
Depuis mercredi soir, les chaînes de télévision indiennes IBN (ici) et NDTV (ici) diffusent leurs programmes en direct et en continu sur la toile. Des dizaines de vidéo extraites de ces programmes télévisés ainsi que des vidéos prises par des personnes sur place ont déjà été mis en ligne sur Youtube (ici)et les autres sites de partage de vidéos.
Les sites de photos, comme Flickr, voient également leur trafic augmenter considérablement via la publication de photos venant directement de Bombay (par ex. ici)
De nombreux blogs (ici, ici, ici et ici, entre autres) parlent également des ces attentats. Une bloggeuse indienne, Sonia Faleiro, raconte (ici) comment elle fut prise en otage à l'intérieur de l'hôtel Gordon House, dans le secteur sud de Bombay
Une page Wikipédia dédiée au attentats a été mise en ligne (ici) et un site spécial a même été créé afin de relayer des messages que les réseaux téléphoniques surchargés ne peuvent transmettre (en anglais, ici). Une carte (ici) indique par ailleurs les endroits où les terroristes ont frappé.
Les sites de "journalisme citoyen" grouillent également de témoignages et d'analyses à chaud des événements. c'est le cas notamment de Global Voices (en anglais, ici), Now Public (en anglais, ici) et Ground Report (en anglais, ici)
Plusieurs grands sites technologiques comme TechCrunch (ici), BoingBoing (ici), Wired (ici) et TechMeme (ici) se faisaient jeudi l'écho de l'afflux considérable d'informations en provenance des réseaux sociaux.
Parmi ceux-ci, le plus utilisé au cours des dernières 24 h fut sans conteste Twitter (ici). Les internautes du monde entier se sont en effet rués sur cet outil de publication instantannée afin de s'alerter mutuellement des dernières nouvelles et les commenter en direct. Certains médias américains comme CNN (ici) et KCBS (ici)) ont d'ailleurs utilisés ce vecteur pour faire appel aux témoignages d'internautes présents sur place.
Vous pouvez suivre ce qui se dit sur Twitter à propos des attentats en vous rendant sur cette page (ici) (MAJ: ou sur celle-ci, qui est plus précise dans les résultats)
A noter aussi que l'importance de ces nouveaux outils dans le traitement de l'information fait également débat. Plusieurs personnalités du web comme Mathew Ingram (en anglais ici) et Ewan McLeod (en anglais ici) ont ainsi émis des réserves quant à la pertinence des informations récoltées par le biais des réseaux sociaux et leur utilisation parfois de manière brute à l'antenne des "grands" médias.
?Well, I?m, I?m negotiating to figure out how can I get information from outside of the 10 or 12 people who surround my office in the White House,? Obama says in the interview.
?Because, one of the worst things I think that could happen to a president is losing touch with what people are going through day to day.?
Est-on en train de vivre un de ces bis repetita dont seule l'Histoire a le secret ? Il est pourtant bien dit que même les ânes ne butaient pas deux fois sur la même pierre . Et pourtant, la condamnation hier de Wizzgo (une société qui proposait aux internautes un service de "magnétoscope numérique personnel à distance") me fait bigrement penser à celle de Napster en 2001.
Alors qu'elle pensait avoir fait le plus dur, et plutôt que de chercher à évoluer et à mettre ses clients au centre de ses préoccupations, l'industrie du disque a mis 7 ans et crâmé plusieurs millions de $ pour tenter de supprimer une techonologie (le P2P) et empêcher l'avènement d'un bouleversement profond de la manière de consommer une musique désormais dématérialisée. Tout ça finalement pour venir pleurer derrière iTunes, inonder la toile de sonneries de téléphone pouraves et, comble de l'ironie, tenter de faire revivre Napster.
Dans le cas de Wizzgo, les majors du programme télé M6 et TF1 ont eu sa peau (500.000 euros d'amende, vous appelez ça comment ?) en arguant de "contrefaçons des droits d'auteurs et des droits voisins".
Ben oui, forcément . Un service où l'internaute choisi le programme télé qu'il veut enregistrer à distance et récupère ensuite le fichier pour le lire sur son ordi, son téléphone, son disque dur . ça a de quoi en défriser quelques uns.
Totalement disruptif par rapport au business model actuel du monde de la télé mais tellement en phase avec le mode de consommation d'utilisateurs plus que jamais actifs, Wizzgo est à mon sens condamné . à survire et à réapparaître ailleurs, autrement, sous un autre nom, sous une autre forme, avec encore plus d'utilisateurs déçus des pratiques dans lesquelles l'industrie de la télé à papa voudrait les enfermer, par sécurité, par contrôle, par peur du changement, par ignorance de ce qui se passe "en bas", .
Une industrie qui risque bien d'encore engloutir quelques milliards en DRM et autres crasses copyrightées empêchant le cross-media avant de se rendre compte qu'il vaut bien mieux "faire avec" ses clients que "lutter contre" les vilains pirates ..
Une pétition en faveur du droit à la copie privée (ce qui n'est finalement rien d'autre que ce que Wizzgo propose) a été mise en ligne. Elle a déjà récolté plus de 30.000 signatures.
(Ce billet "coup de gueule" sur l'enseignement a été rédigé par mon épouse, Laurence, à qui je suis extrêmement fier d'ouvrir les portes de mon blog aujourd'hui. Elle assurera bien sûr elle-même le "service après-vente" dans les commentaires. )
Depuis plusieurs années fleurissent un peu partout dans nos écoles des sections d'immersion linguistique en néerlandais, avec les meilleurs éléments (triés sur le volet s'il vous plaît, avec "interview d'embauche") et les meilleurs enseignants (des "native speakers" flamands). Si j'écris ces lignes, ce n'est pas contre l'apprentissage des langues, maîtriser une langue étrangère est un atout que personne ne contredira, mais contre cette hypocrisie ambiante et le véritable danger que représente l'immersion en néerlandais pour notre culture francophone.
Professeur depuis bientôt 10 ans dans une école dite "huppée" en Brabant Wallon, je vois avec tristesse péricliter le niveau de français de nos chérubins. Pourtant de bons élèves, éduqués, cultivés, dont les parents se soucient. et pallient les difficultés à grands coups de cours particuliers (tellement plus facile d'avoir un prof perso que d'écouter en classe.)
Le niveau de français est alarmant. Certains mots de vocabulaire de base sont inconnus par plus de 70 % de mes élèves en rhéto (du style "enjeu", "suspicion", "protagoniste", et j'en passe et des meilleurs). Je ne vous parle même pas de la grammaire ("ils sons" . ) ou des accords avec le participe passé.
Mon constat est conforté par ces enquêtes menées par la Communauté Française et par l'Europe. Nous luttons déjà suffisamment contre le langage SMS et les anglicisations douteuses pour que, en plus, on nous prenne nos meilleurs éléments en les privant d'une partie de leur culture française des cours d'histoire, de géographie ou de sciences .. A l'heure où notre langue périclite, nous adoptons la position inverse. Plutôt que de renforcer l'enseignement de notre langue en gardant les bons éléments afin d'augmenter le niveau de tous les autres, nous cultivons celle du voisin. "Devenons tous flamands, cela résoudra tous les problèmes communautaires ?!"
Pour maîtriser une langue étrangère, il faut d'abord bien maîtriser la sienne. Mes collègues germanistes s'arrachent les cheveux, non seulement parce qu'elles ont plus ou moins trente élèves en classe (ce qui fait 1 minutes et 39 sec pour faire parler chacun) mais aussi parce que ceux-ci sont incapables de comprendre correctement leur propre langue avant d'essayer de la traduire ( "Ik heb kopen " "J'ai acheter", "l'âge du faire" "De jaren of het doen").
Il est primordial qu'un enfant entende correctement parler sa langue dans les premières années de son apprentissage par des personnes ayant un vocabulaire riche et varié. La télé n'est pas une personne et Dora n'est pas une babysitter !
maryplacegallery.com
Lorsque l'on choisit de donner histoire ou géo en langue étrangère, on ne fait plus de l'histoire ou de la géographie, on donne cours de langue ! On renforce la langue mais on prive les élèves d'une partie de leur culture et du vocabulaire français propre à ces deux disciplines. L'élève n'en percevra d'ailleurs pas toutes les finesses et les subtilités. Il fera le deuil de ses connaissances et compétences historiques et géographiques, sacrifiées sur l'autel des langues.
Sans oublier qu'un professeur flamand n'aura pas le même programme ni la même vision des grands évènements historiques de ce siècle (quid du "Wallen Buiten" ? de la collaboration en 40/45 ?) Vous me direz qu'un historien est toujours objectif. Oui. mais inconsciemment, on présente toujours les choses selon sa manière de voir et nous ne sommes jamais totalement objectifs.
Les enseignements de base sont fondamentaux. Nous ne savons pas ce que cette immersion va donner comme résultat : un hybride moitié flamand moitié français, capable de maîtriser aucune des deux langues à l'écrit et incapable d'atteindre un niveau d'abstraction suffisant pour entamer des études de transition générale. En voulant bien faire, on risque d'handicaper certains enfants. A force d'en vouloir trop, ils finiront par ne rien maîtriser du tout !
Beaucoup d'écoles leurrent les parents qui leur font confiance. L'immersion n'a encore fait l'objet d'aucune enquête sérieuse et nous ignorons quels sont les impacts réels sur l'apprentissage du français, la capacité à comprendre et à formuler des idées complexes et abstraite, les capacités à entamer des études secondaires générales et supérieures. Les Flamands n'organisent pas d'immersion et les spécialistes flamands y sont opposés !
Plusieurs professeurs d'université se montrent eux aussi opposés à l'immersion. Le Lycée Martin V, école d'application de l'UCL, refuse d'ailleurs de créer des classes d'immersion. Une seconde langue peut toujours s'apprendre plus tard si le jeune en a besoin, il sera toujours temps de partir en Erasmus ou de séjourner à l'étranger. Les organisations ne manquent pas.
Nous n'avons encore aucun résultat concernant cette immersion et malgré cela, les écoles se multiplient. Nous jouons aux apprentis sorciers !
Si je vous disais que j'avais une super pillule avec laquelle on devient bilingue en 20 secondes mais que je ne connais pas encore les effets secondaires, la prendriez-vous ? La donneriez-vous à votre enfant ?! Que feront ces parents lorsqu'on leur dira en troisième humanité que leur enfant est réorienté vers des humanités techniques ou professionnelles parce qu'il n'a pas le niveau de langage et l'abstraction nécessaire alors qu'ils le voyaient déjà PDG polyglote d'une grosse multinationale ?
A cet argument, certains me répondent que ce n'est pas pire que l'enseignement donné par une institutrice wallone: "Si vous entendiez parler l'institutrice de mon fils : « Si j'aurais su, j'aurais pas venu. »." Toutes les institutrices primaires ne sont pas incultes, beaucoup adorent leur métier, font des formations et se démènent pour leurs élèves !
En mettant vos enfants en immersion, vous pénalisez tous ces profs qui font bien leur boulot et qui aiment leur métier. Vous privez aussi tous ces jeunes profs motivés de trouver une place ou d'être nommés. car tous ces "bons" élèves ont besoin de "native speakers" et donc pas de wallons. Combien de professeurs wallons non engagés, combien de professeurs réaffectés, combien de professeurs démotivés. parce qu'on les traite comme des incapables !
Nous ne sommes pas à même de bien former nos élèves, donc on va chercher du personnel compétent ailleurs et on transforme les cours inutiles. A quoi ça sert l'histoire, des guerres ? Il y en a toujours eu et l'extrême droite aussi. Finalement, on s'en fout de connaître les problèmes d'eau des pays du Tiers Monde, il en tombe tous les jours chez moi et je n'irai jamais là-bas. A quoi ça sert une intégrale, des probabilités . ? Et puis, ça sert à quoi l'école ?
Voilà comment certains enseignements sont devenus inutiles, non rentables (sauf pour gagner une voiture à Question pour un Champion). Peu importe le salaire (on le sait quand on s'engage dans cette voie), peu importe l'attitude désinvolte des jeunes (ils sont jeunes.) . mais ce que je ne peux pas supporter, c'est que l'on ne reconnaisse pas le travail effectué par des gens motivés et performants, même s'ils ne sont pas. flamands !
Parlons justement de ces enseignants flamands, tout à fait compétents mais payés jusqu'à 150 euros nets de moins que s'ils dépendaient de la communauté flamande.tout en faisant plus de kilomètres (en excluant les couples mixtes ou Mr ou Mme se retrouve à Ciney ou à Arlon alors qu'il ou elle est flamande) Qu'est-ce qui motive ces enseignants ? Participer au plan Marschall de redressement de la Wallonie.? Pourquoi n'enseignent-ils pas chez eux ? Ne trouvent-ils pas de place ? Pourquoi ? Sont-ils tous vraiment compétents ? Ils ne sont pourtant pas "inspectables" . (Il faudra sans doute attendre le siècle prochain pour que la communauté intègre les professeurs d'immersion dans ses tournées d'inspection) .
L'immersion fait baisser la qualité de l'enseignement francophone. Pourquoi vous investir en tant que prof dans une école si on vous mute pour la moitié de vos heures ("Tu comprends, ton cours est super et les élèves t'adorent mais si on veut récupérer des élèves.") ou qu'on ne vous réengage pas ("Ton intérim était très bon mais malheureusement nous n'aurons plus de place l'année prochaine, le collège truc et le lycée machin passent à l'immersion et nous avons beaucoup de réaffectations")
Vous allez me dire que tout ça vous est égal, ce qui compte c'est que vos enfants aient le meilleur enseignement. Et comme visiblement l'enseignement wallon est moins performant, vous les mettez en immersion, c'est le top sur le marché actuellement.
L'enseignement est effectivement devenu un marché, une vaste bourse économique ou les établissements qui ont la cote voient leur actions monter en flèche. On va jusqu'à dormir devant leur porte ! Quand réalisera-t-on que toutes les écoles ont leur richesse et que finalement, ce ne sont pas les enseignants qui font la qualité d'une école, qu'ils soient flamands ou wallons, mais le public qui le fréquente ? Si maintenant, tous les enfants des quartiers populaires étaient tirés au sort à Saint-Michel à Bruxelles, pensez-vous vraiment que les parents de Charles-Edouard se battraient pour y avoir une place ?
Chers parents, ne projetez pas vos difficultés à parler la langue de Vondel sur vos enfants en vous disant "Aaah, si papa avait été flamand", "Aaah, si j'étais allé à l'école en Flandre" . Ne tombez pas bêtement dans le panneau du discours marketing de ces écoles qui souhaitent avant tout récupérer des élèves parce qu'elles sont en déclin.
D?affreux doutes subsistent quant à la véracité de cette vidéo (de celle-là aussi, notez bien) ). La Computer Crime Unit ainsi que le contre-espionnage d?Ans sont sur les dents ?.
"Obama harnessed the grass-roots power of the Web to get elected. How will he use that power now? Barack Obama is the first major politician who really ?gets? the Internet."
L?homme qui décerne des radis en plastoc à ses un-friends fait son Christophe Colomb et lance un nouveau magazine ?le but étant de se transformer petit à petit en véritable maison d?édition, moderne et visionnaire, à l??uvre au sein du cyberspace mais aussi dans les librairies.?
Rien que ça.
Vu le pédigré de ces bouffeurs de chupachups 2.0 (Serge va adorer cette expression, je le sens), m?est avis qu?on risque quand même de bien rire quelques fois, fut-ce qu?à nos dépends.
?Les frontières entre les mondes virtuels et le réel s?estompent. Symboles d?un Ailleurs, les univers de synthèse n?en demeurent pas moins des produits économiques, à forte valeur ajoutée. C?est pourquoi les autorités chinoises ont décidé, dans un communiqué lapidaire, de taxer, à hauteur de 20 %, les transactions virtuelles.?
The hack in question is similar to the one that was first used to toggle on the ?high quality? mode. It is done simply by adding ?&fmt=22? to the end of the video URL.
?C?est du plus mauvais effet et on se demande comment un tel plantage est encore possible de nos jours. Lancée vendredi, par Viviane Reding, la commissaire européenne chargée de la société de l?information, et les ministres de la Culture de l?Union, la bibliothèque numérique Europeana était inaccessible quelques heures plus tard?
(?)
Pour un plantage, c?est un beau plantage (lire aussi l?article de PCinpact qui apporte quelques précisions sur les recherches des internautes qui ont pu se connecter: sexe et nazisme?)?
Ces chiffres sont donnés par Henri Moissinac, responsable du mobile chez Facebook.
Après 26 mois d?ouverture du site, ils comptent 120 + million de membres actifs par mois - à savoir ceux qui passent le login/mot de passe. 50% se connectent tous les jours. Ils y passent 25 minutes/jour, y vont 2 ,2 fois/jour, ont 136 amis en moyenne par membre, uploadent 24 millions de photos par jour. Enfin, 15% des utilisateurs se connectent par le mobile.
(.)
Si vous estimez que 1,7 milliards d?individus environ se connectent à internet, Facebook à lui seul capte 7% du trafic internet. La répartition géographique est assez égale entre les différents continents : les Etats-Unis représentent moins d?1/3 des membres.
A voir aussi absolument, cette vidéo réalisée par des ingénieurs de Facebook qui montre toutes interactions générées sur la plate-forme à l'échelle mondiale. Vraiment très très impressionnant !
?Jeudi, Nicolas Beytout, PDG de Di Group et des Échos, a annoncé la fusion des deux sociétés au sein d?un ensemble unique baptisé Groupe Les Échos, rassemblant le quotidien éponyme, le site Internet,?
Nous y sommes. La real politik on-ze-boogie-wave-djeunes-freestyle-yeah est arrivée ! Pour Barack votez 1, pour Rudy votez 2. Change we Can, valet !
Ca a le goût de la télé, ça a la tête de la télé mais ça n'est pas de la télé. C'est la com' décontracool, version réseau social(iste) :-) Ca n'est pas encore assez relâché du slip à mon goût mais je salue l'effort.
La campagne électorale pour les élections régionales de 2009 sera-t-elle enfin l'occasion de voir les candidats utiliser le web de manière intéressante ? (aka: autrement que pour en faire une vitrine toute pourrie à sens unique)
Les dirigeants d'une cinquantaine de journaux et groupe de presse US sont sont réunis fin de semaine dernière et le constat qu'ils tirent est identique: "les recettes publicitaires papier sont en chute libre, le lectorat disparaît et les recettes publicitaires de l?internet ne permettent de combler les pertes. La crise économique n?a fait qu?accélérer le phénomène."
Pour réduire les coûts, ils suppriment des emplois à tour de bras (13.000 rien que depuis le début de l'année), dans un mouvement qui ressemble plus à une panique 2.0 qu'à une refonte en profondeur de leurs modes de production et de diffusion de leurs contenus.
Certains canards ne passeront pas l'hiver, au pire celui-ci au mieux le suivant. Et si vous en doutiez encore, allez lire cet article de Scott Karp intitulé "The market and the internet don?t care if you make money" .
(.)
The problem with the newspaper industry, as with the music industry before it, is the sense of ENTITLEMENT. What we do is valuable. Therefore we have the right to make money.
Nobody has the right to a business model.
Ask not what the market can do for you, but what you can do for the market.
(.)
Flairant le bon coup, la plate-forme de blog Typepad propose d'ailleurs désormais un programme spécial baptisé "Journalist Bailout Program" qui offre aux professionnels débarqués de leur support traditionnel l'hébergement gratuit de leur blog et le partage des revenus publicitaires qu'ils génèreront sur leurs productions. Interesting, hu ? Les 10% des effectifs de l'agence AP qui vont se retrouver sur le carreau ont sans doute là une piste à creuser .. (ceux de la presse britannique aussi)
Pour d'autres infos fraiches, détaillées et en français, je vous renvois vers les excellents Mediawatch, Novövision et "On est mal" , qui signe un remarquable billet intitulé "Accrochez-vous les chefs, ça va glisser"
Pour finir, je voulais vous soumettre cet article de Fabrice Epelboin (sur la version francophone de ReadWriteWeb). Il analyse et décortique l'énième échauffourée entre journalistes et bloggeurs en France. Cette gueguerre que tout le monde pensait pourtant enterrée car vaine et stérile, ressurgit, attisée par les revenus publicitaires qui très clairement commencent à switcher vers le web, notamment au profit de bloggeuses très au fait des dernières crèmes dépilatoires et autres vibrato érogènes.
Voici le podcast intégral de notre discussion en début de semaine, laquelle a servi de support à une chronique diffusée jeudi matin sur La Première.
(* J'emprunte à Benoît le nom de son blog. J'espère qu'il ne m'en voudra pas de ce détournement sauvage)
MAJ: Merci à Philippe Couve pour le lien dans son cours de Science Po, à Paris, sur "Comment le blog renouvelle le journalisme" (vers l'interview de Jean Quatremer que j'avais réalisée l'an dernier)