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"Le changement climatique s'impose encore plus rapidement que ne le laissaient prévoir les prévisions les plus pessimistes, a averti jeudi l'ancien vice-président américain Al Gore, Prix Nobel de la Paix 2007.
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De récentes observations révèlent que "la crise climatique est nettement plus grave et rapide que ne l'ont montré les projections les plus inquiétantes du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec)", a déclaré M. Gore devant le Forum économique mondial de Davos (Suisse).
Certaines projections montrent désormais que la banquise pourrait entièrement disparaître au Pôle Nord d'ici cinq ans, a-t-il rapporté."
Et aussi ...
"La fonte des glaces s'est accélérée de 75% en dix ans le long des côtes du continent antarctique, atteignant en 2006 quelque 192 milliards de mètres cubes, une quantité suffisante pour noyer sous 4,6 mètres d'eau l'ensemble des Pays-Bas, selon une étude publiée dimanche dans la revue Nature Geoscience.
Cette fonte des glaces est concentrée en aval des glaciers sur l'ouest du continent (132 milliards de m3 avec une marge d'erreur de plus ou moins 60 milliards) et la péninsule antarctique (60 milliards de m3 avec plus ou moins 46 milliards de m3 de marge d'erreur), ont constaté Eric Rignot, du Jet Propulsion Laboratory de la NASA et son équipe internationale de chercheurs.
Sur l'est du continent, en revanche, la calotte glaciaire est restée stable.
Etalée sur l'ensemble de la surface des océans, la fonte de 192 milliards du mètres cubes de glace représente une élévation supplémentaire annuelle de 0,5 millimètre du niveau des mers, qui s'ajoute à la hausse due à l'expansion thermale, une masse d'eau étant plus volumineuse si elle est chaude.
"Les pertes de masse (de glace) dans la région d'Amundsen et le nord de la péninsule sont provoquées par une accélération persistante (des glaciers), alors que le niveau d'enneigement a augmenté entre 1980 et 2004, en particulier dans la péninsule", selon l'étude.
Les chercheurs ont utilisé des mesures prises par satellites couvrant 85% de la côte du continent antarctique.
Les experts internationaux sur le climat (Giec) ont, dans leur dernier rapport officiel remis en 2007, renoncé à extrapoler la hausse maximale du niveau des océans à la fin du siècle, du fait des incertitudes pesant sur la rapidité de la fonte des glaces du Groenland et de l'Antarctique.
L'élévation minimale a été fixée à 18 centimètres jusqu'à la fin du siècle par le Giec, qui a renoncé à fixer une limite maximum, auparavant fixée à 59 centimètres. Selon une étude de novembre du Climate Institute australien, le niveau des mers pourrait monter en cent ans de 1,40 mètre.
Le réchauffement du pôle Nord est deux fois plus rapide que celui de l'ensemble de la planète. Les glaces de la région arctique, près du pôle nord, ont fondu à un rythme sans précédent l'an dernier, et le phénomène devrait s'amplifier du fait de la diminution de la réflexion des rayons du soleil sur la neige et la glace (albédo)."
NEW YORK (Nations Unies), 19 novembre (XINHUA) -- Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a indiqué ce week-end que les changements observés de l'Antarctique à l'Amazonie sont aussi effrayants qu'un film de science-fiction, a rapporté le centre de nouvelles de l'ONU.
M. Ban a tenu ces propos samedi lors du lancement du quatrième rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (IPCC) à Valence, en Espagne.
Le secrétaire général de l'ONU a affirmé qu'au cours de ses récentes visites, des glaciers de l'Antarctique aux forêts tropicales de l'Amazonie, il avait vu des modifications causées par les changements climatiques "aussi effrayantes que dans un film de science-fiction, mais plus terrifiantes parce qu'elles sont réelles".
M. Ban a souligné que le rapport de synthèse rassemble les points clefs des milliers de pages des rapports du Groupe de travail.
Ces rapports précéde Les gouvernements chinois et algérien ont signé lundi à Alger deux documents de coopération, fruits des relations d'amitié et de coopération de longue date entre les deux pays. nts traitaient des éléments scientifiques, de la question des "conséquences, adaptation et vulnérabilité" et de la "lutte contre les changements climatiques".
"Il contient un message principal : il existe à portée de main des moyens réels de lutter" contre ce phénomène, a souligné le secrétaire général.
Ce dernier a souhaité que la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Bali qui se tiendra le mois prochain fournisse l'occasion d'apporter des réponses politiques aux conclusions des scientifiques.
"A Bali, tâchons de ne pas se rejeter mutuellement la responsabilité mais plutôt de trouver des points d'entente", a-t- il dit.
VALENCE (AFP) Par Emmanuel ANGLEYS - Les experts du changement climatique mettent en garde les dirigeants de la planète contre ses conséquences "soudaines", voire "irréversibles", à deux semaines d'une conférence clé des Nations unies sur le climat à Bali.
Le Groupe intergouvernemental sur le climat (Giec, mandaté par l'Onu), Prix Nobel de la Paix en 2007, a bouclé vendredi à Valence en Espagne le dernier volet de son quatrième rapport, une somme de référence pour les cinq prochaines années qui sert à fonder la riposte de la communauté internationale aux dérèglements du climat.
Le rapport devait être officiellement approuvé samedi matin à Valence en présence du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, qui a inscrit la lutte contre le changement climatique en haut de son agenda. Il avait convoqué en septembre un sommet de chefs d'Etat et de gouvernement à New York.
Dans un résumé rédigé "à l'attention des décideurs", négocié depuis lundi, le Giec reprend l'essentiel de ses conclusions publiées en trois volets depuis janvier: le changement climatique est dû avec une quasi-certitude à l'homme, la hausse de température pourrait atteindre jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990 - plus sûrement se situer entre 1,8 et 4 degrés - et canicules, sécheresses et inondations devraient se multiplier.
Enfin, les conséquences de ces changements risquent d'être "soudaines ou irréversibles", insistent les experts.
Cette seule phrase a fait l'objet d'intenses discussions: certains pays comme les Etats-Unis ont contesté l'expression "irréversible", dénuée de contenu scientifique, selon un participant. D'autres en revanche, notamment européens, ont insisté pour la conserver, estimant qu'elle traduisait la réalité.
Ainsi, a fait valoir à l'AFP le chef de la délégation française, Marc Gillet, la disparition des ours blancs serait un phénomène irréversible: "On ne pourrait plus revenir en arrière". Mais le changement climatique pourrait aussi avoir des conséquences soudaines, ou abruptes, comme un bouleversement de la circulation des océans, voire un blocage du Gulf Stream, a-t-il ajouté.
La délégation américaine a également combattu - mais en vain - une phrase stipulant que "tous les pays" seront affectés .
"Les Etats-Unis ne voulaient pas non plus mentionner les ouragans à cause de Katrina: on ne parle pas de corde dans la maison d'un pendu!" a remarqué un négociateur. Et l'Arabie Saoudite a manoeuvré "pour minimiser ce qui pourrait se traduire par une baisse de la demande de pétrole".
"C'était important de délivrer le message selon lequel tout le monde est vulnérable et pas seulement les pays en voie de développement", a renchéri un participant.
Plusieurs scientifiques ont jugé ces dernières semaines ce rapport déjà "dépassé" par les observations de terrain: pas d'accord, ont répondu les climatologues français Jean Jouzel et Michel Petit.
"C'est vrai qu'on a observé récemment que la glace fond plus rapidement dans l'Arctique, mais est-ce un phénomène passager, un cycle naturel ou une tendance à long terme? Attendons un peu pour le savoir", a fait remarquer M. Petit.
Le Giec fait valoir que les impacts du réchauffement, annoncés dans ses précédents rapports, sont déjà bien visibles, comme le retrait des glaciers, la fonte de la banquise en Arctique ou celle du permafrost (sols gelés en permanence).
Cet état des lieux devrait peser dans les négociations qui s'engagent à partir du 3 décembre à Bali, en Indonésie, où la communauté internationale doit commencer à négocier les suites à donner au protocole de Kyoto, dont la première phase d'engagements expire en 2012.
Article repris sur le site Flashespace.com et résumant le rapport GEO-4 publié récemment par les Nations Unies.
"Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) avertit aujourd'hui que les menaces les plus graves pour la planète, notamment le changement climatique, le taux d'extinction des espèces et le défi consistant à alimenter une population croissante figurent parmi les nombreux problèmes qui n'ont pas été résolus et qui mettent l'humanité en danger.
GEO-4 (Global Environment Outlook), le dernier d'une série de rapports phares du PNUE, évalue l'état actuel de l'atmosphère, de la terre, de l'eau et de la biodiversité, décrit les changements intervenus depuis 1987 et identifie les actions prioritaires. C'est le rapport de l'ONU le plus complet sur l'environnement, préparé par environ 390 experts et révisé par plus de 1 000 autres partout dans le monde.
Selon le rapport, 'aucun des problèmes majeurs soulevés dans Notre futur commun ne connaît de prévisions d'évolution favorables'. Mais il insiste : 'l'objectif n'est pas de présenter un scénario catastrophe, mais un appel urgent à l'action.'
Pour Achim Steiner, Secrétaire général adjoint et directeur exécutif du PNUE 'au cours des 20 dernières années, la communauté internationale a réduit de 95% la production de produits chimiques qui abîment la couche d'ozone, elle a créé un traité de réduction des gaz à effet de serre ainsi qu'un commerce du carbone innovant et des marchés de compensation carbone, favorisé une hausse des zones terrestres protégées qui couvrent environ 12% de la Terre et créé de nombreux instruments importants qui couvrent des questions allant de la biodiversité et la désertification au commerce des déchets dangereux et à la modification des organismes vivants'.
'Mais des problèmes persistants et chroniques restent sans solution. Des problèmes anciens demeurent et de nouveaux problèmes apparaissent, depuis la hausse rapide de zones mortes dans les océans jusqu'à la résurgence de maladies anciennes et nouvelles liées en partie à la dégradation de l'environnement. Pendant ce temps, des institutions telles que le PNUE, établies pour s'attaquer aux causes profondes des problèmes, restent faibles et souffrent d'un manque de ressources,' a souligné Achim Steiner.
L'empreinte de l'humanité
Le rapport avertit aussi que nous vivons bien au-dessus de nos moyens. 'La population humaine est désormais si importante que "la quantité de ressources nécessaires pour la faire vivre dépasse les ressources disponibles... l'empreinte de l'humanité (c'est-à-dire les besoins relatifs à l'environnement) est de 21,9 hectares/personne, alors que la capacité biologique de la Terre est, en moyenne, seulement de 15,7 ha/personne...'.
Parmi les autres points critiques identifiés dans le rapport figure d'abord la gestion de l'eau.
L'irrigation consomme déjà environ 70% de l'eau disponible, pourtant atteindre l'Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) concernant la faim impliquera de doubler la production alimentaire d'ici 2050. L'eau douce diminue : d'ici 2025, l'utilisation d'eau devrait selon les prévisions augmenter de 50% dans les pays en voie de développement et de 18% dans le monde développé. Selon GEO-4, "le fardeau croissant de la demande d'eau deviendra intolérable dans les pays qui connaîtront une pénurie d'eau.
La qualité de l'eau décline aussi, car elle est polluée par des pathogènes microbiens et des nutriments excessifs. La contamination de l'eau reste la cause la plus importante de maladies et de décès à l'échelle mondiale. Concernant la biodiversité, les changements actuels sont les plus rapides dans l'histoire de l'humanité.
Extinction d'espèces
L'extinction des espèces se produit à une vitesse 100 fois supérieure à celle indiquée par les fossiles. Le commerce de la viande de brousse dans le bassin du Congo est estimé comme étant six fois supérieur au taux durable. Parmi les groupes vertébrés qui ont complètement évolués, plus de 30% des amphibiens, 23% des mammifères, et 12% des oiseaux sont menacés. L'introduction d'espèces étrangères ou exotiques est un problème croissant.
Une sixième extinction majeure est en cours, cette fois-ci causée par le comportement humain, affirme le rapport."
La croissance économique mondiale a provoqué un accroissement de la teneur en dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère beaucoup plus rapidement que prévu, selon une étude publiée lundi dans les comptes rendus de l'Académie nationale des sciences des Etats-Unis.
Cette étude souligne que la concentration des émissions de gaz carbonique dans l'atmosphère a augmenté de 35 % en 2006, entre le début des années 1990 et les années 2000-2006, passant de 7 à 10 milliards de tonnes par an, alors que le protocole de Kyoto prévoyait qu'en 2012, ces émissions responsables du réchauffement climatique devaient avoir baissé de 5 % par rapport à 1990. "Les améliorations dans l'intensité carbonique de l'économie mondiale stagnent depuis 2000, après trente ans de progrès, ce qui a provoqué cette croissance inattendue de la concentration de CO2 dans l'atmosphère", indique dans un communiqué le British Antarctic Survey, qui a participé à cette étude.
Selon les chercheurs, les carburants polluants sont responsables de 17 % de cette augmentation, tandis que les 18 % restant sont dus à un déclin de la capacité des "puits" naturels comme les forêts ou les océans à absorber le gaz carbonique."Il y a cinquante ans, pour chaque tonne de CO2 émise, 600 kg étaient absorbés par les puits naturels. En 2006, seulement 550 kg par tonne ont été absorbés, et cette quantité continue à baisser", explique l'auteur principal de l'étude, Pep Canadell, du Global Carbon Project. "La baisse de l'efficacité des puits mondiaux laisse penser que la stabilisation de cette concentration sera encore plus difficile à obtenir que ce que l'on pensait jusqu'à présent", indique pour sa part le British Antarctic Survey.
Ces résultats obligent à une révision à la hausse des prévisions du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat qui, dans son rapport de février, tablait sur une augmentation de la température moyenne de la terre de 1,8 °C à 4 °C à l'horizon 2100.
Week-end international de nettoyage, les 13 et 14 octobre. Organisez prés de chez vous une opération de nettoyage. Voir les cartes Google Maps des opérations de nettoyage prés de chez vous.
Voyage à travers la planète "voiture". Evidemment instructif et frondeur. Cette automobile présente depuis environ 100 ans, envahissante, bruyante et devenue tellement présente dans le paysage urbain ! Dehors, c'est la voiture que l'on voit d'abord ! La voiture partout ! Et beaucoup d'entre elles n'ont qu'une seule personne à bord. Et elles foncent, elles accélérent, elles stationnent avec le moteur qui continue de tourner ? Boîtes de métal roulantes et hurlantes ! Elles me fatiguent ! Surtout que son omniprésence n'est pas aussi nécessaire qu'on le dit !
Et puis, il y a ces sombres, terribles, sinistres 4X4 ! Ce que je peux les honnir ! Ils consomment 3 fois plus que les voitures ordinaires ! Et pourquoi ? Qu'on me dise vraiment pourquoi on a besoin de rouler en 4X4 quand on habite en ville ou en banlieue ? J'habite prés d'Avignon et qu'est-ce que je peux rencontrer de ces trop gros véhicules dés que je sors dans la rue. En quelques minutes, je peux en compter jusqu'à 20 de ces engins grossiers ! A la sortie des écoles, devant leurs maisons, roulant dans les avenues, garées dans les parkings souterrains sur de hauts trottoirs, ? Propriétés souvent de bourgeois ou néo-bourgeois (?), certainement avide de montrer leur quelconque supériorité, faire voeu d'autorité, pour s'imposer au-dessus de la masse roulante, etc. Ah non, ça me dépasse ! C'est une nouvelle mode qui ne cesse malheureusement de croître ! Ah, je sais ce qu'on va me dire : je suis jaloux, en fait j'en voudrais bien de 4X4, etc. ! Et bien non et je n'ai même pas le permis de conduire ! Tout ça ne m'intéresse pas ! En revanche, ça me fait de la peine de voir à quel point ces conducteurs de ces gros véhicules musclés sont plus soucieux de leurs signes extérieurs de richesse que de la planète sur laquelle ils roulent, méprisants et indifférents.
Pollueurs et écoeurants dans leur sinistres tank noir, cherchant à s'imposer ! Volonté de puissance, bien sûr ! C'est le cerveau reptilien, celui qui veut écraser les autres, qui fonctionne surtout, parle et pousse tous ces nouveaux riches à s'en payer un, comme évoquer par un spécialiste français du cerveau travaillant pour les grandes compagnies automobiles américaines que l'on peut voir dans le film du journaliste Paul Moreira.
Voir extraits du film "Mourrir pour la voiture" de Paul Moreira.
"Comme le quatre-quarts, le 4 × 4 a un côté étouffe-chrétien, ou étouffoir tout court, qui dégrade le milieu urbain. Sauf erreur, il s'agit d'un véhicule polluant, gourmand en carburant, encombrant, souvent dangereux (responsable de nombreux accidents corporels). Bref, une sorte de calamité roulante qui se présente précédée de son pare-buffle grillagé ou chromé (comme s'il y avait des buffles en ville !), avec toute sa puissance de mastodonte exhibée pour on ne sait quel safari citadin. Question : quand vont-ils arrêter de nous pomper l'air, les 4 × 4 ?"
Extrait d'un article publié dans Le Monde le 3 février 2005 par Eric Fottorino. Lire l'article complet.
Image du pôle nord et de la couche de glace actuelle, au 16 septembre 2007. Nouveau record historique aprés le précédent en septembre 2005. L'image a été réalisée à partir des données collectées par l'Advanced Microwave Scanning Radiometer (AMSR-E) Instrument du satellite de la NASA Aqua.
La perte de la glace arctique et antarctique signifie une baisse de l'albédo et donc une partie de la lumière solaire moins rejetée dans l'espace et davantage absorbée par les océans ! Naturellement, ceci peut accélérer la fonte des glaces. Les chercheurs estiment que les glaces d'été auront totalement disparues d'ici 2020 plutôt que 2050 comme précédemment estimé.
Ci-dessous, image du continent Antarctique et du retrait de ses grands glaciers du littoral.
Le mois de septembre marque l'apogée au pôle nord dans la fonte des glaces.
Le 9 septembre dernier la couverture de glace estivale atteignait un nouveau record historique - le précédent date de 2005 - avec plus de 1 million de km2 en moins qu'il y a 2 ans, ce qui correspond à 2 fois la superficie de la France ! Ainsi en 2005, la couverture de glace était de 5, 32 millions de km2 et pour cette année de 4, 24 millions de km2 !
Extrait de l'article publié dans Le Monde du 19 septembre 2007 : "Battre des records est presque devenu une habitude, note Jean-Claude Gascard, directeur de recherche au Laboratoire d'océanographie et du climat et responsable du programme européen Damocles. A ce rythme, la banquise estivale pourrait avoir disparu en 2020." Lire la suite.
Les précédents modéles prédisaient une disparition totale des glaces d'été aux alentours de 2050, dés à présent, les chercheurs estiment que cela pourrait survenir dés 2020 ! Allucinant !
Les effets du changement climatique sont beaucoup plus sensibles au pôle nord en témoigne les fontes des glaces rapides et le retrait des plus grands glaciers. Pour la première fois depuis des millénaires le "passage du nord-ouest" s'est ouvert. Belle aubaine pour les transporteurs qui pourront emprunter une nouvelle route reliant les deux grands océans sans passer par le détroit de Panama. Il y a bien longtemps que l'homme voulait prendre un tel passage, plus rapide et moins long mais la glace restait une barrière infranchissable. Les fontes des glaces atteignent leur apogée au cours du mois de septembre de chaque année et pour la première fois, la glace s'est retirée de cette région du nord-ouest du Groëland, le long des côtes canadiennes. Evidemment, tout cela n'emprêchera pas le transport d'hydrocarbures, en partie responsable du réchauffement climatique.
"La dernière édition ne datait que de 2003. Mais les cartographes qui publient, lundi 3 septembre, L'Atlas complet du monde du "Times" 2007, une référence mondiale, ont indiqué avoir dû redessiner des rivages et changer de classification certaines régions pour prendre en compte les modifications engendrées en seulement quatre ans par le dérèglement climatique, notamment dans les régions côtières.
"Nous pouvons littéralement voir les désastres environnementaux se développer sous nos yeux. Nous craignons vraiment que, dans un futur proche, des paysages célèbres disparaissent pour toujours", a indiqué Mick Ashworth, rédacteur en chef de l'atlas."Le contour de certaines régions change, comme au Bangladesh. Le niveau de la mer monte de 3 mm par an, ce qui a des effets curieux sur la côte", a-t-il précisé. Et le fleuve Jaune, le deuxième plus long de Chine, "n'arrive pas parfois à rejoindre la mer, ce qui entraîne des changements de la côte".
DES CHANGEMENTS SONT LE FAIT DE L'HOMME
Les auteurs s'inquiètent également que de grands fleuves comme le Rio Grande et le Colorado aux Etats-Unis ou le Tigre en Irak soient asséchés sur certains tronçons en été, alors que le Bangladesh et des îles du Pacifique sont gagnés par les eaux et qu'à Shishmaref, en Alaska, la mer grignote la côte de 3 mètres chaque année. Ils rappellent aussi que 40 % des récifs de corail connus ont déjà été détruits et que 1 % de la forêt tropicale disparaît chaque année.
D'importants changements sont le fait de l'homme, souvent dans le but d'irriguer : c'est ainsi qu'ont disparu les trois quarts de la mer d'Aral en quarante ans, 95 % du lac Tchad depuis 1963, et que la mer Morte a baissé de 25 mètres en cinquante ans.
Les cartographes relèvent toutefois un point positif : de vastes étendues du marais de Mésopotamie, un des plus grands au monde, situé au confluent du Tigre et de l'Euphrate, sont réalimentées en eau et reverdissent, alors que le marais avaient été drainé par Saddam Hussein.
L'atlas, publié pour la première fois en 1895, en est à sa douzième édition."
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