|  | Émission qui invite l'auditeur à élargir son horizon littéraire en réservant une place de choix à la littérature tchèque. | |
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Comment transformer une ?uvre littéraire en danse ? Quels moyens
chorégraphiques et scéniques utiliser ? La danse est-elle un bon moyen
pour raconter une histoire? Toutes ces questions se sont posées à Angelin
Preljocaj, un des meilleurs chorégraphes de notre temps, qui a décidé de
raconter par la danse Blanche Neige, le célèbre conte de fées des
frères Grimm. Son imagination appuyée par la musique de Gustav Mahler et
les costumes du grand couturier Jean-Paul Gaultier, a donné naissance à
un spectacle admiré par le public et la critique. Lors de sa tournée en
Tchéquie Angelin Preljocaj a évoqué la gestation de ce ballet au micro
de Radio Prague.
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Bernard Noël a marqué de sa griffe la poésie française des dernières décennies et, grâce à son roman Le Château de Cène, il reste aussi une figure importante de la littérature érotique. Lors de sa récente visite à Prague, où il a participé aux Journées internationales de la Poésie, il s?est avéré que ce poète et journaliste avait noué, dans les années 1980, des contacts avec les milieux intellectuels tchèques et slovaques et notamment avec plusieurs écrivains condamnés au silence par le régime communiste. Parmi ces intellectuels, il y avait aussi l?écrivain slovaque Dominik Tatarka ayant vécu entre 1913 et 1989. La personnalité de cet auteur proscrit par le régime, mais aussi la situation des dissidents tchèques et slovaques de ces années sombres, ont été évoqués par Bernard Noël dans le livre «La rencontre avec Tatarka» et sont aussi le sujet de la seconde partie de l?entretien accordé par le poète français à Radio Prague: |
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C?est grâce aux Journées internationales de la Poésie que nous avons
accueilli à Prague Bernard Noël, personnage incontournable de la
littérature française des dernières quarante années. Le nom de cet
auteur de nombreux ouvrages en prose et en vers est toujours lié au roman
Le Château de Cène dont l?érotisme exacerbé a provoqué, lors de sa
parution en 1969, un scandale et a valu à Bernard Noël un procès pour
outrage aux bonnes moeurs. Il serait cependant bien injuste de réduire
l?oeuvre de cet écrivain à un seul roman, car il a bâti, au fil des
années, une oeuvre poétique d?une profondeur et d?une portée hors du
commun, oeuvre couronné en 1992 par le Prix national de la Poésie.
Sensible aux maux de notre époque, Bernard Noël reste également un
observateur désabusé de l?appauvrissement spirituel de la culture
contemporaine. C?est de tout cela qu?il a été question dans un
entretien que Bernard Noël a accordé à Radio Prague et dont voici la
première partie :
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Alena Wagnerová, pédagogue, dramaturge et écrivain tchèque, vit depuis
1969 en Allemagne. Parmi ses amours littéraires, il y a deux écrivains
tchèques d?origine juive, Franz Kafka et Ji?í Weil. Elle a publié des
biographies de Kafka et de son amie Milena Jesenská, livres qui ont paru
aussi en France. Tandis que la lecture de Kafka a été pour elle « une
libération et une aide », l?écrivain Ji?í Weil, lui a inspiré
beaucoup de sympathies et aussi une nouvelle. C?est de tout cela
qu?elle a parlé dans un entretien accordé à Radio Prague :
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«Que peut bien faire un Tchèque en Alsace ? », demande un des
personnages de la nouvelle intitulée « La cathédrale de Strasbourg ».
La vie de son auteur Ji?í Weil a été cruellement marquée par les
régimes totalitaires du XXe siècle. Déjà dans les années 1930 ce
communiste convaincu connaît pendant son séjour en Union soviétique la
prison stalinienne et n?échappe au goulag que grâce à l?intervention
des communistes tchèques. Echappant au Charybde stalinien il tombe dans la
gueule du Scylla nazi. D?origine juive, il ne survit à la Deuxième
Guerre mondiale que parce qu?il décide de disparaître, de passer à la
clandestinité. Ji?í Weil laissera à la postérité plusieurs romans et
recueils de nouvelles qui, sans être tout à fait autobiographiques,
reflètent les déboires amères de sa vie.
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«J?aime la France parce qu?elle m?a appris à aimer ma patrie, » a
dit Hanu? Jelínek qui a été sans doute le plus grand animateur des
relations tchéco-françaises au cours de la première moitié du XXe
siècle. Ce poète, journaliste, traducteur et diplomate, qui a vécu entre
1878 et 1944, a consacré toute sa vie à rapprocher les cultures tchèque
et française et a laissé à la postérité une oeuvre qui est loin
d?être appréciée aujourd?hui à sa juste valeur. Récemment le
Musée de la littérature nationale à Prague a consacré à Hanu?
Jelínek une soirée qui a démontré que ce poète et traducteur n?est
pas oublié et qu?au moins une partie de son oeuvre reste étonnamment
vivante.
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C?est une renarde qui est l?héroïne du roman feuilleton de Rudolf T?snohlídek, roman ayant donné à Leo? Janá?ek le sujet d?un opéra qui est sans doute le plus original et le plus étonnant dans l?ensemble de son ?uvre lyrique. La première de la Petite renarde rusée qui a eu lieu le 13 octobre dernier à l?Opéra national de Paris, a été une occasion pour évoquer aussi le roman humoristique sur les aventures d?une renarde qui avait été écrit par le journaliste et écrivain T?snohlídek pour accompagner une série de dessins, et qui ne semblait pas du tout prédestiné à devenir un opéra. Il fallait le génie de Janá?ek pour imaginer une telle métamorphose. Les multiples facettes de cet opéra basé sur un roman-feuilleton sont aussi le sujet de l?entretien accordé à Radio Prague par André Engel, metteur en scène de la Petite renarde rusée à l?Opéra Bastille. |
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Ces jours-ci les Pragois peuvent voir au Musée de la littérature
nationale une exposition d??uvres graphiques du poète, traducteur et
graveur Bohuslav Reynek. Les habitants de la capitale tchèque ont
l?occasion de se rendre compte combien étroits étaient les liens entre
la poésie et l?art graphique de cet artiste unique. Les ?uvres
exposées ont été achetées par le Musée de la littérature nationale à
Daniel et Ji?í Reynek, les fils de l?artiste. Cette collection avait
déjà été exposée dans son ensemble dans la ville de Chrudim et nous
avons aujourd?hui la possibilité de voir à Prague un choix des ?uvres
qu?elle réunit.
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Lorsque, vers la fin du XIXe siècle, le petit Alberto Vojt?ch Fri? met dans sa poche un cactus pour faire une mauvaise surprise à un agent de police qui s?apprête à le fouiller, on ne peut pas savoir que ce petit épisode déclanchera une véritable passion. Le garçon emporte ensuite le cactus à la maison où, après un temps, la plante fleurira. « D?une plante difforme et ingrate qui n?était importante pour moi que dans la mesure où elle me servait d?instrument de vengeance, j?ai vu surgir une beauté jamais vue jusqu?à ce moment-là », écrira-t-il plus tard. A quinze ans Alberto Vojt?ch Fri? est déjà l?un des plus grands connaisseurs des cactus en Europe centrale. Et l?on peut dire, en exagérant à peine, que c?est grâce à sa passion pour les cactus qu?il deviendra voyageur, ethnologue et écrivain. |
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"A mon père qui a eu cette année soixante-dix ans et à qui on a
interdit, au début des années 1950, d'apprendre un métier parce qu'il
était le fils d'un fermier (?) et qui se rappelle de nos jours encore,
comme si c'était hier, chaque pousse de terre de cette ferme de
vingt-quatre hectares qui n'existe plus depuis longtemps?" C'est par
cette dédicace que s'ouvre le roman "Le Baroque tchèque". Son
auteur Ji?í Hájí?ek résume ainsi ses préférences littéraires:
"J'aime la narration à la première personne, j'aime créer un climat
spécial, j'aime les descriptions suggestives et j'aime aussi le dialogue.
Mes livres sont empreints d'une certaine mélancolie slave."
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Depuis la première moitié du XIXe siècle, toutes les générations des
poètes tchèques doivent se mesurer à Karel Hynek Mácha. La liste de ses
oeuvres est courte de même que sa vie qui n?a duré que 26 ans et
pourtant ce jeune homme a réussi, au cours de sa brève existence, à
jeter les fondements de la poésie tchèque moderne. Malgré sa
célébrité posthume, il a fallu attendre le début du XXIe siècle pour
qu?un réalisateur tchèque ose porter à l?écran le poème «Mai»,
le chef-d?oeuvre de cet écrivain.
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La lecture, ce grand plaisir d?innombrables générations d?amateurs de la littérature, ce « vice impuni » pour reprendre la célèbre définition de Valéry Larbaud, est de moins en moins appréciée par les jeunes. Ils n?aiment surtout pas lire ce que l?école leur impose en tant que lecture obligatoire. C?est pour aider tous ceux qui n?aiment pas lire mais qui aiment écouter, que la station Vltava, chaîne culturelle de la radio publique tchèque, a lancé un nouveau projet. Elle a mis à la disposition des auditeurs sur son site Internet www.rozhlas.cz/ctenarskydenik les enregistrements d??uvres des classiques de la littérature tchèque. |
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Ces jours-ci les Pragois peuvent voir dans la galerie Millenium une exposition d??uvres de Jean Effel, célèbre dessinateur français et grand ami de la Tchécoslovaquie dans les années difficiles. Il entretenait de fréquents contacts avec notre pays et aussi avec ses amis tchèques dont Adolf Hoffmeister, artiste, journaliste et homme politique, qui a joué un grand rôle dans sa carrière artistique. C?est dans la galerie Millenium qui appartient à Adam Hoffmeister, fils d?Adolf, que le public pragois peut voir aujourd?hui une collection d??uvres qui nous font découvrir Jean Effel comme un auteur recelant de nombreux talents. Sa célèbre série « La Création du monde » qui raconte par le dessin la Genèse et l?histoire d?Adam et Eve, a été tirée en Europe à deux millions d?exemplaires et a été portée à l?écran par des cinéastes tchèques. Les multiples facettes de l??uvre et de la vie de Jean Effel ont été aussi le sujet de l?entretien accordé à Radio Prague par le commissaire de l?exposition pragoise, Pavel Chalupa. |
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Récemment Prague a applaudi le contre ténor français Philippe Jaroussky venu chanter des ?uvres de Jan Dismas Zelenka. A cette occasion le jeune et déjà célèbre chanteur a accordé un entretien à Radio Prague. Comme nous n?avons pas encore présenté cette interview dans son intégralité, je me permets exceptionellement de dépasser un peu les limites de cette rubrique littéraire et vous propose de l?écouter aujourd?hui. Bien sûr, il sera question avant tout du chant et de la musique, mais aussi de l?opéra donc du théâtre mis en musique. Et comme les pièces de théâtre et les livrets d?opéras sont également des genres littéraires, la littérature sera donc présente aussi dans cette rencontre avec cet artiste étonnant qu?est Philippe Jaroussky. |
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Le 40e anniversaire de l?occupation de la Tchécoslovaquie par les armées du Pacte de Varsovie a été l?occasion pour la maison d?édition Torst de publier un livre de photographies de Josef Koudelka. Le célèbre photographe y présente un témoignage poignant sur les événements d?août 1968 qui ont mis fin au rêve sur le socialisme à visage humain et ont ouvert deux décennies de vie humiliante dans un pays occupé. Les textes qui accompagnent le livre de Josef Koudelka ont été rédigés, entre autres, par Ji?í Suk de l?Institut de l?histoire contemporaine. C?est avec Ji?í Suk qui a obtenu, en 2003, le prix Magnesia litera pour un livre consacré à la révolution de 1989, que nous reviendrons sur l?occupation de la Tchécoslovaquie et tâcherons de situer cet événement dans son contexte historique. |
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La semaine dernière, nous avons présenté dans cette rubrique la première partie d?un entretien avec le metteur en scène français, Jean-Denis Monory, venu à Prague avec sa troupe, pour ressusciter le théâtre baroque. Sa compagnie «La Fabrique à théâtre» a donné à l?Opéra d?Etat la célèbre pièce de Molière « Le Médecin malgré lui », spectacle qui lui a permis de déployer les fastes et les sortilèges du théâtre du Grand siècle en utilisant les moyens d?expression tombé depuis longtemps dans l?oubli. La déclamation d?époque, la gestuelle baroque, le maquillage expressif et l?éclairage à la bougie ont beaucoup contribué au succès du spectacle. Voici donc la seconde partie de l?entretien avec Jean-Denis Monory consacrée notamment aux aspects principaux du théâtre baroque et aux ambitions de ceux qui lui rendent la vie. |
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Mercredi dernier, le public des Festivités d?été de musique ancienne a assisté à l?Opéra d?Etat de Prague à un spectacle qui a démontré la grande vitalité du théâtre baroque. La compagnie La Fabrique à théâtre a présenté la célèbre farce de Molière « Le Médecin malgré lui ». Pour ce retour vers le théâtre du XVIIe siècle, le metteur en scène Jean-Denis Monory a mobilisé tous les moyens qui fascinaient et amusaient le public du temps de Louis XIV : la déclamation et la prononciation d?époque, tout un arsenal de gestes codifiés dont chacun illustre un sentiment particulier, le maquillage qui doit souligner la mimique des comédiens. La scène était éclairée par la chaude lumière frémissante des bougies. Mais tous ces sortilèges baroques n?auraient pas été suffisants pour créer un théâtre vivant et divertissant s?il n?y avait pas eu l?art et l?invention du metteur en scène et de ses comédiens. |
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Dans les collections de la Bibliothèque nationale tchèque il y a plus de
13 500 manuscrits et 250 000 livres anciens imprimés. Ces objets précieux
ne peuvent pas être exposés sans courir le risque d?être endommagés
et ils ne sont donc accessibles qu?à un cercle restreint de chercheurs
et de spécialistes. Grâce au projet qui permet à tout un chacun
d?«adopter», c?est-à-dire de sponsoriser la création de la copie
d?un manuscrit ou un livre de son choix, les fonds précieux de la
Bibliothèque nationale pourront être présentés au grand public.
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Représentations théâtrales, articles dans la presse, émissions
spéciales à la radio et à la télévision, hommages publics, signatures,
tout cela et bien d?autres manifestations encore font partie des
célébrations du 80e anniversaire de l?écrivain tchèque Pavel Kohout.
A 80 ans, cet homme qui semble être né pour rester placé pendant toute
sa vie au premier plan de l?actualité, homme admiré par les uns et
décrié par les autres, continue à alimenter la polémique et à écrire.
A un âge ou d?autres se retirent de la vie publique, Pavel Kohout
n?entend pas se taire et poursuit une oeuvre qui a déjà laissé son
empreinte dans la littérature tchèque de la seconde moitié du XXe
siècle.
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Dans la biographie de la poétesse russe, Marina Tsvétaeva, cette incessante suite d'espoirs et de déceptions, il y a un chapitre qui était sans doute bien difficile pour elle, mais qui n'en reste pas moins marqué par la grâce, la douceur et la beauté. Entre août 1922 et octobre 1925, Marina Tsvétaeva a vécu à Prague. C'est à Prague, capitale de la toute jeune République tchécoslovaque, que Marina a fait la connaissance d'Anna Teskova, qui devait devenir sa grande amie. 135 lettres que Marina a adressées à son amie pragoise ont été, réunies dans un livre, traduites du russe en français et publiées en France aux éditions Clémence Hiver. |
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