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Les créations d'emplois attendues à - 75 000 en août
sont ressorties à - 84 000. Pour le 8 ème mois d'affilée la première économie au monde enregistre donc des destructions d'emploi. Le chiffre pour juillet a par ailleurs été revu à
la baisse de - 51 000 à - 60 000.
Le taux de chômage qui s'établissait en juillet à 5,7 % grimpe à 6,1 % soit au plus haut depuis le mois de septembre 2003.
Le CAC 40 enregistre une nouvelle poussée baissière après une matinée déjà difficile dans le sillage de la chute de Wall Street hier soir. La perte du jour s'élève à - 2,49 %, l'indice finissant
la semaine à 4 196,66 points. Le score hebdomadaire est très lourd avec - 6,39 % pour cette semaine de rentrée pour l'indice phare parisien. L'euro est allé toucher un plus bas à 1,4194 et lâche
- 3 % depuis le 1er septembre.
L'indicateur de l'emploi est tout à fait essentiel pour les marchés avec une corrélation avec les récessions très bonne comme vous pouvez le constater avec l'illustration ci-dessous depuis la
dernière guerre mondiale. De cette statistique découlent énormément de choses comme les revenus et dépenses des ménages, la confiance de ceux-ci etc...
Plus important encore pour la compréhension à long terme des grands évolutions économiques, la croissance US depuis la précédente crise n'a pas permis de continuer sur le rythme de créations
d'emplois qui prévalait depuis 1940 (droite verte rompue)
Cela est le reflet d'éléments démographiques (âges, croissance) mais également d'une croissance économique achetée en grande partie à crédit avec des taux très bas au début du siècle
qui ont permis un développement de l'immobilier principalement mais sans réel impact positif sur l'emploi comparé au rythme en place depuis un demi siècle. Enfin, avec l'avènement de la
mondialisation dans une phase décisive depuis 5 ans, une grande part de la production s'est réalisée en dehors du territoire national (entre autres éléments comme la productivité etc...)
La courbe se retourne et pointe vers la récession pour l'heure, c'est le sujet du moment, mais le tout dans un contexte déjà intrinsèquement dégradé depuis assez longtemps et qui constitue
une faiblesse pour la suite. A retenir.
Le Dow Jones a inversé sa tendance à la fermeture de Paris avec une annulation des pertes de début de séance grâce à des achats sur les financières dont l'indice sectoriel prend + 4,83 % sur
la séance. Le Dow Jones ferme la semaine en hausse de + 0,29 % à 11 220, 96 points avec un score hebdomadaire (sur 4 jours) moins lourd de 2 % que le CAC 40.
Semaine prochaine, le temps fort concerne les ventes de détail aux USA pour août dans un contexte toujours très tendu de toutes parts.
La bourse de Shanghaï pointe ainsi désormais par exemple vers une division par 3 de son indice principal en une dizaine de
mois.
Rappel de base pour le week-end : une perte de 25 % nécessite un gain ultérieur de 33 % pour récupérer sa 'mise' initiale, une perte
de 50 %, un gain de 100 % et une perte de 66 % un triplement ultérieur...
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Le CAC 40 baisse lourdement de - 3,22 % à 4 304,01 points et le Dow Jones de -
2,99 % à 11 118,23 points.
La BCE a maintenu ses taux directeurs à 4,25 % avec une révision de la croissance européenne à la baisse (1,4 % contre 1,8 % prévu en juin) dans le droit fil des derniers indicateurs parus
dernièrement mais l'attention évoquée au sujet de l'inflation notamment quant à son éventuel transmission aux salaires (effet de second tour) ne laisse pas encore véritablement percer de volonté
de baisser les taux à ce stade.
Même constat auprès de la Banque d'Angleterre, aujourd'hui, avec le statu quo observé à 5 % compte tenu d'une inflation encore plus élevée et d'un ralentissement encore plus marqué que sur le
continent qui laissent peu de marges de manoeuvre aux autorités monétaires.
Les indicateurs américains sont ressortis mitigés avec une enquête ADP sur l'emploi qui laisse ressortir une perte d'emploi de 33 000 postes dans le secteur privé en août à la veille de la
cruciale statistique officielle sur les création d'emploi contre - 30 attendus. Les inscriptions au chômage ont par ailleurs augmenté de 15 000 la semaine dernière.
L'indice d'activité du secteur des services US est ressorti à 50,6 en août après 49,5 en juillet et contre 49,5 également attendus.
Le graphe ci-dessus confirme celui d'avant-hier concernant une activité 'surnageant' et des prix payés qui se retournent à la baisse.
Cette donnée n'a pas permis d'amortir la baisse ni plus tôt la productivité pour le 2nd trimestre aux USA ressortie à 4,3 % contre 3,5 % attendus et contre 2,2 % le trimestre précédent.
Si la tension palpable décrite hier est un élément fort sous-jacent, il est très difficile de cerner et de recouper valablement aujourd'hui la sensibilité du marché à telle ou telle donnée comme
cela peut être présenté parfois de manière simple, directe et causée sur tel ou tel élément sur certaines séances.
Nous sommes là dans des grands équilibres qui lâchent et se rédefinissent à l'image de l'euro qui se traite à 1,4325 $. Poursuite de tendances déjà en germe durant les vacances, redéfinition de
grands axes d'investissement en cette rentrée, perte d'éléments moteurs pour les investissements en actions dû au manque de latitude des banques centrales, à la faiblesse de l'activité globale
qui dure, beaucoup de choses sont à l'oeuvre.
Le retour du CAC 40 sur son support à 4300 points est une alerte à ne pas négliger dans ce contexte. Les préconisations délivrées hier soir restent d'autant plus d'actualité.
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