Hold me, dear, into the night; sun, it will rise soon enough
Sur Man Behind Electronica, nous avions tant voulu laisser passer à propos de nous un air de paresseux insomniaques, justes par crainte de produire trop de bruits autour de nous. Cet éternel bruit qui s'élève, retentit, puis se répercute sur les hôtes de nos âmes duvetées d'un placide silence où règne une joyeuse indolence bercée par l'espérance d'un lit plus doux grâce aux amours, avant de s'apaiser, sous des airs amnésiques, en se pendant à nos bras comme des chastes rêveuses. Plus tard, sur cette même voie, on a fini par avoir l'air plutôt affaibli et blasés et ce sans rien y goûter et notre appétence est usée avant même de jouir. Pourtant contrairement et différemment à ce que les lecteurs non classés pensent, on a toujours souffert de se trop plein d'énergie qui justifie, dans l'absence de l'affection absorbante, une véhémence exubérante où la musique pop fait resurgir en nous les combustions de la fougue et ce même après de longues années de labour, même si on a fini par se mettre à l'évidence : une terre sans ciel n'existe pas... Comme on a renoncé a sa recherche, il fallait bien et à contrecoups, démener cet excédent de vitalité après quand on a échoué quelque part, fallait bien gagner du temps, l'acheter avec des mensonges et quelques carottes pour vous l'offrir et ne pas avoir le mauvais sentiment de l'avoir gaspillé, encore une fois, en le vivant à contresens de notre propre nature, puis... Parce qu'on croit toujours au journalisme citoyen, à l'anarchie des mots sans âme et pour le défi d'être encore là... Pour tous ça et pour nous-mêmes, pour protéger vos yeux du soleil on a créé cet audioblog sombre, on a voulu inoculer les rayons de soleil qu'on a risqués, tant bien que mal de projeter pour vous, pour que vous puissiez les écoutés à volonté le soir dans votre crèche, sur votre lit, là où le soleil se fait percevoir par les oreilles quand tous les autres sens en ont besoin, quand nous on sera encore dehors cherchant l'aquilon entre deux agglomérations, espérant que les rues chanteront avec nous pieds encore pour quelques années.
On est à deux pas de chat du 2009past, et nous sur Man Behind Electronica cet audioblog en perpétuelle rétrospective somme entrain de réfléchir à sa prochaine haleine, il n’est plus question de changer de peau ni même de ligne éditoriale, mais de raison d’être et cela fait que nous derrière ce mur paint in black nous souffrons de ce que nous avons créé et qui a finalement fini par nous couper le souffle même si on a jamais fait dans le consensuel, uniquement. C’été pas trop insipide finalement ? Même si on a échoué dans pas mal de choses, mais c’est peut-être qu’on a été trop bon en voulant tout et au même endroit.. c'est-à-dire avec vous..
Alors si ça vous chante, n’hésitez pas à nous envoyer des idées qui font respirer la forêt qui cache le cadavre..
Puis pour vous dire, ce soir j’ai lu un livre chinois duquel j’ai appris qu’il faut être stoïque pour qu’un jour y aura une Woman Behind Electronica qui aura le privilège d’occuper mes oreilles puis mes doigts lestes. À croire, et surtout espérer..
Ça fait longtemps que je devais tuer ce monstre furieux et indomptable qui, au coin de la chambre se tient toujours debout comme un colosse et protège ma déréliction, il tue en moi toutes rivalités sournoises et raffinées de posséder ce que je désire. Il est toujours là, et c’est sur lui et ma dignité que tout s’écrase et s’échoue, comme un navire corsaire, qui, après une bataille, chavire entre mes côtes vides et un océan d’encre noir, entre mes yeux malicieux froids et le vide blanc et avide, puis soudainement se noie pour laisser supposer un mythe : le trésor englouti.
Et c’est parce que tu es devant le sentiment que les choses vont probablement mal qui te conduit toujours à renoncer. Il n'y a rien que tu veux vraiment faire à ce sujet, de cette cause. Et tu renonces à tous ce que tu as obtenu on gardant les petites choses pour te réconforter avec, mais tu vas à l'encontre de tout. Puis il y a cette lumière qui se répand des fenêtres closes quand tu traverses la rue au milieu de la nuit, lumière épileptique avec laquelle tu as toujours été en harmonie et ses vibrations, tu flotteras encore quelque temps en écumant de tes naseaux, en attendant que le soleil réinvente la cité.
And I leave it on the shore; I'd leave it for somebody. Surely there's somebody who needs it more than me.
J'ai été apprivoisé par le rock and roll :Wilco – Sunken Treasure
I want to be like water and never have a doubt and reflect what is around my pool
C'est le vendredi soir ( dernier jour de semaine à Alger ( et à Riyad ) uniquement ) t'essayes de relaxer et en finir avec tes réverbérations sur tout ce qui est bon, tu as besoin de t'effrayer, de prendre le maximum de conscience du monde. Moi, je te le dis, juste à y penser tu es un artiste, un bon artiste et pour y arriver un jour t'aura besoin d'être un grand étendu d'eau et jamais l'ombre d'un doute et c'est dire fondamentalement que tu ne veux pas mettre en doute les personnes autour de toi quand ils ne sont pas dans la même conscience que la tienne.
En attendant, commence à siroter ton tilleul-menthe avant qu'il se refroidisse et agrippe-toi à ta stéréo, met le volume sur 14 et laisse faire Animal Collective, laisse toi travailler par cette trombe d'un rock attrayant, entièrement allié, entrecroisant aux frontières du folk et du noisi rock, de l'ambient vrombissant tièdement, psychédéliquement déporté, tu te laisses aller à cette pure mélodie et à cette histoire d'association douteuse entre la musique et le tilleul-menthe qui te donne envie de lâcher tes nouveaux nerfs, d'attraper quelques lapins roses, de courir dans les champs, main dans la main, nue avec ta copine...
Ceux-là au moins savent ce qui est bon !
Inconscience spirituelle à pied autour d’un état comateux : Animal Collective – Water Curses
Après tant d’années en bouteille il n’est pas encore cassé, fin, de pays, il sent son terroir qu’il ne dément jamais. Le vin d’age se révèle.. et commence toujours par évoquer un souvenir dont il noie aussitôt la douleur, rappelle que quelque part il y a un palais a bâtir et un dernier livre a finir, qu’il y a des fissures qui commence petites et se fasse grandes avec le temps qui nous fait sentir qu’on a toujours besoin d’aide après tout ce temps qu’on a passer a lire autant de livres..
Lis moi tes favoris,
Qui commence un vendredi et finissent par un tic-tac.
En face de tes révélations, si j’été un homme lettré et instruit, comme tout ceux qui agissent sur les zouaves, aurais-je mieux raisonné quand j’aurais reconnu ta vérité et ton dividende pour ceux qui, par épreuve, se noient dans le bonheur que tu leur procures ? mais bien avant, je vois déjà une prolepse, comme le temps, oh mon esprit ! il y a toujours du temps. Je veux que tu m’accordes du temps..
Pour m’assoire sur la haie observant la ville qui se convertit, les enfants qui jouent criants tous les mots qu’ils n’ont pas encore lus pendant le temps qu’on ne leur a pas compté.
Please keep me in mind: The Smiths – Well I Wonder
On dit que le mot Elbow ( coude ) est le plus sensuel dans la langue de Shakespeare pas pour sa signification mais pour la façon dont il est prononcé. N’hésitant pas ? coude à coude on dira en garçons de chœur : ELBOW, Puis sûrement après, on déclamera beaucoup de Woww ! à nos week-ends quand en aura mieux à dire aux filles de cœur, peut-être ?
Somme-nous pour quelque chose quant a la popularisation de la musique de Jeff Buckley ? du moins sur la blogosphère ? ce serait vraiment dommage de penser qu’on ne gardera aucune trace de tout ce qui a été fait et jusque-là dans ce sens. On aurait dû appuyer plus fort sur nos tentatives d’influencer plus de lecteurs, à se faire davantage de groupies prêtes à libérer leurs oreilles en attendant que leurs pieds suivent, en a besoin de susciter plus de hochements que de déhanchements, plus d’images mentales que numériques, plus de danses cérébrales, plus de tragédies cadencées aux pas des confidences. Et si c’été à refaire on le refera sûrement avec plus de maîtrise et de ferveur, avec plus de précision dans nos chirurgies Bloggales, mais c’est surtout avec un grand plaisir qu’on se perfectionnera en apprenant le point chausson et le point d’épine, les ourlets et autres drapés et nids d’abeille pour réussir nos broderies en fil doré sur velours noir, et nos coquetteries ? Ce soir on tente d’écrire, et ce n’est pas pour participer au réchauffement de notre planète, mais plutôt parce qu’on souffre, on a mal, très mal quand on ne peut faire grand-chose devant cette situation embarrassante : On est indubitablement coincés entre les différentes plages de ce disque et l’envie, ridiculisée par des séances d’écoutes indéfiniment reprises, d’écrire ne serait-ce qu’un simple petit commentaire public sur cette musique qui nous réduit à de simples corps assiégés, hypnotisés par cette richesse mélodique qui nous rappelle nos inepties linguistiques. Ce soir on a tellement besoin d’affranchir la pauvreté de notre langue vannée depuis temps, de surpasser ces mots bigleux et synonymiques, ces constructions timides et ces syntagmes superfétatoires. Contrairement aux trois dernières années, 2008 est l’année musicale par excellence, les sorties successives d’albums de nos artistes préférés nous ont contraints à rester loin de ce parloir, on aurait mieux fait qu’à rester accouder à notre lecteur, pas vraiment le choix quand on est un amateur de groupes comme Elbow, la coqueluche de notre bibliothèque musicale, notre caillou porte bonheur, notre talisman auditif. Elbow ne fait pas de rock basé sur les riffs de guitares folles destiné aux jeunes qui en font, toujours, un très mauvais usage. Guy Garvey ne promène pas ses chiens dans une Limousine parce que Elbow fait une musique qui se vend dans le supermarché du cartier comme fait si bien Coldplay (Grrrrr !). Elbow ne fait pas de musique hermétique pour faire et défaire la mode comme Radiohead l’a faite avec un In Rainbows vendu au prix de paye_comme_tu_veux et toute la controverse qu’il a suscité a autour du devenir du support musical. Elbow est beaucoup plus intelligent et à beaucoup de choses à dire et des hymnes à laisser dans l’histoire de la musique pop pour produire un rock cockney, terrain de jeu des Arctic Monkeys. Elbow à gagner notre respect depuis son premier album ( Asleep In The Back, 2001 ), avec ses chansons bien réfléchies, complètement névrosées et bien étudiées, très mélodieuses et inspirées, extrêmement profondes et osées, expansives et intimes : Aspects essentiels que le groupe a reconduit sur ses albums suivants : le fulgurant ( Cast Of Thousounds, 2003 ), le très engagé ( Leaders of The Free World, 2005 ) l’album après lequel la vision musicale des cinq Mancuniens a gagner des cases sur l’échiquier du rock britannique, il ne leur reste que damer le pion a Radiohead (qui est a son septième coup ) pour devenir la nouvelle tendance du rock anglais et ce avec le minimum de controverse et ( presque )sans aucune retombée commerciale, chose qu’il est entrain de faire avec son dernier cri ( The Seldom Seen Kid ). Ce dernier a coûté au quintette une nouvelle maison de disque et trois ans et demi de travail sérieux qui avait pour résultat de nous séduire et susciter en nous autant d’admiration pour la musique que pour le disque élégant qui s’annonce prometteur dès son prélude ( Starlings ) cuivrées et nerveuse a son début pour se calmer et nous laissés bercer par la voix magnifique de Guy Garvey le leader charismatique qui transmet par sa façon de chanter la tendance du groupe qui fait une musique sincère et honnête, qui confectionne des accords avec prestesse tels des euphémismes jamais relâchées et qui pouvaient resurgir a n’importe quel moment du fond de nos poitrines emplies de surcharges émotionnelles implosives, l’affinité du lyrisme se continue sur la voix du chanteur toujours le microphone carré collé au larynx sur ( The Bones of You ), très envolée et intime avec sa fin instrumentale, avant que la touche rock ne nous survient sur ( Grounds For Divorce ) premier single de l’album qui relate d’une façon parnassienne la vie d’un alcoolique, vous savez.. l’anisé, les paris, le billard, karaoké pendant que sa femme et son enfant sont oubliés at home et j’en passe et des meilleures. Mais alors, sur ( An Audience With The Pop ) Garvey sauve le monde a vingt heures pile, un certain monde qu’on a aucun mal a imaginer après qu’il dit : She has the sweetest, darkest eyes and when it comes into her eyes i know iron and steel couldn't hold me, après quoi on sera amené à revoir la définition du goût divin, très sombre est-il ? Oui, autant que la mélancolie qui nous prennent soudainement à l’écoute de (The Loneliness Of A Tower Crane Driver ) cette chute libre, cette descente aux enfers nous donne l’impression, pour un moment, qu’on est seul au monde, mais c’est heureusement qu’on est repêchés puis abandonnés au milieu d’un décor sonore moyenâgeux rien que pour assistés au duo le plus réussi de l’année, deux voix qui se maries avec parfaite homogénéité et cohérence, Garvey a toujours été fan de ( Richard Hawley ) mais sur le presque médiéval (The Fix ) il chante avec lui, et on est toujours pas ennuyés mais c’est au contraire qu’on est servi d’un chef-d'œuvre de la Britpop, ce ( On A Day Like This ) un refrain qui raisonnera pour encore très longtemps dans nos têtes après un autre grand album d’Elbow, très réussi, frénétique ? concentrique ?
Depuis 2001, cette chanson et beaucoup d’autres d’Elbow avec quelques-unes des Doves, nous contraignons à quelques pensées profondes, souvent pas claires, sombres et contournées de brouillard noir, jusqu'à ce qu’on a eu des visions théâtrales. Une pièce ou le sujet est une fille soufrant d’un trouble nerveux dans un désordre dans l’agencement d'une multitude de choses, ce sentiment crispant d'irrégularité lié au fort saut d'humeur que tout le monde peut connaître à n’importe quel moment, ces hauts suivis de crash vers le bas, ces moments où en est élevé sur la vie et puis tout semble s'emballer, s’écrouler, on perd contrôle et ensuite.. rien.
Dans cette scène, la fille a quelqu’un, qui la met au lit, pour la reposée il lui demande d’oublier ses peines et lui promet de lui consacré le temps qu’elle mérite.
This can't go on too long; he’ll give you the time you deserve: Elbow - Red
Sweet friend, was I born to give you a name And then be erased All because I couldn't keep it together Couldn't keep it together?
Et ses yeux sont devenus des cerfs-volants parce qu'elle a été trop longtemps à la recherche parmi les lumières. Les gens disent beaucoup de choses sur le danger d'observer le soleil..
Nous sur MBE, on a tant voulu laisser passer, à propos de nous, cet air de paresseux insomniaques, juste par peur qu'on fait trop de bruits, plus qu'il en faut pour être l'option musicale de cette niche en voie d'extinction, puis, sur cette même voie, on a finis par avoir l'air plutôt blasé. L'air, c'est tout, mais par contre et différemment a ce que les lecteurs non classés pensent, on a toujours souffert de se trop plein d'énergie, même après ces longues années de labour, même si on a fini par se mettre à l'évidence : une terre sans ciel n'existe pas.. Comme on a renoncé a sa recherche, fallait bien dépenser ce surplus de vitalité après qu'on a échoué quelque part, fallait bien gagner du temps, l'acheter avec des mensonges pour vous l'offrir et ne pas avoir le sentiment de l'avoir gâchis encore une fois a le vivre à contre sens de notre propre nature, puis parce qu'on croit toujours au journalisme public, a l'anarchie des mots sans âme, pour le défi d'être encore là.. Pour tout ça et pour nous-même, pour protéger vos yeux du soleil on a créé cet audioblog sombre, on a voulu inoculer les rayons de soleil qu'on a risqué, tant bien que mal d'enregistrer pour vous, pour que vous puissiez les écoutés à volonté le soir dans votre chambre, sur votre lit, là où le soleil se fait percevoir par les oreilles quand tous les autres sens en ont besoin, quand nous on sera encore dehors cherchant l'aquilon entre deux agglomérations, espérant que les rues chanteront avec nous pieds encore quelques années.
I'm so much upset by the abstract thee: Of Montreal – Miss Blonde, Your Papa Is Failing
Omri Omri. Courage est bien de débuter cette lettre, qui s'ajoute aux autres, avec ces mots. Ceux-là sont tout ce qui me reste, et qui paraissent subsister, comme des ruines, à tout ce qu'il en était de nous. Ainsi ta voix succulente me dessinait chacun de tes mouvements faciaux, ces expressions qui, à chaque heurt et à chaque friction, ont échoués de feindre mes yeux. Et tes joues qui ne pouvaient dessiner autres que des sourires pendant que je virevoltais. Des mots enrobés de rigueur mais frais, pourtant, ce n'est que le soir que je redécouvrais ces coquillages dans ce plat panaché de clovisses et de moules avec leur nacré et le rose de tes deux amandes mûres comme un sucre d'orge, parfois blettes comme du miel dans des alvéoles scellés par de jeunes abeilles.
Des mots que j'ai tant désiré prendre avant qu'ils ne sortent et s'abandonnent en chevauchant cet air qui sépare ton gosier d'ancienne actrice de classiques français et mes oreilles qu'était mon tout quand mon regard ne pouvait n'être que détourné. Mais? qui a dit que les oreilles n'avaient pas d'yeux ? En tout cas, les miennes voyaient les choses aussi bien qu'elles percevaient la triste nouvelle tournure exposée dans ton parfait dédain. Omri. Je dégoise ce mot au présent inconditionnel n'est-ce pas ? je suis toujours au présent ? je le dis et cela me semble impétueusement désagrégé, il faut que tout et à la fois soit au présent :
Comme ce glorieux gâteau au chocolat qui a connu son illustre dans ta main droite, de l'assiette à ma bouche, me forçant presque de le mangeotter, sous tes yeux attentionnés et bienveillants. J'avalais les bouchées de ce Magic Pie tout en ayant le nez juste au-dessus de ta légère chevelure blonde. J'inhalais, j'inhalais et j'inhalais ton effluve, ton exhalaison, ce secret Divin, ce phénomène de la chimie humaine qui fait l'adorable ricochet de ton parfum, méticuleusement choisi, sur la sueur rose de ta peau de charmante bambine qui croit épuiser la vie en étant bourrelée par son génie mais qui fut, ce jour-là, ma nourrice.
Et ce Sacrifice dont j'ai toujours du mal à en parler aux amis quand ils appellent pour savoir quand est-ce que je serais de nouveau parmi eux. Je ne trouve toujours rien à dire, je les ai trahis, je me suis trahi, j'ai changé les nageoires de poisson avec ses yeux qui me donnaient les illusions de la vie et les ailes d'oiseaux avec ses sourires qui me donnaient des rêveries chimères.
Cette post-configuration ne justifie guère ces mots. Mon présent est bien derrière moi, et ne jure pas trop d'être ensemble..
Bien après, que s'est-il donc passé, ma belladone ?
On nous a déplacés de notre passé mutuel, poussés à fond et brusquement, vers l'avant, vers notre futur individuel, distinct, en ce samedi soir. À l'heure qu'il est, j'aurai une meilleure idée de ce que pouvait être de notre présent, je le vois là-bas pétiller, réfléchissant ces coquillages, ces amandes roses, comme un pot d'or profilant un arc-en-coeur entre ce beau alentours humain et cette légère lueur accompagnant cette musique sépulcrale et profonde et les noirauds de chocolat.
Le dimanche matin, tout était étrangement surprenant autour de moi. Ce monde qui n'était plus le nôtre, où, les gens continuent de se précipiter, potasser, travailler, pourtant en moi y a cette amertume, je ne reconnais plus rien, ni personne, tout à l'air d'avancer dans le mauvais sens, le café n'a plus l'âme et mes cancerettes sont de plus en plus douloureuses.
Ces gens, autour de moi, me provoquent, m'intimident. Leurs rires plutôt vicieux, leurs sourires calculés, je veux les attrapés, un par un d'une main de fer de leurs cols, et leur crier « ne savez vous donc pas ce qui s'est passé ? » ils me semblent prient à leurs habitudes, la révolution n'est qu'en moi.