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Groupe de Strasbourg de la Federation Anarchiste
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Les activités militantes libertaires : tract, texte, affiche, journal, manifestation, reportage, agenda, contact de la Fédération Anarchiste Strasbourg.

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Les véritables saboteurs, ce sont les capitalistes et l'Eta... -

Il apparaît de plus en plus clairement que la crise financière et son impact sur les économies vont affecter plus durement le sort des travailleurs et des classes les plus pauvres. Appliquant le principe bien rôdé : privatisation des bénéfices et socialisation des pertes, le Capital et son fidèle chien de garde l'Etat entendent bien nous faire supporter le côut de leur folle course à la spéculation et aux profits en accentuant nettement la dégradation des conditions de vie de ceux et celles qui partout dans le monde ne possèdent que leur force de travail pour subsister.

Cette crise intervient donc à point nommé pour justifier une nouvelle offensive du capitalisme. Elle constitue en cela un puissant outil de propagande visant à fabriquer le consentement collectif, à réaliser l'Union Sacrée pour sauver l'économie et nous faire accepter licenciements, baisses de salaire, chômages techniques, délocalisations, travail le dimanche, retraite à 70 ans, casse du CDI et de la réglementation du travail, tout en cherchant à paralyser notre capacité à riposter.

Cependant, et les tenants du capitalisme le savent, la manoeuvre est trop grossière pour que les travailleurs l'acceptent sans broncher, et la situation sociale, comme le reconnaissait récemment Nicolas Sarkozy, est potentiellement explosive. Dès lors, pour contenir la colère qui monte inévitablement, L'Etat doit montrer ses muscles et affirmer sa détermination à frapper ceux et celles qui envisageraient d'exprimer leur résistance à la marche forcée du capitalisme en dehors des clous du débat républicain et démocratique.

C'est dans ce cadre que l'on peut placer la spectaculaire et médiatique arrestation mardi 11 novembre d'une dizaine d'individus quelques jours après la découverte de sabotages sur les caténaires de lignes ferroviaires parcourues par les TGV.

Ce raid policier s'accompagne par des déclarations triomphalistes de la Ministre de l'Intérieur sur la résurgence d'une menace terroriste d'extrême-gauche, incarnée aujourd'hui par une obscure mouvance « anarcho-autonome d'ultra-gauche » dorénavant désignée comme l'ennemi public à combattre.

La précipitation policière et l'emballement médiatique à présenter ces présumé-e-s innocent-e-s comme de dangereux saboteurs et futurs poseurs de bombes malgré l'absence de revendication politique et de la moindre preuve formelle a rapidement fait place à la prudence et à la réserve tandis que l'enquête semble piétiner.

Que sont quelques caténaires arrachées (parmi 27 000 actes de malveillances recencées par la SNCF pour la seule année 2007) causant le retard de quelques dizaines de trains sans jusqu'à preuve du contraire présenter de risques aux personnes en regard de la véritable politique de destruction des organismes de solidarité, des services publics en général et du chemin de fer en particulier, du terrorisme patronal qui génère stress, maladies et accidents (2 millions de personnes meurent chaque année dans le monde d'accidents ou de maladies professionnelles), d'un système économique qui pille et détruit l'environnement, nous affirmons aujourd'hui que les véritables saboteurs, ceux qui nuisent quotidiennement à nos vies, à notre santé, à la planète, ce sont l'Etat et le capitalisme !

Quels que soient les auteurs de ces sabotages, et une provocation policière ne sera jamais à exclure, la Fédération anarchiste exprime son désaccord sur ces actes de sabotage qui contribuent d'une part à développer l'incompréhension et la condamnation des opinions sur l'éventuel sens politique de ses actions, et d'autre part au renforcement des mesures répressives du Capital et de l'État qui, tentant de faire payer les frais de la crise aux travailleurs, font peser sur eux le poids d'une répression accrue.

Les anarchistes reconnaissent le droit inaliénable, individuel et collectif, à l'insubordination, à la révolte et à l'insurrection. Nous proclamons la liberté de choix de tout moyen d'action qui ne soit pas en contradiction avec les principes libertaires et les objectifs finalistes poursuivis par le mouvement. Nous prônons la pratique de l'action directe et révolutionnaire, c'est à dire la lutte sans intermédiaires des individus en dehors et contre les structures autoritaires étatiques et d'exploitations capitalistes, les partis politiques et les bureaucraties syndicales pour conquérir l'égalité économique et sociale et la liberté. L'action directe doit trouver son apogée dans la grève générale expropriatrice et autogestionnaire, prélude à la société communiste libertaire à laquelle nous aspirons.

Pour autant, nous considérons qu'il est contre-productif et suicidaire de rechercher la mise en oeuvre de telles actions de sabotages quand on ne travaille pas à l'affirmation d'une capacité politique offensive dans le mouvement ouvrier. Les anarchistes ne croient pas que la propagande par le fait, conçue comme le réveil mythique de la conscience du prolétariat toujours prêt à la riposte, puisse obtenir le moindre succès. Si cette ligne politique s'affirmait, elle ne pourrait qu'appronfondir le fossé entre activistes et population.

Si nous considérons que le sabotage est une arme à laquelle peut légitimement recourir le mouvement social dans une situation où un rapport de forces s'est constitué, il n'est en revanche d'aucune utilité dans le cas contraire, les cheminot-e-s le savent.

Même si la Fédération Anarchiste n'a jamais fait le choix de l'avant-gardisme, elle demande la libération immédiate de toutes les personnes emprisonnées et mises en examen.

La Fédération anarchiste dénonce le terrorisme policier et toute volonté de criminaliser la révolte et la contestation sociale, elle appelle à la solidarité avec toutes les victimes de la répression et de la violence étatique et patronale.

La Fédération anarchiste appelle enfin les cheminot-e-s à entrer en lutte pour gérer sans patron ni Etat le service public ferroviaire.

Fédération Anarchiste



Sabotage sur les lignes SNCF : Communiqué de la Fédération ... -

Un grand battage médiatique accompagne l'annonce par le Ministère de l'Intérieur de l'arrestation d'une vingtaine de personnes appartenant à « la mouvance anarcho-autonome ». elles auraient été identifiées comme les auteurs des récents sabotages survenus sur les voies ferrées.

Ces interpellations éclairent les propos du ministre des Transports le 3 novembre dernier, lorsqu'il déclarait que c'était « l'incident de trop ». Il fallait être bien candide pour se prendre à espérer que Réseau Ferré de France, société née de la volonté du gouvernement Jospin de démanteler la SNCF et portée sur les fonds baptismaux par un ministre PCF : Jean-Claude Gayssot, il fallait être bien candide, donc, pour espérer que RFF disposerait de l'argent nécessaire à l'entretien des infrastructures qu'utilise la SNCF. Ces paroles sonnaient plutôt comme un appel à la répression, et la répression s'est rapidement abattue sur des individus repérés lors de la lutte anti-CPE, promus pour le coup saboteurs-en-chef.

Pour la Fédération Anarchiste, il est à tout le moins surprenant d'attribuer la responsabilité de ces actes de sabotage à des individus dont la compétence technique n' a pas encore été établie et dont l'équipement adapté n'est à ce jour pas retrouvé : il faut rappeler que dans les caténaires d'une ligne TGV passent 25.000 volts, et qu'il n'est pas aisé sans risquer de créer un puissant arc électrique d'y nouer un cable. Il est tout aussi surprenant que les auteurs des sabotages de novembre 2007, eux, n'aient pas été appréhendés aussi rapidement. En outre, cette opération de police, à l'heure où la direction de la SNCF fait du chantage à la fermeture de l'activité de fret et tente d'imposer à son personnel un volontariat visant à ne plus respecter les dispositions statutaires du travail des cheminots-es, codifiées dans le règlement RH0077, tombe à point pour faire passer la pillule. Dans cette affaire, pas plus que dans beaucoup d'autres, on ne cherche à qui profite le crime, et, pour la Fédération Anarchiste, aucune provocation n'est à exclure, jusqu'à plus ample informé.

Si le sabotage est une arme à laquelle peut légitimement recourir le mouvement social dans une situation où un rapport de forces s'est constitué, il n'est en revanche d'aucune utilité dans le cas contraire, les cheminots-es le savent. Même si la Fédération Anarchiste n'a jamais fait le choix de l'avant-gardisme, elle demande la libération immédiate de tous les personnes arrrêtées et appelle les cheminots-es à entrer en lutte pour gérer sans patron le service public ferroviaire.

Les véritables saboteurs, ce sont les capitalistes et l'Etat !

Fédération Anarchiste



Conférence-débat : Une crise ? Non, le capitalisme ! -
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Le groupe de Strasbourg de la Fédération Anarchiste organise une Conférence-débat intitulé "Une crise ? Non, le capitalisme !" avec Alain Bihr professeur de sociologie à l'université de Besançon, le lundi 1er décembre à 20h à la Maison des associations (1 A, place des orphelins Strasbourg).

- Lire notre tract sur la crise





Un seul désastre : le capitalisme ! -

Sauver le capitalisme : à tout prix ?

Depuis des semaines, il suffit d'allumer la télévision pour entendre des nouvelles de la « crise financière ». Un jour, c'est la catastrophe, toutes les bourses s'effondrent, le lendemain les choses s'arrangent provisoirement « grâce à » l'agitation fébrile des politiciens. Nombreux sont les gens qui craignent pour leurs économies, et qui suivent l'actualité boursière comme un feuilleton angoissant, espérant chaque jour que Sarkozy parviendra à enrayer le désastre.

Or, à l'entendre, les choses sont simples : dans l'immédiat, il faut sauver les banques, et pour cela les Etats sont prêts à avancer d'énormes sommes d'argent. Tout le monde semble avoir oublié qu'il y a quelques mois, en France, on nous annonçait que les caisses étaient presque vides, qu'il fallait réduire le nombre de fonctionnaires, privatiser partiellement la Poste, etc. Pas d'argent pour les services publics ; par contre, lorsqu'il s'agit de sauver le système capitaliste, nos dirigeants ne regardent pas à la dépense. Ils auront beau jeu ensuite de nous dire que tout cet argent utilisé pour renflouer les banques manque dans les caisses, et qu'il faut se serrer la ceinture.

Le système s'effondre ? Vite, trouvons des boucs émissaires !

Et à l'avenir ? Les politiciens ne cessent de marteler qu'il faut « moraliser » le capitalisme. Avec l'aide des médias, il nous désignent des boucs émissaires : les banques, certains grands patrons, les traders, les paradis fiscaux. Tout, pour nous empêcher de comprendre que le problème, c'est le système capitaliste. La crise n'est pas un incident de parcours, elle est inhérente au capitalisme lui-même. En effet, pour réussir dans ce système, ceux qui en sont les acteurs (spéculateurs, entrepreneurs) doivent prendre des risques. Alors, pourquoi les politiques font-ils soudain semblant de les condamner, si c'est la « règle du jeu » ? Et le jeu est bien conçu, puisque ceux qui font de mauvais choix stratégiques au mauvais s'exposent à la faillite : c'est seulement ainsi que le système peut continuer à fonctionner et qu'il est censé s'auto-réguler. Mais le problème, c'est que ce jeu consiste depuis toujours à jouer avec nos emplois, nos richesses, nos vies.

Un seul désastre : le capitalisme

Le problème, c'est que les véritables victimes ne sont pas les politiciens et les capitalistes, mais le reste de la population : salariés, chômeurs, retraités... En France, les ouvriers du secteur automobile, contraints au chômage technique, paient déjà les dégâts. Et on nous annonce, comme une fatalité, que le chômage va certainement augmenter dans les prochains mois, voire les prochaines années.

Ne nous fions pas aux apparences : l'Etat n'agit pas pour notre bien. Il agit pour sauver un système dont il fait partie intégrante, où il joue parfaitement son rôle : il contrôle les individus et les prépare à accepter l'exploitation capitaliste. L'action des politiques est présentée aujourd'hui comme la solution miracle qui nous sauvera du désastre. Mais la baisse du pouvoir d'achat, le chômage, l'allongement du temps de travail que nous subissons déjà et qui s'aggraveront encore du fait de la crise ne sont-ils pas le véritable désastre ? Avons-nous vraiment intérêt à ce que le capitalisme perdure ?

Le discours médiatique actuel sur la crise part toujours du même principe : le système doit être sauvé. Mais si nous remettions en cause ce principe ? Passons-nous des spéculateurs, des patrons, de l'Etat, et réfléchissons ensemble à la manière dont nous pouvons organiser une société libérée de la domination et de l'exploitation !

NI BOURSE, NI ETAT, NI PATRONS ! AUTOGESTION !

Fédération Anarchiste - groupe de Strasbourg



Contre le plan Vichy d'Hortefeux et consorts, manifestons l... -

Depuis qu'il a été désigné par Nicolas Sarkozy pour prendre la tête du Ministère de l'immigration, de l'identité nationale et de la coopération, Brice Hortefeux répète à l'envi que son action est des plus humaines, et que ce qu'il a la bonté d'ordonner aux forces de l'ordre ne poursuit pas d'autre but que le bonheur de gens qui trouveront chez eux un paradis sur terre dont ils n'avaient pas la moindre idée, tant l'ingratitude est ancrée en l'homme...

Rendons justice à ce grand philanthrope, il n'a pas inventé les OQTF, ni les CRA, ni les reconduites musclées à l'étranger, ni même les rafles sur le lieu de travail, ou à la sortie de l'école, ou à l'intérieur même de l'école, non.

Mais il applique avec une conscience professionnelle qui force l'admiration les consignes que lui envoie le patronat : contribuer à la perpétuation d'une société où les capitaux circulent plus facilement que les individus, et où l'immigré est choisi en fonction de son aptitude à exercer dans tel ou tel corps de métier, et de sa docilité deavant son employeur...

Par son intermédiaire, le message que le capitalisme envoie à la classe ouvrière est on ne peut plus clair : c'est lui et personne d'autre qui choisit où doivent vivre les travailleurs, et s'ils doivent ou non se déplacer.

C'est pour coordonner à l'échelle de l'Europe du fric les politiques de "régulation des flux migratoires", comme l'appelle l'ineffable langue des technocrates, que le ministre convie ses homologues à Vichy les 3 et 4 novembre prochains ; on peut leur faire confiance, ils sauront améliorer la machine à expulser.

Beaucoup a déjà été dit sur le choix de Vichy pour ce sommet sur l'intégration des immigré(e)s en Europe, mais si pour Hortefeux il est inopportun de réveiller les fantômes des pires heures du passé, nous ne sommes pas tous amnésiques, et nous savons que l'atrocité n'est jamais loin d'un système administratif froid et bien huilé.

Et même si Hortefeux s'en défend, toutes ses dénégations n'y feront rien, se déterminer en faveur du siège d'un gouvernement où s'illustra un Laval relève de la provocation pure et simple.

Par conséquent, la Fédération Anarchiste appelle à manifester à Vichy le 3 novembre 2008 à 18 heures contre la tenue du sommet, pour la fermeture des Centres de Rétention Administrative, pour l'absolue liberté de circulation et d'installation partout sur la planète.

Fédération Anarchiste



Coordination anti-OTAN Strasbourg -

La Fédération Anarchiste de Strasbourg est à l'initiative de la Coordination anti-OTAN Strasbourg, dont voici le texte d'appel à la mobilisation.

Qui sommes-nous ?

Nous sommes une coordination d'organisations et d'individuEs strasbourgeoisES opposéEs à l'OTAN en général et à la tenue de son sommet les 3 et 4 avril 2009 à Strasbourg et Kehl. Progressistes ou radicaux, nous venons d'horizons divers : militantEs politiques, syndicaux, associatifs ou individuEs. UniEs dans notre lutte contre l'impérialisme et la barbarie militariste que représente l'OTAN, nous nous retrouvons pour préparer et coordonner au niveau local la lutte contre l'OTAN et la tenue de son sommet, en lien avec le reste de la mobilisation internationale.

L'OTAN ? Un outil impérialiste

L'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) a été créée en 1949 par les États-Unis et les pays d'Europe de l'Ouest. Il s'agit d'un pur produit de la Guerre froide. Cet organisme politico-militaire a pour but, à sa naissance, de prévenir et protéger chaque pays membre contre une éventuelle agression d'un pays du bloc de l'Est. Avec la fin de la Guerre Froide, l'OTAN aurait dû être dissoute ; au lieu de cela, elle révèle sa vraie nature. L'OTAN est un outil militaire au service des intérêts politiques et économiques de ses membres, c'est à dire un outil impérialiste. Cela a d'abord commencé par l'ex-Yougoslavie où sous couvert d'opération humanitaire, l'Alliance atlantique est intervenue pour la première fois de son histoire. Ensuite, sa stratégie d'ingérence s'est transformée en protection active des intérêts de ses membres hors de ses frontières (Afghanistan, Irak) : installation de bases militaires au Moyen-Orient, protection des approvisionnements en pétrole, encerclement de l'Iran, etc. Depuis 1966, la France ne fait plus partie du commandement intégré de l'OTAN tout en restant membre de alliance politique et militaire avec les Etats Unis. A ce titre, elle est en guerre, en particulier en Afghanistan depuis 2001.

L'OTAN : une arme de destruction massive

L'OTAN, via la France, Etats-Unis et Royaume-Uni, possède des milliers d'ogives nucléaires dont on sait quelle puissance phénoménale de destruction elles peuvent avoir. Et l'Alliance risque de se servir de ces ogives nucléaires pour des opérations préventives, surtout qu'une partie des militaires souhaitent le développement de mini-bombes nucléaires, moyen d'en banaliser l'utilisation.

Pas de grand-messe militariste à Strasbourg et Kehl !

Les 3 et 4 avril 2009, l'OTAN se réunira à Strasbourg et Kehl pour son 60e anniversaire. Forcés et contraints, nous recevrons donc des centaines de militaires et politicienNEs, qui prendront pour nous les décisions qui nous concernent. Nous refusons de voir encore une fois la voix des populations confisquée. Nous ne voulons pas voir notre région - pas plus qu'une autre - en état de siège pour servir de cour de récréation à des dirigeantEs coupéEs des réalités du monde.

Face à l'extrême droite !

La coordination est farouchement opposée à toute tentative de récupération par les extrêmes droites françaises et européennes de cette lutte anti-impérialiste et anti-militariste. Nous serons vigilantEs à ce que les discours et actions anti-atlantistes, nationalistes, souverainistes des partis et groupuscules d'extrêmes droites soient étouffés par notre mobilisation.

Notre mobilisation sera internationale

Face à l'OTAN, en tant que coordination strasbourgeoise anti-OTAN, nous ferons tout pour que la mobilisation soit la plus large et la plus internationale possible.

En lien avec la mobilisation internationale, nous organiserons un contre sommet fondé sur la désobéissance civile mais également le blocage du sommet de l'OTAN. Face à cette machine militaro-politique, nos armes sont les débats, les conférences, l'information indépendante, les manifestations et les blocages.mais également la solidarité face à la répression, avant, pendant et après le contre sommet.

Nous souhaitons que des centres de convergences puissent accueillir et informer les dizaines de milliers de manifestantEs, mais également la presse indépendante. Nous souhaitons que des camps puissent accueillir ceux et celles qui refusent l'OTAN et qui veulent construire un monde débarrassé de l'impérialisme et de la barbarie militariste.

Rejoignez nous !

Déjà depuis de nombreux mois, l'organisation de ce contre-rassemblement est en ?uvre dans différents pays européens. Nous appelons les organisations investies à nous contacter pour travailler ensemble à cette lutte. Nous appelons également les organisations politiques, militantes, associatives et syndicales, les groupes et individuEs à nous rejoindre et à signer notre appel.

Contact : sommet.otan.2009@gmail.com

Site web : http://sommet-otan-2009.blogspot.com



Une crise ? Non, le capitalisme. -
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La rentrée voit se multiplier les licenciements massifs et les annonces de fermetures de sites industriels. Strasbourg n'est pas épargnée : General Motors, qui avait pourtant fait subir à ses salariés strasbourgeois un plan social censé « sauver » le site, décide finalement de vendre l'usine qui ne serait pas assez rentable. Imperial Tobacco décide de fermer la manufacture de tabac de la Krutenau, et ce sont plus de 200 personnes qui perdront leur emploi à la fermeture définitive du site, malgré les protestations des salariés et des politiciens strasbourgeois.

Parlons en un peu, des politiciens ! Et surtout de celui qui ne ferme jamais sa gueule, à savoir notre Président. Si vous n'avez pas bien écouté ses discours, résumons les idées principales :

- La crise économique et financière qui touche actuellement les EtatsUnis va atteindre la France. Donc, s'il y a plein de pauvres chez nous dans les prochains temps, ce ne sera absolument pas la faute d'un certain Sarkozy et de son gouvernement.

- Les responsables, justement, ce sont les méchants spéculateurs boursiers et les patrons profiteurs, qu'il faut punir (tiens, pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ?)

- Mais rassurez vous, tous les capitalistes ne sont pas méchants, il y a des gentils « entrepreneurs », que l'Etat va favoriser pour construire l'avenir de la France.

- Ah oui : il faut travailler plus (mais ça c'est dans tous ses discours.)

L'honnête entrepreneur inventé par Sarkozy est notre ennemi autant que le méchant spéculateur. Dans un système basé sur la recherche du profit, tout patron doit exploiter ses salariés, sinon il fait faillite : c'est la loi du capitalisme. La situation des travailleurs ne s'améliorera que lorsque le système entier sera renversé.
Quant à l'État censé nous protéger des méfaits du capitalisme, là aussi on peut avoir des doutes : quand les travailleurs exploités décideront une grève ou une occupation d'usine, c'est l'État qui continuera à leur envoyer les CRS pour protéger les intérêts du capital !

Assez de bourrage de crâne ! Le capitalisme à visage humain n'existe pas, et les discours mensongers des politiciens ont un seul but : dissuader les travailleurs de prendre leur vie en main et de gérer eux même la production, les empêcher d'attaquer de front le système capitaliste et l'État qui défend ce système.

Fédération Anarchiste - groupe de Strasbourg



Afghanistan : Retrait des troupes françaises et de l'OTAN ! -
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La mort des dix soldats français en Afghanistan le 18 août dernier rappelle à tout le monde que l'Etat français est en guerre, et ce depuis octobre 2001.

L'irruption de l'Otan en Afghanistan n'apporte rien aux populations afghanes. Les alliés locaux de l'Otan ne valent pas mieux que les talibans. Le gouvernement fantoche mis en place est totalement corrompu. Depuis 2001, les Afghans n'ont ni plus de liberté, ni moins de misère. La culture de l'opium reste une nécessité pour beaucoup de paysans qui n'ont pas d'autre moyen de subsistance.

Et pendant ce temps, l'occupation du pays par l'Otan rend les talibans et les forces nationalistes toujours plus crédibles et légitimes en comparaison des troupes impérialistes. Les multiples bombardements et les bavures à répétition n'y sont pas étrangères.

Rien n'est fait pour améliorer le sort de la population. L'argent dépensé ne sert qu'à corrompre les potentats locaux et à financer la guerre. En effet, l'Otan, dont la France fait partie, vise d'autres objectifs : installer un gouvernement à leur botte, mettre en place un oléoduc amenant le gaz de la mer Caspienne en évitant la route russe ou iranienne, ainsi que justifier leur présence militaire dans la région (Iran, Pakistan).

C'est pourquoi cette guerre n'est pas la nôtre et nous exigeons le départ des troupes de l'Otan en général et françaises en particulier.

Le 22 septembre, le Parlement doit discuter et voter la présence des troupes françaises en Afghanistan. Elle sera prolongée, nous n'en doutons pas. Le sommet de l'Otan en avril 2009 à Strasbourg et Kehl sera l'occasion d'affirmer notre opposition à cette politique impérialiste.

Fédération Anarchiste - groupe de Strasbourg



Contre la criminalisation de l'antifascisme -

L'antifascisme radical est aujourd'hui dans la ligne de mire de la police : en deux jours, à Paris et en banlieue parisienne, on compte trois cas de mise en garde à vue pour des durées allant de 24 à 36 heures, et deux perquisitions de domiciles avec de forts déploiements policiers.

Le prétexte de cette vague de répression est déjà ancien : ces trois personnes sont soupçonnées d'avoir participé à des actions antifascistes au cours du mois de mai dernier, ayant permis d'empêcher coup sur coup une manifestation où se retrouve la fine fleur des fascistes français et un meeting du groupuscule néofasciste des Identitaires.

Face à ces deux succès consécutifs où l'antifascisme radical parisien a prouvé qu'il était encore capable d'engager et de gagner un rapport de force non seulement avec les fascistes, mais aussi avec l'Etat, celui-ci a donc décidé de réagir - comme il le fait toujours, par l'intimidation et la répression.

Les faits incriminés ne peuvent en rien expliquer ce déploiement de force policier.

Ils sont mineurs (diffusion de tracts, graffitis...), sans commune mesure avec la mise en l'?uvre de lourds moyens policiers (mobilisation de nombreux fonctionnaires, ainsi que de technologies de repérage des téléphones portables et d'Internet).

L'essentiel est ailleurs, comme dans la répression qui s'est abattue sur certains individus mobilisés aux côtés des sans-papiers : recueillir de l'information sur les milieux politisés, donc dangereux du point de vue policier, et intimider les individus engagés pour un changement social radical.

Cette vague de répression s'inscrit dans une politique globale, à l'?uvre dans tous les pays de l'Union européenne, aux Etats-Unis ou en Russie. Une politique de longue haleine à laquelle la droite comme la gauche françaises ont contribué ; une politique sécuritaire, où la moindre différence, sexuelle, culturelle, sociale ou politique, peut devenir a priori suspecte. Les lois sécuritaires qui donnent toujours plus de pouvoir aux forces de répression, l'assimilation absurde de toute lutte sociale à un terrorisme fantasmé qui sert de prétexte au renforcement d'un véritable terrorisme d'Etat, mais aussi les différentes mesures qui accroissent le pouvoir du patronat au détriment de travailleurs précarisés, toutes ces mesures ont le même but : insécuriser la population pour mieux sécuriser l'ordre social capitaliste et étatique. Cet évènement nous rappelle que l'antifascisme est une lutte qui se mène sur deux fronts : contre les mouvements d'extrême droite et néofascistes,mais aussi contre l'Etat qui, même s'il n'est pas fasciste, ne s'est jamais privé d'instrumentaliser le fascisme ou d'emprunter ses techniques pour assurer la stabilité de l'ordre social.

Il nous rappelle que l'Etat de droit est, aujourd'hui comme toujours,subordonné à la raison d'Etat, que les promesses du libéralisme valent moins que les intérêts du capitalisme ou la stabilité de l'ordre social et étatique, que la police l'emporte encore et toujours sur la justice.

Face à ces menées répressives, nous appelons à la vigilance et à la solidarité de toutes les organisations et de tous les individus engagés dans la lutte antifasciste radicale, dans le combat pour l'autonomie et pour une alternative sociale radicale, égalitaire et libertaire.

Pas de justice, pas de paix !

Ni prison, ni répression n'arrêteront nos rébellions !

Autonomie pour toutes et tous !


Premiers signataires : SCALP-REFLEX, SRA (Solidarité Résistance Antifasciste), CNT (Confédération Nationale du Travail), CNT 87, OLP (Observatoire des Libertés Publiques), AL (Alternative Libertaire), Fédération Anarchiste, SCALP 87



A bas toutes les religions ! -
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Manifestons à Paris le 13 septembre 2008, à 14 H, départ République

Désormais, le programme de la venue de Benoît XVI est connu dans ses moindres détails, et le moins qu'on puisse dire, c'est que sa visite ne peut être qualifiée de pastorale. A preuve, sa rencontre avec Sarkozy et les plus hautes autorités de l'État, ainsi que celle qu'il tiendra avec milieu de la culture. Nul doute que les intellectuels à gages se presseront au rendez-vous, quant à la teneur des discussions entre le Président de la République et celui qui amalgame allègrement son statut de chef d'État et de chef spirituel des catholiques, on peut en avoir une idée assez précise si on se réfère à ce que déclarait le 29 mai 2008 le pontifiant pontife.

Le pape Benoît XVI a fait feu de tout bois en estimant que l'Italie avait un "besoin urgent" d'une politique en faveur de la famille et que l'État devait apporter son soutien financier aux écoles d'enseignement catholique. "Dans un État démocratique, déclare-t-il, qui s'enorgueillit de promouvoir les libres initiatives dans tous les secteurs, on ne peut justifier l'exclusion d'un soutien approprié à l'engagement des institutions ecclésiastiques dans le domaine scolaire", le locataire de l'Elysée ne pourra demeurer insensible à une demande similaire...

En matière d'avortement, la ligne catholique n'a pas varié, et la France devrait recevoir un message clair en ce sens. Mais Benoît XVI a aussi des compétences en matière économique : évoquant la panne de croissance de l'Italie, il a estimé que le pays "devait sortir d'une période difficile, durant laquelle son dynamisme économique et social a semblé s'affaiblir » ce qui constitue un blanc-seing à la politique ultralibérale que Berlusconi s'apprête à envoyer comme autant de bombes à fragmentation sur les travailleurs italiens ; il félicitera immanquablement le « Cavaliere » français pour le travail déjà mené dans ce domaine. Sur la question des immigrés, le pape a souligné que quiconque leur apportait son aide devait le faire "dans le respect de la loi faite pour assurer le bon déroulement de la vie sociale", Brice Hortefeux peut dormir sur ses deux oreilles, il ne sera pas déjugé non plus...

Ce n'est donc pas uniquement pour visiter la communauté religieuse dont il a la charge spirituelle que le successeur du déjà très réactionnaire Jean-Paul II vient en France, c'est pour affirmer sa revendication de pouvoir peser toujours plus sur le déroulement de nos vies individuelles ! c'est pour conforter son emprise sur la vie sociale ! c'est pour nous inculquer la soumission à Dieu, à l'État et aux patrons !

Ne le laissons pas faire ! Le 13 septembre, alors qu'il doit célébrer une messe sur le parvis des Invalides, manifestons pour signifier au pape qu'il n'est pas le bienvenu !

- Ni pour les laïques, qui pensent à juste titre que la croyance est du domaine de l'intime et doit rester dans la sphère privée !

- Ni pour les anti-cléricaux, qui pensent à juste titre que les clergés jouent un rôle de contrôle social aux côtés de l'État et du capital !

- Ni pour les athées, qui pensent à juste titre que l'émancipation intégrale du genre humain ne peut se faire tant que restent vivantes les superstitions et la croyance en une transcendance !

- Ni pour les militants et militantes de la cause des femmes, des gays, lesbiennes, bis et transgenres qui vivent au quotidien l'intolérance religieuse !

Ni Dieu, ni maître, ni Etat, ni patron ! Souhaitons la malvenue au pape !

Fédération Anarchiste


Plus d'infos malvenue au pape | remballe-ton-pape




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