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Freddy Eytan, ancien ambassadeur d'Israël, journaliste et politologue, évoque les grandes figures qui ont permis à Israël d'exister malgré un environnement hostile. Il a publié "Les 18 qui ont fait Israël", aux éditions Alphée.
Freddy Eytan, ancien ambassadeur d'Israël, journaliste et politologue
Certains sont mondialement connus : David Ben Gourion, Moshé Dayan, Golda Meir, Itzhak Rabin ou Shimon Pérès ; d'autres le sont moins du grand public : Isar Harel, chef du Mossad, Yeshayahou Leibowitz, le "philosophe contestataire", Eliezer Ben Yehuda, artisan de l'hébreu moderne, ou Shoshana Damari, "la voix de la nation". Mais tous ont contribué à édifier l'entité politique la plus controversée, la plus exposée, la plus médiatisée de la seconde moitié du XXe siècle : Israël.
Freddy Eytan se distingue par la richesse de son parcours : officier de presse de l'état-major de Tsahal, il se vit ensuite attribuer plusieurs postes diplomatiques dont celui de premier ambassadeur d'Israël en Mauritanie. Politologue et journaliste, il devint un observateur avisé de l'histoire de son pays dont il a pu côtoyer certains des personnages les plus marquants. Aujourd'hui, il est directeur des affaires européennes de l'Institut des affaires publiques, à Jérusalem.
Dans cet entretien, Freddy Eytan éclaire de son analyse des grandes questions diplomatiques ; il se prononce aussi sur des sujets liés à l'évolution de la société israélienne : par exemple, la jeune génération défend-elle la "cause" avec la même ardeur que les "héros" auquel son livre rend hommage ?
C'est en tant qu'hélleniste que Jacqueline de Romilly s'exprime ici sur l'Europe. Elle rappelle que la démocratie est née en Grèce mais aussi que plusieurs grands auteurs grecs ont critiqué cette conception. Elle offre ainsi à notre réflexion sur la question européenne la profondeur historique indispensable. Et elle n'omet pas de s'adresser tout particulièrement aux jeunes Européens : découvrez, en l'écoutant, son message...
Jacqueline Worms de Romilly de l'Académie française
Jacqueline de Romilly, paladin éternel des Humanités, toujours riche de suggestions, d'idées, toujours à l'écoute de notre temps, se soucie du devenir commun européen, d'une Europe qui serait culturelle, avec en son coeur les Humanités : elle nous parle de la nécessité du « nomos », de la loi qui protège le faible et le défend contre les outrages et la violence.
Elle rappelle que dans la cité grecque la liberté de tous était engagée lorsque dans une guerre, on emmenait les femmes, les enfants, les vaincus en esclavage, que la liberté est donc affaire collective autant qu'individuelle.
Elle voudrait enfin que l'instruction civique passe par un retour aux textes des grands auteurs, non seulement des auteurs grecs qui eurent tant le souci de l'universel, non seulement des textes latins, mais des textes de toute la littérature qui nous parle de l'homme, sur tous les modes, dans toutes les langues, de tous les temps. "Les journalistes, aujourd'hui, vont vers le plus rapide. Les Grecs, eux, allaient vers le plus profond."
Du calendrier julien de l'Antiquité au calendrier réformé par Grégoire XIII en 1583. Venez découvrir l'histoire de la mesure du temps de l'Antiquité au Moyen-âge.
Chaque époque impose une représentation du temps.
Le temps de nos sociétés contemporaines est conquérant, dominant, syncopé. L'homme d'aujourd'hui est pressé. L'idéal d'immédiateté lui voile le temps qui passe. Mais chaque société a une conception du temps qui varie selon les époques. Les calendriers qui sont des systèmes de repérage, étaient traditionellement conçus pour être en accord avec les phénomènes astronomiques et le cycle des saisons. Le mot, "calendrier" vient du latin calendae, "les calendes", qui désignaient pour les Romains le premier jour du mois qui débutait la nouvelle lune. Sur quels éléments repose le calendrier chrétien ?Emmanuel Poulle, membre de l'Institut, médiéviste de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, spécialiste de l'histoire des sciences, d'astronomie médiévale et de paléographie latine et française répond aux questions de Marianne Durand-Lacaze de Canal Académie.
Emmanuel Poulle, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
Bibliographie :
Emmanuel Poulle, "Deux mille ans, environ" in Les compte-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1999, fascicule IV, diffusion De Boccard.
Dictionnaire de l'Antiquité, sous la direction de Jean Leclant, Paris, PUF, 2005
Dictionnaire du Moyen-âge, sous la direction de Michel Zink, Paris, PUF, 2006
Marie Mancini est la nièce de Mazarin. C'est aussi le premier amour du Roi Soleil. Une histoire peu commune que retrace Claude Dulong-Sainteny, de l'Académie des Sciences morales et politiques.
Claude Dulong-Sainteny
Membre de l'Académie des Sciences morales et politiques
Le plus souvent, les "grands hommes" - Alexandre, César, Richelieu, Louis XIV, Napoléon, Hitler, Staline, De Gaulle - sortent de l'humanité. Dans l'Antiquité, on les appelait demi-dieux, incompréhensibles qu'ils deviennent aux simples mortels. Selon le mot de Bonaparte, ils sont "des météores destinés à brûler la terre".
Le cardinal Mazarin n'est pas de cette race-là. En ce XVIIe siècle, tout rempli de héros et de saints, sa silhouette insinuante dépare quelque peu parmi tant d'altières statures. Les contemporains l'ont vivement senti. Et le temps écoulé n'y fait rien. Des deux grands cardinaux-ministres de l'ancienne monarchie, Mazarin est celui que l'historiographie et la mémoire collective ont considéré avec le moins d'admiration. Malgré les années, il n'a jamais tout à fait cessé d'être le "gredin de Sicile" vomi par les pamphlets de la Fronde. Après le Mazarin de Pierre Goubert, publié en 1990, il n'était donc pas inutile de revenir à cet Italien mal-aimé des Français.
Marie Mancini
(1639-1715)
Élevé au pouvoir par Richelieu, Mazarin en demeura l'admirateur sincère, mais n'imita point son style de gouvernement. Quelle différence de l'un à l'autre ! Avec sa verve coutumière, Retz a bien résumé le contraste des deux ministres : « L'on voyait sur les degrés du trône, d'où l'âpre et redoutable Richelieu avait foudroyé plutôt que gouverné les humains, un successeur doux, bénin, qui ne voulait rien, qui était au désespoir que sa dignité de cardinal ne lui permettait pas de s'humilier autant qu'il l'aurait voulu devant tout le monde, qui marchait dans les rues avec deux petits laquais derrière son carrosse ».
Vient la Fronde. Mme Claude Dulong nous montre un Mazarin moins habile qu'on le croyait et qu'on le croit encore. Elle s'attache particulièrement au "couple inattendu" formé par Mazarin et Anne d'Autriche pendant ces années difficiles. Malgré d'infinis obstacles ou grâce à eux, leur amour peu commun semble croître avec les années. L'expression en est précieuse chez le cardinal, passionnée chez la reine, autant qu'on en puisse juger par les lettres d'affaires et d'amour conservées, parsemées de signes cryptiques et de phrases romanesques, que Mme Dulong met sous nos yeux.
En dépit de la charge de l'auteur contre la "nouvelle histoire", elle nous donne là une source extraordinaire pour l'histoire des mentalités. Trop souvent, les correspondances et écrits intimes des hauts personnages sont dédaignés par les chercheurs spécialisés dans cette partie. On regrettera d'ailleurs que, fidèle à l'historiographie traditionnelle, l'auteur ne se risque pas sur ce terrain, laissant au lecteur le soin de pousser ses propres observations psychologiques. La provende est pourtant fort riche et fort instructive. Ainsi voit-on Mazarin avouer, sur son lit de mort, qu'il n'avait auparavant « jamais entendu la messe suivant les véritables intentions de l'Église »... Nous voilà bien loin du siècle des saints !
La moindre surprise de l'ouvrage n'est pas de découvrir un Mazarin peut estimé de ceux qu'il côtoie le plus près et auxquels il a rendu les plus signalés services. Colbert, sa créature, qu'il place au sommet de l'État, le méprise pourtant cordialement : « il est encore pis qu'il n'était, écrit le futur ministre de son patron ; il ne pensait jamais au lendemain : mais à présent il ne pense pas du matin à midi et raisonne toujours sur de faux fondements ».
Pour le roi, les choses sont plus complexes. Les relations entre le ministre et son souverain sont celles de maître à écolier. Le cardinal suit avec attention et affection les progrès du jeune Louis XIV dans l'art de régner, et le P. Paulin lui rapporte avec gourmandise que « le roi croît en sagesse et en dissimulation ». Mais le ministre fait parfois la leçon assez rudement à son pupille. Quand le roi se refuse à rompre avec Marie Mancini et lui assure que sa passion est irrépressible, Mazarin lui rétorque : « C'est proprement parler pour ne rien dire ». On peut imaginer quelle blessure cette réponse fut pour l'orgueil du futur roi-soleil !
Plus tard, Louis XIV se souvenant de Mazarin, louera, « un ministre rétabli malgré tant de factions, très habile, très adroit, qui m'aimait et que j'aimais, qui m'avait rendu de grands services, mais dont les pensées et les manières étaient naturellement très différentes des miennes ». Sans doute le roi-soleil ne pardonnait pas à son mentor ses airs de polichinelle, si éloignés de l'aisance marmoréenne dont le monarque fit un des plus efficaces instruments de son règne.
Il est vrai que le cardinal n'affectionne guère les poses héroïques et la fermeté d'âme chères à son époque. C'est la scène fameuse, rapportée par Brienne où Mazarin, près de mourir, arpente sa galerie : « Hélas, il faut quitter tout cela (...) Adieu, chers tableaux. Je ne les verrai plus où je vais ».
Spécialiste des finances et de la diplomatie au XVIIe siècle, Mme Dulong avait plusieurs titres à donner un Mazarin. Objet principal de ses recherches, la fortune mal acquise du cardinal n'a plus de secret pour elle. Elle a donné sur ce sujet un livre et plusieurs articles, dont les conclusions sont résumées à la fin de la biographie. Épouse d'un ancien ministre du général de Gaulle, elle a eu aussi cette chance, trop rare pour les historiens, de parcourir les allées du pouvoir. Les "gaullologues" reconnaîtront d'ailleurs ici la plume alerte et l'ironie de l'auteur de la Vie quotidienne à l'Élysée au temps du président de Gaulle.
D'une indifférence impériale à l'égard des questionnements nouveaux sur l'art biographique, Mme Dulong, tout en campant le Mazarin intime, l'homme de trafics et d'intrigues, peint le serviteur de l'État pénétré de la grandeur de sa tâche, qui écrit, d'un ton très gaullien : « pour porter les affaires de la France au plus haut point qu'elles aient été, une seule chose est nécessaire : que les Français soient pour la France ». C'est donc en son genre une réussite que ce Mazarin qui atteint le rare bonheur d'attraper la ressemblance du héros et d'être, comme lui, plein d'esprit, de vie et d'italianità.
Aussi ne peut-on fermer ce livre sans repenser au parallèle de Richelieu et de Mazarin. Rien ne le fait mieux sentir que la distance qui sépare les tombeaux des deux cardinaux-ministres. Sur le premier, ouvrage de Girardon, un Richelieu surhumain s'offre avec assurance au jugement du Ciel. Avec le second, au contraire, Coysevox montre un Mazarin égaré dans le royaume des morts, l'oeil plein d'inquiétude, humain, irrémédiablement humain. De cette humanité qui, justement, nous le fait comprendre et aimer davantage peut-être que son superbe et terrible devancier.
Cartographie raisonnée des images et des sons mis à la disposition du public par quelque 900 structures. Avec Agnès CALLU et Hervé LEMOINE.
Le guide du patrimoine sonore et audiovisuel français propose une cartographie raisonnée des images et des sons que mettent à notre disposition près de 900 structures, des institutions du dépôt légal jusqu'aux centres les moins connus.
Par cette somme, les deux auteurs ont adopté une démarche innovante visant à légitimer l'importance des images et des sons comme matérieux constitutifs de l'édification de notre histoire.
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Deux invités :
Agnès CALLU est Conservateur du patrimoine au Ministère de la Culture, Hervé LEMOINE est Conservateur du Patrimoine au Ministère de la Défense.
Comment vivait-on à l'Elysée lorsque le Général en était locataire ? Claude Dulong-Sainteny, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, auteur d'une "Vie quotidienne à l'Elysée au temps de Charles de Gaulle", évoque ici de nombreuses anecdotes.
En juin 1959, le Général de Gaulle prend ses fonctions à l'Elysée, succédant ainsi au Président Loty.
Plus que jamais, l'ancien Hôtel d'Evreux va devenir le symbole d'un pouvoir étatique fort pendant dix ans.
La canicule qui a sévi l'été 2003 semble avoir éveillé les consciences et la question du climat suscite de plus en plus d'intérêt. L'éminent historien Emmanuel Le Roy Ladurie fut l'un des précurseurs à s'intéresser à ce sujet. Il évoque ici son ouvrage "Histoire humaine et comparée du climat", tome I, Canicule et Glaciers du XIIIe eu XVIIIe siècles, publié aux éditions Fayard.
Emmanuel Le Roy Ladurie
Quand d'autres ne sentent pas encore l'importance pourtant bien réelle à accorder à la question du climat, Emmanuel Le Roy Ladurie s'est déjà engouffré dans la brêche. C'est dès 1955 qu'il commence à étudier le sujet, sous un angle inédit : l'histoire du climat. Ses travaux prennent plus d'ampleur à partir de 1967 ; comme il aime à le rappeler citant Flaubert, "près d'un demi siècle de servitude" dédié à la question.
Son ouvrage Histoire Humaine et Comparée du Climat, Tome 1, Canicule et Glaciers, voyage du XIIIe au XVIII, sur une zone géographique relativement large : de la France à la Scandinavie, en passant par l'Angleterre et l'Irlande.
Reliés à l'histoire générale avec ses soubresauts divers (géopolitiques, politiques guerriers) et ses évolutions techniques, les événements climatiques apparaissent comme la "donnée de base" par excellence de l'Histoire, comme la trame même de l'étoffe sur laquelle l'humanité inscrit sa destinée, certes autonome. Et si l'on regarde de plus près, famine, épidémies, chute démographique, tous ces éléments sont corrélés avec les conditions climatiques.
Abondant en détails, s'inscrivant en contrepoint d'une longue durée qui s'étend à l'échelle européenne et sur plus de cinq siècles, l'immense travail d'Emmanuel Le Roy Ladurie, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, redistribue les cartes.
Emmanuel Le Roy Ladurie est membre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis 1993. Il est également professeur émérite au Collège de France. Vous pouvez retrouver sa biographie complète sur le site de l'Académie des sciences morales et politiques.
Agnès Antoine a reçu le prix Gegner remis par l'Académie des sciences morales et politiques pour son ouvrage ''L'impensé de la démocratie'' (Fayard, 2003). Elle présente la pensée novatrice de Tocqueville, chantre de la démocratie, alors naissante Outre-Atlantique. L'auteure dresse le portrait d'un véritable précurseur, marqué plus qu'on ne le pense par la question religieuse.
Agnès Antoine, lauréat du prix Gegner 2004, présente ici la pensée de Tocqueville, si novateur en son temps, et dont les idées d'alors sont encore si actuelles de nos jours.
Alexis de Tocqueville découvre les Etats-Unis très jeune : il n'a que 26 ans lorsqu'il se rend pour la première fois Outre-Atlantique, en 1831. Mais déjà, frappé par la découverte de la "démocratie" naissante, il publiera à son retour " De la démocratie en Amérique," un ouvrage majeur, encore si contemporain aujourd'hui.
Il s'intéresse - et prône - la démocratie en ce qu'elle implique une égalité des conditions, mais il s'arrête également sur les risques et failles d'une société démocratique. Agnès Antoine souligne ici à plusieurs reprise le côté visionnaire de sa démarche, pourtant parfois tenue pour trop moderne à l'époque.
Selon Tocqueville, les institutions démocratiques sont une forme d'organisation sociale avant d'être une forme d'organisation politique. Et cette forme est déterminante quant à la manière dont l'être humain se comporte. Tocqueville prône la suppression de toute forme de classification entre les hommes.
Tocqueville publiera plus tard un second volet à son ouvrage, qui s'intéressera cette fois exclusivement à l'essence de la démocratie, élargissant désormais sa réflexion sur le cas américain.
Parmi les pièges à éviter dans une société démocratique, Agnès Antoine évoque le problème d'une méfiance exagérée des uns vis à vis des autres, un individualisme trop prégnant, et ce que Tocqueville qualifiait de "rationalisme démocratique."
Et la religion, serait-elle antinomique à la notion de démocratie ? Pour Tocqueville, il n'en est rien, et nous découvrons ici ses arguments. Il encourage cependant déjà une forte séparation entre pouvoir et religion. Si Agnès Antoine fait une analogie entre les idées de Portalis et celles de Tocqueville, elle l'élève aussi commme digne continuateur des principes développés par Pascal.
Présentation de l'éditeur : « Où va la démocratie si nous sommes indifférents à son destin. Quel avenir lui prédire si les Modernes deviennent étrangers à la vertu civique ? Comment, dans ce régime de l'émancipation politique, éviter des formes inédites de dépendance et de barbarie ? Telles sont les questions que Tocqueville voit surgir dès la naissance des sociétés fondées sur l'égalité. Agnès Antoine tente de les éclairer à son tour en relisant l'?uvre du philosophe le plus pénétrant de la démocratie en même temps que l'observateur le plus aigu des dangers qui la menacent. (...) Agnès Antoine dégage sous un jour neuf l'unité de sa pensée. Elle met en relief les deux principaux remèdes qu'il a imaginés pour prévenir les excès de l'individualisme démocratique : la citoyenneté et la religion. (...) Ce livre explore cette " science politique nouvelle " suscitée par Tocqueville et encore largement méconnue aujourd'hui (...) » (présentation de l'éditeur)
Agnès Antoine est agrégée de Lettres et docteure en Sciences Politiques. Anciennement co-directrice du Centre d'études françaises de New-York, elle enseigne aujourd'hui à l'EHESS.
Quel impact eurent les variations climatiques sur l'évolution de l'homme ? Les réponses de Jean Leclant, Secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, et Jean Dercourt, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences.
Cette émission, qui réunit Jean Leclant, Secrétaire perpétuel de l'Académle des Inscriptions et Belles-Lettres, et Jean Dercourt, Secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, résume les trois jours du Colloque inter-académique qui s'est tenu au mois de septembre 2004 au Palais de l'Institut.
Quelle relation entre climat et culture ?
Intitulé Climats, cultures et sociétés aux temps préhistoriques, le colloque s'interrogeait sur les rapports entre changements climatiques et développement des premières sociétés humaines.
Jean Dercourt, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences.
Jean Leclant, secrétaire secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles lettres.
Le climat a fortement influencé l'homonisation depuis les prémisses de l'humanité. Les premiers hommes connus remonte à environ dix mille ans avant JC nous explique Jean Leclant.
Comment les scientifiques d'aujourd'hui arrivent à déterminer les évènements climatiques datant de plusieurs milliers d'années ? Jean Dercourt explique la manière dont il faut procéder pour connaître tous ces évènements si ancien. Ces processus physiques permettent aux scientifiques de remonter le temps et de retrouver des hominidés de plusieurs millions d'années, époque où les climats commencent à réellement varier. Plus on recule dans le temps plus la précision se dégrade, le climat est une manière de reconstituer le milieu de vie des hommes et des espèces vivant alors.