Blog d'information de Vernon, son agglomération et du département de l'Eure en général, par l'écrit, la photo et la vidéo, sans connivence ni langue de bois.
Amer victoire, si elle était validée. Avec 50/50, pratiquement, les militants socialistes n'ont pas tranché. Vu de l'extérieur, l'une ou l'autre candidate méritait de gagner avec un score incontestable, pour plusieurs raisons. D'abord, permettre au Parti Socialiste de redevenir une force d'opposition indispensable dans une grande démocratie et d'envisager l'alternance politique après trois défaites consécutives à l'élection présidentielle. Ensuite, la candidate, honorablement vaincue, ne pourrait que se ranger aux côtés de la victorieuse pour que le Parti ne fasse plus qu'un.
Si le Conseil National entérine, dans quelques jours, le score d'aujourd'hui, le PS signera son acte de décès. Deux mouvements naîtront alors. Deux entités amoindries, asséchées. Plus rien d'efficace face à l'UMP? Si, François Bayrou occuperait l'espace politique du centre-gauche. Face à Nicolas Sarkozy, en 2012, deux candidats PS des tendances Aubry et Royal ne manqueront pas à l'appel et Bayrou arrivera en deuxième position. Une situation que le Président sortant redoute...
Naturellement, les caciques et les apparatchiks du PS ne croient pas à ce scénario catastrophe. Les mêmes qui ne croyaient à la situation d'aujourd'hui.
Dure nuit pour le Parti Socialiste et ses militants. Après diverses variations dans les chiffres et la tension dans les deux camps, Martine Aubry l'emporte avec 50,02% des voix contre 49,98% à Ségolène Royal, soit 42 voix d'écart. Le camp Royal par la voix de Manuel Valls conteste cette courte victoire et arguë des irrégularités qui se seraient produites dans certaines fédérations. Tard dans la nuit, Ségolène Royal refusait sa défaite en demandant un "3ème tour" pour remettre les choses à plat. François Hollande décide, alors, de convoquer un Conseil National qui aura pour mission de prendre une décision. Officiellement il n'y a donc pas, pour l'instant, de victoire proclamée. A suivre..
Le Secrétaire de la section locale du Parti socialiste de Brionne, Denis Szalkowski, qui était candidat pour le poste de Secrétaire Fédéral et qui a obtenu 9% des voix, appelle a voter ce soir pour Alfred Recours, le maire de Conches.
Dans l'Eure, Martine Aubry obtient 41,98% des voix; Benoît Hamon 23,91%; Ségolène Royal 34,12%.
A Evreux, Martine Aubry 40,41%; Benoît Hamon 9,59%; Ségolène Royal 50,00%
Parallèlement à l'élection du Premier Secrétaire national du Parti Socialiste, avait lieu l'élection des Secrétaires Fédéraux. Le sortant Yves Léonard obtient 49,1%; Alfred Recours, le maire de Conches, 41,9% et Denis Szalkowski, secrétaire de la section locale de Brionne, 9,0%.
A l'issue de ce premier tour pour l'élection à la tête du PS, Ségolène Royal devance très nettement Martine Aubry avec 43,10% des suffrages contre 34,40% à la maire de Lille. Benoît Hamon avec 22,40% est éliminé. Ce vendredi sera la journée des tractations et des conciliabules. Sur le papier Martine Aubry pourrait être désignée, la nuit prochaine, Première Secrétaire du Parti Socialiste. Cependant d'autres paramètres peuvent bouleverser l'arithmétique. Par exemple le report total des voix de Benoît Hamon sur Martine Aubry n'est pas automatique. Alors? A suivre.
La 4ème circonscription électorale, de l'Eure, compte un nouveau groupe politique. le Mouvement Démocrate, issu de l'UDF, vient de créer sa section. Cinquante cinq adhérents pour le baptême, ce n'est pas mal du tout. Lundi soir à Gaillon, les responsables du Mouvement et quelques membres de la circonscription, n'ont pas perdu de temps pour évoquer l'avenir immédiat et sur le plus long terme. Le Mouvement Démocrate a été créé en octobre 2007. Issu de la famille de l'UDF, son orientation politique a considérablement évolué. Fini l'époque où le Parti n'était qu'un supplétif permanent, tour à tour de l'UDR et du RPR. Aujourd'hui, François Bayrou souhaite ranimer la flamme de la famille démocrate et se tourne vers d'autres démocrates. La main tendue n'est saisie, pour l'instant, par personne. Il faut laisser du temps au temps, disait quelqu'un qui était un expert. Dans l'Eure le MoDem compte 497 adhérents, officiels, à ce jour.
Xavier Darcos, le Ministre de l'Education National dénonce "la
culture de la grève" des enseignants. Selon lui, 34% d'entre eux
observent ce mouvement, dont 48% en primaire et 22% dans le secondaire.
Les syndicats, eux, annoncent plus de 50% de grévistes au total.
Il est amusant de constater les griefs de monsieur le Ministre
envers les enseignants. En réalité, il ne se passe rien. Nicolas
Sarkozy n'avait-il pas déclaré, lors d'un discours politique il y a
quelques semaines "maintenant quand il y a des grèves en France, ça ne
se voit plus..." Alors, de quoi se plaint Xavier Darcos, il veut
contrarier le chef?
Certains blogs, politiques, font parler des personnages en leur faisant dire le contraire de ce qu'ils ont, en réalité, exprimé. Ainsi, l'ont peut, en cliquant à droite et à gauche, lire que François Bayrou ne veut pas entendre parler d'une quelconque alliance avec Ségolène Royal, ou d'autres. Le président du MoDem a seulement décliné toute tentative d'accord sur un coin de table, ou entre les deux tours d'élections nationales. En revanche, un rapprochement entre "démocrates" basé sur une ligne politique bien définie et défendant des valeurs sociales où la solidarité primerait avant toute autre considération, pourrait se réaliser. Chacune des composantes garderait sa spécificité et sa tradition politique. Accord et rapprochement ne veut pas dire se fondre dans l'autre parti.
François Bayrou s'exprime sur le sujet sur lepoint.fr
Dominique Jachimiak fut maire de Pont-de-l'Arche jusqu'en mars dernier. C'est la liste de gauche de Richard Jacquet fut élue au second tour avec 47,51% des voix contre 40,35% au maire sortant. La droite n'obtenant que 12,14%. Pour autant, monsieur Jachimiak ne désarme pas. Il vient d'éditer un blog d'informations municipales qu'il compte bien mener jusqu'aux prochaines municipales. Ici
L'ensemble vocale" Ludus Modalis" en concert cette fin de semaine, à Rouen, Evreux et Vernon. Il s'agit d'une renaissance du célèbre concours de composition, le Puy de musique d'Evreux qui se tenait dans cette ville au XVIème siècle. Vendredi 21 concert à Rouen dans la chapelle de l'hôpital Charles Nicolle, à 20H30. Samedi 22, concert à Evreux en l'église Saint-Taurin à 16H30 et le dimanche 23, concert à la collégiale de Vernon à 17H.Cliquer sur la photo.
Samedi prochain se déroulera, à l'UMP, l'élection du Délégué de Circonscription, pour la 2ème circonscription de l'Eure. Habituellement, ces désignations internes sont de simples formalités qui ne revêtent aucun caractère polémique. Cette fois délégués et militants, appelés à choisir, ont affaire à une guerre de tranchés entre deux candidats dont la détestation réciproque s'est transformée en guerre de tranchée. D'un côté, Catherine Nicolas ancienne députée. De l'autre, Philippe Brennetot, jeune militant de l'UMP et proche de Bruno Le Maire. Ce dernier dénonce les menaces et le chantage dont il serait l'objet, de la part de la famille Nicolas. Quel que soit le vainqueur, le rififi risque de se poursuivre encore longtemps.
Bruno Le Maire et son association "La Première Eure" ont organisé hier soir, à Evreux, une réunion d'information sur le thème "Crise financière: quel impact en France et en Europe?". Le député UMP de l'Eure invitait pour l'occasion Grégoire Heuzé, ancien conseiller économique du Premier Ministre et aujourd'hui gérant d'une banque d'affaire. Les 200 personnes présentes savaient que les deux orateurs n'allaient pas leur brosser un tableau optimiste de la situation. Ce fut encore plus noir qu'ils ne l'avaient imaginé. Toutefois, Grégoire Heuzé donnait des pistes possibles qui permettraient de sortir du marasme... "La Première Heure" entame ainsi une série de sujets d'actualité, politiques, économiques et sociétaux. Initiative que Bruno Le Maire compte étendre pour le plus grand nombre.
La CGT hier, la CFDT aujourd'hui. Le syndicat dénonce, aussi, les articles et reportages élogieux sur les "bonnes mesures d'accompagnement" dont bénéficieraient les salariés. Or, ce serait l'arbre qui cache la forêt. Ces mesures, en réalité, ne concerneraient qu'un petit nombre de personnes. Lire ci-dessous le communiqué de la CFDT - LRBA.
Communiqué
de presse Intersyndicale CFDT- CGT- UNSA- CGC
Site DGA de Vernon
Merci
patron !
N?en
jetez plus, la coupe est pleine.
Sur
les ondes, dans la presse, aux actualités télévisées, à chaque
occasion un ministre, un élu ou autre préfet se gargarisent des
nombreux avantages dont pourront bénéficier les salariés du LRBA
de VERNON lors de la fermeture de leur établissement.
Et
à chaque fois, ils ne manquent pas de citer le cas le plus
avantageux, celui qui leur permet de se dédouaner de tous les drames
humains qu?engendreront à coup sûr les licenciements prévus !
Car
ce qu?ils appellent « Indemnité de Départ Volontaire »
ou IDV, n?est ni plus ni moins qu?une indemnité de licenciement.
Et après 35 ans de carrière au service de la nation, tous les
employés du site ne toucheront pas de 49000 à 91000 ?uros comme
on peut l?entendre dans la bouche d?Hervé MORIN. Non, pour un
personnel administratif en fin de carrière, avec un salaire
mirobolant de 1250 ?uros net, sa « prime » de
licenciement sera de 35000 ?uros environ et bien évidemment
soumise à l?impôt et sans possibilité de percevoir le
chômage ! Comme parachute doré, il y a mieux et pour de bien plus
sinistres personnages?.
De
même, lorsqu?on nous promet des transports pour aller travailler
sur Evreux ou Val de Reuil (promesse de ministre), ce ne sera pas du
luxe ! ? Quelles en seront les modalités ? Pour combien de
temps ? ? Un aller-retour Vernon Val de Reuil, aux heures de
bureau, c?est une heure le matin et une heure le soir ! Et
comment seront indemnisées ces heures passées sur la route ?
Par une diminution de salaire de 1% net. En effet, l?indemnité de
résidence n?est pas au même taux entre VERNON et les autres
communes du département. L?augmentation de salaire pour les
fonctionnaires en 2008 aura été de 0.55%? Faut-il ajouter un
commentaire supplémentaire pour montrer avec quelle légèreté ils
sont aujourd?hui dénoncés comme particulièrement privilégiés ?
Et
quand bien même, pour celui qui devra quitter son logement, un
dédommagement de 40000? lui serait consenti, (à ce jour, et dans
le récent texte signé par le Ministre de la défense le 20 octobre
et paru au J.O. le 13 novembre, on ne parle toujours que de 15000?)
combien coûte l?abandon de sa famille proche, combien coute la
rupture de vie sociale et associative, comment seront dédommagés
les néo-propriétaires qui ont encore un emprunt sur les reins, qui
devront vendre en pleine crise immobilière et réemprunter à un
taux bien évidemment supérieur, comment le conjoint qui aura perdu,
dans cette bataille, son emploi pour « suivre » vers
RENNES sera t?il accompagné, lui ? ? Nous en passons et de
biens pires ! Non, la précarité dans laquelle cette fermeture
va plonger une grande partie du personnel n?a pas de prix, et en
tout cas, pas ce prix là. Personne ne se fera du « beurre »
sur le dos de l?état et ces indemnités ne couvriront pas toutes
les difficultés que chacun d?entre nous rencontrera.
Et
que dire pour les personnels en Contrats à Durée Déterminée (CDD)
. A ce jour, il leur est demandé de s?engager, de déménager avec
armes et bagages sans aucune indemnité et surtout sans la certitude
d?un emploi fixe ! L?état patron est un bien piètre
gestionnaire de son personnel? Comment la DGA peut-elle espérer
emmener la matière grise indispensable à ses missions d?expertise
alors qu?elle ne sait faire que de vagues serments à ses employés
les plus prometteurs. Qu?adviendra-t-il si dans 24 mois, la
personne qui a abandonné son logement, dont le conjoint a dû
démissionner de son travail, qui s?est engagé dans une nouvelle
vie, se retrouve avec un contrat non renouvelé ?
Alors
de grâce, arrêtez? Arrêtez de laisser croire que les employés
du LRBA s?en tirent bien lors de cette fermeture. En quoi sont-ils
responsables de ce qui va leur arriver ? Ils se sont toujours
montrés bons élèves vis à vis de leur hiérarchie, prêts à de
multiples concessions pour plus d?efficience et de productivité
dans leur travail avec leurs autorités de tutelle et voilà comment
ils seront remerciés ! C?en est trop, il faut que cela cesse
et que chacun ait un langage digne. Non l?Etat n?est et ne sera
jamais un patron exemplaire. Oui, les personnels de VERNON ont droit
à un traitement digne, dans les faits mais aussi dans les paroles.
L?argent qui va être généreusement dépensé pour la
restructuration du site n?ira pas dans les poches des salariés
d?aujourd?hui. La défiscalisation de la zone augmentera le
manque à gagner pour la CAPE, l?exonération de charges sociales
accordées aux hypothétiques entreprises qui s?installeront
aggravera les déficits des régimes sociaux?
Cette
décision de fermeture d?établissement ne sera jamais une bonne
chose pour qui que ce soit ! Sauf pour les défenseurs d?un
dogmatisme qui, en matière économique, a été largement battu en
brèche ces dernières semaines, mais qui résiste encore, et pour
notre plus grand malheur, en matière sociale !
La
visite ministérielle du 30 octobre n?a donc, de notre point du
vue, pas été payante, mais bien la moindre des choses qu?il
pouvait faire pour atténuer quelque peu les futurs dégâts dus à
sa décision, qu?il ne nous a toujours pas justifiée !
Etonnant spectacle que celui des fringants leaders du PS (ne devrait-ont pas pas dire Leaders Price?) Qu'est-il arrivé à Bertrand Delanoë entre la fin du Congrès de Reims et hier? Pourquoi déclarait-il ne pas prendre position lors du vote des militants, jeudi prochain, puis soudain leur demander de voter pour Martine Aubry? Qui a-t-il rencontré qui lui a fait changé d'avis? Peut-être s'est-il ravisé lorsque d'aucuns lui ont suggéré qu'une Martine Aubry à la tête du PS pourvait très bien faire d'un Bertrand Delanoë un candidat légitime à la présidentielle de 2012. Ce n'est pas ingrat. Le maire de Paris a pu apprécié la mécanique. Le risque, malgré tout, subsiste. En cas d'échec, vendredi, BL pourrait voir son étoile pâlir et Paris se dérober sous ses pieds, lentement et efficacement. Trop d'échecs, petits et moyens, mènent à l'extinction... Enfin, parmi d'autres, Jack Lang a aussi lancé son appel à battre Royal. Le plus sarkozyste des socialistes, après avoir lâché ses (chers) camarades lors du vote au Congrès de Versailles souhaite, probablement, se racheter une conduite....Et Satan conduit le bal...
Interview de Ségolène Royal ce matin sur France Inter:
Il était l'un des dirigeants du Front National depuis une vingtaine d'années. Il débuta sa carrière politique à Vernon parallèlement à sa profession de kinésithérapeute. Remarqué par Jean-Marie Le Pen comme l'un des meilleurs stratèges de son Parti, il le nomma Secrétaire Général, c'est-à-dire numéro 3 du Front. Carl Lang est actuellement député européen dans la région Nord-Ouest. Un siège que voudrait lui ravire Marine Le Pen avec la bénédiction de papa. La suite sur Le Point.fr ici
Selon le syndicat CGT-DGA du LRBA, journalistes, élus et ministre, lancent des informations non vérifiées et des chiffres erronés. Il proteste contre la satisfaction exprimée par les uns et autres, sur les mesures d'accompagnement des salariés. La réalité est bien différente, écrit la CGT dans le communiqué ci-dessous, dont ce blog est destinataire, sans être concerné mais qui s'interdit toute censure. Cliquer dans "lire la suite" ci-dessous.
DU JOURNALISME A LA
DESINFORMATION
Le Démocrate Vernonnais
semble, comme certains élus, se réjouir des propositions
ministérielles accompagnant la fermeture du LRBA ; ce n?est
pas le cas des 450 personnes du site.
Non content dans son
édition du 5 novembre 2008 de vanter des mesures d?accompagnement
qui n?ont jamais été négociées (l?Administration ne négocie
jamais, mais impose toujours son point de vue. Voir par exemple les
« négociations » dans le cadre des réformes de la
Justice, Education Nationale, Santé, La Poste?), le Démocrate
Vernonnais annonce des chiffres qui lorsqu?ils ne sont pas erronés,
sont tous simplement faux.
Les textes législatifs
(arrêtés) existants aujourd?hui, concernent l?ensemble de la
fonction publique. Les textes spécifiques au Ministère de la
Défense sont en cours de rédaction (mis à part un arrêté) sans
réelle concertation et devraient paraître au cours du premier
trimestre 2009. Aujourd?hui, on ne peut que faire confiance en la
parole du ministre, dont on ne sait s?il sera toujours là en 2009
pour assumer sa réforme.
Exemple d?interprétation
abusive avec l?Indemnité de Départ Volontaire allant de 49000 à
91000 ? pour les personnels civils. Outre des conditions
d?application drastiques, elle ne concerne en fait qu?un statut
bien particulier du Ministère de la Défense, à savoir les ouvriers
d?état qui, au LRBA, représentent moins du quart des effectifs du
site.
Comme les peintres, le
Démocrate Vernonnais revient une semaine plus tard pour la deuxième
couche, en considérant le LRBA comme déjà fermé, bien aidé en
cela, il faut le reconnaître par certains de nos élus. Ainsi, Mme
Hélène Segura pour qui les annonces sont « globalement de
bonnes nouvelles », et a déjà prévu de « manger
l?enveloppe de 5 millions d?euros avant 2012 » pour pouvoir
prétendre à une rallonge. Or si enveloppe de 5 millions d?euros
il y a, il serait surprenant qu?elle soit accordée à la CAPE
avant la fermeture effective du LRBA, donc 2012. De plus, cette
enveloppe n?est qu?un projet, à moins que M. Claude Lacout qui
considère que « les mesures de réaménagement sont désormais
actées et que ? Hervé Morin a mis le paquet » ait des
informations dont nous ne disposons pas.
Par ailleurs, sur le
fond, que l?Etat se propose de revendre le site DGA/LRBA pour
l?euro symbolique et de le transformer en zone franche est un
véritable scandale. Ces biens ont été financés par le
contribuable et appartiennent à la nation. La collectivité (la CAPE
et/ou la commune) y perdrait doublement, sans aucune garantie de
création pure d?emplois (ce pourrait être un transfert local
d?emplois), d?une part sur la vente, et d?autre part sur les
aides financières attribuées aux entreprises privées qui
viendraient s?installer (exonérations de la taxe professionnelle
et de charges sur les salaires pendant plusieurs années). Une fois
de plus, l?argent public servirait à financer des entreprises
privées.
Les journalistes qui ne
sont pas rentrés au LRBA, donc qui n?ont rien vu de l?entretien
entre le ministre et les organisations syndicales, ni de ses
explications au personnel, considèrent donc en croyant sur parole un
ministre soucieux d?apaiser un climat social tendu, qu?il est
arrivé avec des éléments concrets ; mais il n?en est rien.
En dehors des futures hypothétiques navettes mises en place entre
Vernon et Val de Reuil ou Evreux, les 100 à 120 postes proposés par
Hervé Morin à la base aérienne d?Evreux ne sont pour l?instant
qu?une annonce qui n?engagent que ceux qui y croient.
Face à la manipulation
et à la désinformation du pouvoir en place, que la presse et les
élus gardent leur objectivité !
Ainsi le 75ème Congrès socialiste de Reims s'est achevé, hier, dans la confusion et le lamentable spectacle offert en direct et non-stop sur la Chaîne parlementaire. Les français qui ont suivi la retransmission sont restés abasourdis par la haine entretenue et orchestrée, d'une partie des congressistes envers Ségolène Royal. Des tontons flingueurs, sûrs de leur coup, n'avaient pour objectif que la mort politique de l'ancienne candidate à la présidentielle. Il fallait, pour ce faire, un motif. Difficile, car entre Delanoë, Aubry et Royal, aucun clivage sérieux ne pouvait rejeter celle qui obtint 17 millions de voix à la présidentielle. L'ancrage à gauche des trois motions ne faisait aucun doute. Alors quoi? L'ouverture vers le MoDem, bien sûr! Pour l'occasion, les éléphants décident le de baptiser "centre-droit", comme pour mieux effaroucher le meilleur des socialistes. Tout le monde sait que François Bayrou est entré en opposition ouverte avec l'UMP, mais les archaïques du PS commettent la grossièreté, calculée, de le situer à droite. Si ces hommes, et femmes, du passé poussent leur logique jusqu'au bout, ils devraient faire démissionner toutes les municipalités de gauche qui ont pratiqué l'ouverture au MoDem. Chiche! Ce prétexte, fallacieux, fait long feu. Le Parti Socialiste ne peut arriver au pouvoir avec 35% de voix. Les alliances avec d'autres mouvements politiques, lorsque ceux-ci défendent des valeurs essentielles, s'inscrit dans une logique mathématique. Ce fut le cas pour le parti gaulliste avec les Républicains Indépendants et l'UDF, plus tard. Ce fut le cas pour le Parti Socialiste de François Mitterrand avec le Parti Communiste et les Radicaux de Gauche. Aujourd'hui pour le PS, la logique du centre-gauche est le passage obligé. Evidemment, cela ne signifie aucunement pour lui d'un quelconque reniement de ses valeurs fondamentales.
Ségolène Royal, hier, a contourné l'obstacle et proposé de soumettre la question aux militants. Rien n'y fit, la haine est restée intacte. Malgré tout, la défaite des trois motions anti Royal est double: le discours de cette dernière, résolument de gauche, de dimanche a été, contrairement à la veille, le plus applaudi. Ensuite, Delanoë, Aubry et Hamon n'ont pas réussi le "TouT Sauf Royal".
Cette semaine s'annonce des plus chaudes, dans les fédérations.Tout va être tenté, une nouvelle fois contre celle qui est devenue leur cauchemar....
François Bayrou, dont l'ombre a plané sur le Congrès de Reims, s'exprime sur ce qu'il a vu et entendu à son sujet ici
Faut-il parler de fiasco total? C'est jeudi prochain que la déchirure sera consommée, ou non, définitivement. Cette nuit, cependant, les motions Delanoë, Aubry et Hamon, promptes à fusiller la Motion E de Ségolène Royal, n'ont pas réussi à s'entendre. Des arroseurs arrosés, c'était cousu de fil blanc. Comment la tendance gauche de la gauche pouvait-elle s'entendre avec des libéraux comme Delanoë, et des européens comme Martine Aubry pouvaient-ils faire cause commune avec les amis de Laurent Fabius, tombeurs du référendum sur la Constitution Européenne de 2005? Est-il, encore, besoin de marteler que seul comptait pour eux la destruction politique de Ségolène Royal. Force est de constater que l'argument premier utilisé contre la présidente de la Région Poitou-Charentes est son désir d'alliance avec le MoDem, catalogué pour la circonstance de "Centre-droit", tel un repoussoir. La réponse de Ségolène Royal, hier, les a laissé coi. " La question sera soumise au vote des militants" a-t-elle suggéré. Dans la nuit, ils sont passé à autre chose, s'apercevant de leurs vraies différences, à eux. Ils se sont quitté sans accord, laissant un boulevard à Ségolène Royal.
Pauvre Didier Marie. Le président du conseil général de Seine-Maritime, moine-soldat en mission à Reims était en direct sur France3 Normandie. Que pouvait-il dire autre que faire la promo de la motion défendu par son chef, l'excellent Laurent Fabius? N'est-ce pas de l'info de complaisance que ce type d'invitation? Bref, en dehors de toute considération politique, monsieur Marie n'a fait que réciter la leçon anti-Royal en libre-service dans le bréviaire politique du parfait petit perroquet. Il martèle ce que l'organisation "Tout Sauf Royal" lui a intimé l'ordre de répondre. L'argument est court mais le perroquet de service a l'impression de faire oeuvre universelle. "Nous ne voulons pas d'alliance avec le Centre-droit" ânnone Didier Marie. Il fait référence au MoDem. La ficelle est bien grosse. Les anti-Royal essaient de faire passer le Mouvement Démocrate pour un Parti de Centre droit. Lorsqu'on sait que 65% des adhérents du Mouvement de François Bayrou viennent des rangs de la gauche, cela laisse perplexe sur les intentions des socialistes anti européens. La question se pose alors: pourquoi Martine Aubry a accepté une alliance avec ce Centre droit (MoDem) pour conserver sa mairie de Lille? Monsieur Marie a perdu une occasion de se taire.