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  <title>Albertine retrouvée</title>
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  <description>Albertine retrouvée - LiveJournal.com</description>
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    <title>Albertine retrouvée</title>
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  <pubDate>Tue, 06 Jan 2009 14:25:28 GMT</pubDate>
  <title>Les projets pirates</title>
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  <description>Je me suis lanc&amp;eacute;e dans une petite entreprise de sous-tirage amateur. Je fr&amp;eacute;quente un site de torrents pour cin&amp;eacute;philes et ce mois-ci, Marguerite Duras est &amp;agrave; l&apos;honneur. Je pourrais obtenir deux fois plus de bonus que d&apos;habitude en &amp;eacute;change de mes sous-titres s&apos;ils sont consid&amp;eacute;r&amp;eacute;s de qualit&amp;eacute; par mes pairs. J&apos;ai travaill&amp;eacute; sur &lt;em&gt;les Mains n&amp;eacute;gatives &lt;/em&gt;hier et je suis en train de me consacrer au &lt;em&gt;Camion&lt;/em&gt;. Je n&apos;avais jamais vu ces films. Le contact avec eux par le biais de ce projet de sous-tirage est tr&amp;egrave;s singulier. Je me concentre sur le texte que je connais de plus en plus par coeur. Je pourrais vous r&amp;eacute;citer de m&amp;eacute;moire &lt;em&gt;les Mains n&amp;eacute;gatives &lt;/em&gt;en fran&amp;ccedil;ais ou en anglais, selon une traduction de mon cru! Le texte d&lt;em&gt;es &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Mains n&amp;eacute;gatives &lt;/em&gt;est&lt;em&gt; &lt;/em&gt;tr&amp;egrave;s qu&amp;eacute;taine, mais je l&apos;aime. Je me dois de vous avouer, puisse que cette Marguerite est &amp;agrave; l&apos;honneur dans ce texte, que mon &amp;eacute;criture a longtemps eu une tendance durasienne. J&apos;esp&amp;egrave;re que vous remarquez les vastes efforts que j&apos;ai faits, et que je fais encore pour m&apos;en d&amp;eacute;tacher. Je me suis d&amp;eacute;j&amp;agrave; trouv&amp;eacute;e au coeur d&apos;une grande messe de durasiens. Je voulais mourir, je vous jure. Heureusement, le plaisir que je prends &amp;agrave; la fascination morbide m&apos;a tenue en vie. Je suis rest&amp;eacute;e l&amp;agrave;, au sein des pires et immondes t&amp;eacute;moignages constants d&apos;amour, fascin&amp;eacute;e par le spectacle. &lt;em&gt;Je crie que je veux t&apos;aimer, je t&apos;aime. J&apos;aime quiconque entendra que je crie. &lt;/em&gt;Je ne pense pas que les sp&amp;eacute;cialistes de Duras que j&apos;ai d&amp;eacute;j&amp;agrave; fr&amp;eacute;quent&amp;eacute;s pendant quelques jours comprenaient quoi que ce soit aux textes. Enfin, c&apos;est ce que je ne cessais de me r&amp;eacute;p&amp;eacute;ter dans ma t&amp;ecirc;te, lorsque j&apos;&amp;eacute;tais assise sagement dans la salle &amp;agrave; les &amp;eacute;couter. Ils n&apos;y comprennent rien, ils sont des lecteurs m&amp;eacute;diocres. Ils tuent la litt&amp;eacute;rature par coup de Marguerite prononc&amp;eacute;e avec affection ou de citations lanc&amp;eacute;es &amp;agrave; la vol&amp;eacute;e.&amp;nbsp; Ils parlent comme si la litt&amp;eacute;rature devait transmettre une vision enviable du monde. Or, il n&apos;en est rien. Ils ne savent rien de la vie, par cons&amp;eacute;quent rien de la litt&amp;eacute;rature. &lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;350&quot; height=&quot;212&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://pics.livejournal.com/mmelovecraft/pic/000d7ek3&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;</description>
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  <pubDate>Fri, 02 Jan 2009 20:32:35 GMT</pubDate>
  <title>Éric, Rod et les pages de marde</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/123122.html</link>
  <description>&amp;laquo; Ouais, il para&amp;icirc;t que c&apos;est &amp;agrave; la mode! J&apos;ai lu &amp;ccedil;a dans &lt;em&gt;l&apos;Actualit&amp;eacute;&lt;/em&gt; &amp;raquo;. C&apos;est cette phrase-l&amp;agrave; seule qui m&apos;a d&amp;eacute;cid&amp;eacute;e. Je ne songeais pas une seconde &amp;agrave; commenter ce texte que j&apos;ai lu, non pas dans&lt;em&gt; l&apos;Actualit&amp;eacute;&lt;/em&gt;, vous vous en doutez bien, mais sur le forum de &lt;a href=&quot;http://www.hors-doeuvre.org/forum/phpBB2/viewtopic.php?t=2923&quot;&gt;Hors-d&apos;Oeuvre&lt;/a&gt;, lieu beaucoup plus fr&amp;eacute;quentable, vous en conviendrez. Je suis toujours partag&amp;eacute;e entre le d&amp;eacute;sir de r&amp;eacute;v&amp;eacute;ler &amp;agrave; la face du monde l&apos;imb&amp;eacute;cillit&amp;eacute;, dont on sous-estime toujours les m&amp;eacute;faits, et la conviction que l&apos;imb&amp;eacute;cillit&amp;eacute; est assur&amp;eacute;e &amp;agrave; un point tel de son triomphe qu&apos;on ne peut la pourfendre qu&apos;en pure perte. Et puis, qui voudrait s&apos;en prendre &amp;agrave; un &amp;eacute;crivain anodin, auteur de petites fables bien gentilles, prim&amp;eacute; &amp;agrave; Christiane Charrette, h&amp;eacute;raut de l&apos;insignifiance culturelle qu&amp;eacute;b&amp;eacute;coise? Apr&amp;egrave;s tout, lorsqu&apos; &lt;a href=&quot;http://www.marchanddefeuilles.com/marchanddefeuilles_014.htm&quot;&gt;&amp;Eacute;ric Dupont&lt;/a&gt; &amp;eacute;crivait son article &amp;laquo; Jules, Jim et les bardeaux d&apos;asphalte &amp;raquo; il n&apos;avait sans doute dans sa mire que le besoin d&apos;obtenir un peu d&apos;argent contre quelques lignes insipides qu&apos;il pourrait r&amp;eacute;diger en quelques minutes. Il n&apos;avait aucun d&amp;eacute;sir de commettre un acte dans la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, aucune id&amp;eacute;e &amp;agrave; d&amp;eacute;fendre. Au mieux, il arriverait comme les autres plumitifs de son esp&amp;egrave;ce &amp;agrave; exciter un instant les petits-bourgeois lecteurs de &lt;em&gt; l&apos;Actualit&amp;eacute; &lt;/em&gt;en les faisant tremper dans la vie folle des autres avant de leur permettre de regagner leur bienheureux confort, et parviendrait ainsi &amp;agrave; donner un t&amp;eacute;moignage suffisamment convaincant de son conservatisme, masqu&amp;eacute; sous sa rh&amp;eacute;torique &lt;em&gt;cheap&lt;/em&gt; de journaliste, pour que les petits-bourgeois lecteurs de &lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;l&apos;Actualit&amp;eacute; &lt;/span&gt;comprennent qu&apos;il est des leurs et l&apos;int&amp;egrave;grent parmi eux. Je pense toutefois que de lui pr&amp;ecirc;ter des d&amp;eacute;sirs est d&amp;eacute;j&amp;agrave; un pas de trop dans mon analyse. Ne soyez pas surpris, amis lecteurs, si un jour vous d&amp;eacute;couvrez que la soi-disant litt&amp;eacute;rature qu&amp;eacute;b&amp;eacute;coise est compos&amp;eacute;e de cadavres sans d&amp;eacute;sir. Voil&amp;agrave; bien la sinistre r&amp;eacute;alit&amp;eacute; de nos jours de pauvret&amp;eacute; artistique et intellectuelle. &lt;em&gt;L&apos;Actualit&amp;eacute; &lt;/em&gt;est pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment le v&amp;eacute;hicule m&amp;eacute;diatique phare de cette pauvret&amp;eacute;. Il diffuse du vide tout en bon go&amp;ucirc;t, tout en arrogance! Rien d&apos;&amp;eacute;tonnant, donc, &amp;agrave; ce que notre gentil &amp;Eacute;ric y ait trouv&amp;eacute; un terrain privil&amp;eacute;gi&amp;eacute; pour d&amp;eacute;ployer tout son art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;Agrave; la mani&amp;egrave;re des journalistes de &lt;em&gt;Elle Qu&amp;eacute;bec&lt;/em&gt;, que j&apos;ai lu dans mon adolescence de jeune fille de la banlieue, notre cher &amp;Eacute;ric raconte qu&apos;il conna&amp;icirc;t deux gars non identifi&amp;eacute;s, qu&apos;il nomme Jules et Jim pour faciliter sa grande entreprise de reporter, qui sont en couple depuis longtemps et qui, oh oh oh, sont tomb&amp;eacute;s amoureux tous les deux d&apos;un certain Antoine, nom fictif il va s&apos;en dire, rencontr&amp;eacute; en magasinant des bardeaux d&apos;asphalte, pr&amp;eacute;cise sans doute notre &amp;Eacute;ric pour se donner du style et avoir l&apos;impression qu&apos;il &amp;eacute;crit autre chose qu&apos;un texte de marde. Depuis cet &amp;eacute;pisode aussi romantique que viril, ils formeraient, selon les dires de l&apos;&amp;eacute;crivain-journaliste, un trio amoureux.  Ils ne font pas que baiser, ils s&apos;aiment. J&apos;esp&amp;egrave;re que comme moi &amp;agrave; lecture de cette historiette que la r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence au film de Fran&amp;ccedil;ois Truffaut vous a donn&amp;eacute; envie de tuer. &amp;Agrave; la mani&amp;egrave;re d&apos;un minable r&amp;eacute;dacteur de &lt;em&gt;Voir&lt;/em&gt;, &amp;Eacute;ric Dupont beurre &amp;eacute;pais sur des r&amp;eacute;f&amp;eacute;rences cin&amp;eacute;matographiques qu&apos;il n&apos;a visiblement pas. Si &lt;em&gt;Jules et Jim&lt;/em&gt;  est un film c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre pour son trio d&apos;amis, la relation des trois personnages, Jules, Jim et Catherine, h&amp;eacute;ros de la Nouvelle vague, n&apos;est pas comparable &amp;agrave; la soi-disant mode des trios amoureux que veut d&amp;eacute;crire notre &amp;Eacute;ric. Si Jules et Jim sont en effet amoureux de Catherine et si cette derni&amp;egrave;re est amoureuse aussi des deux amis, ils ne vivent pas en couple &amp;agrave; trois. Les retrouvailles des trois complices apr&amp;egrave;s la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale les conduit vers une catastrophe que Catherine orchestre seule du d&amp;eacute;but &amp;agrave; la fin, une grande fin tragique attend nos trois h&amp;eacute;ros qui n&apos;ont pas eu l&apos;occasion, ni le d&amp;eacute;sir, de vivre des instants d&apos;amour &amp;agrave; trois. Dans &lt;em&gt;Jules et Jim&lt;/em&gt;, la recherche d&apos;une nouvelle forme d&apos;existence est indissociable de la catastrophe qui la sanctionne, mais &amp;ccedil;a, notre innocent &amp;Eacute;ric ne le sait pas, lui qui ignore la trag&amp;eacute;die et la n&amp;eacute;gativit&amp;eacute;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Enfin passons sur les malheureuses r&amp;eacute;f&amp;eacute;rences cin&amp;eacute;matographiques du pauvre &amp;Eacute;ric et allons vers la chair de l&apos;histoire. Lisons ensemble, si vous me le permettez, l&apos;article en question. Vous ne saurez pas surpris d&apos;apprendre que notre &amp;Eacute;ric fait de l&apos;esprit, oh le petit coquin! Ce qu&apos;il aime nous faire rigoler! J&apos;y vais d&apos;un de ses plus spectaculaires traits d&apos;esprit : &amp;laquo; On criera au faux sens. &apos;S&apos;ils sont trois, il ne s&apos;agit pas d&apos;un couple, mais d&apos;un trio!&apos; Certes, vous r&amp;eacute;pondrai-je, mais ce trio souhaite qu&apos;on le consid&amp;egrave;re comme un couple. Voil&amp;agrave; le d&amp;eacute;fi math&amp;eacute;matique &amp;raquo; (p. 58). &amp;Eacute;videmment tout le malaise que pourrait ressentir l&apos;entourage de ce trio repose sur le d&amp;eacute;fi math&amp;eacute;matique, que notre &amp;Eacute;ric comme un seul homme perce de son oeil aiguis&amp;eacute; d&apos;analyste. Il reviendra d&apos;ailleurs sur cette beaut&amp;eacute; math&amp;eacute;matique &amp;agrave; la toute fin de son article, lorsque dans un moment de joute po&amp;eacute;tique, il se livre &amp;agrave; l&apos;analogie :&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;margin-left: 80px;&quot;&gt;Il existe en musique une figure de notation appel&amp;eacute; le triolet. Le triolet est compos&amp;eacute; de trois figures d&apos;&amp;eacute;gale dur&amp;eacute;e ; ce groupe ne vaut que deux de ces m&amp;ecirc;mes figures de notes. Ainsi trois croches en triolet ne valent que deux croches ou une noire. En musique, trois peuvent correspondre &amp;agrave; deux. Encore faut-il savoir lire la musique avant d&apos;en jouer. Et il est de ces musiques que l&apos;on pr&amp;eacute;f&amp;egrave;re entendre que jouer. (p. 59)&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Notre &amp;Eacute;ric - triomphant &amp;eacute;ducateur des masses - y va d&apos;une comparaison pour que ses lecteurs puissent reconna&amp;icirc;tre qu&apos;ils sont d&amp;eacute;j&amp;agrave; un tant soit peu familiers avec l&apos;existence des trios amoureux. Ben oui, heille, c&apos;est comme un triolet! Il fallait y penser! Remarquez surtout la fin de ce passage. On pr&amp;eacute;f&amp;egrave;re l&apos;entendre que de le jouer. &amp;Eacute;videmment, on s&apos;en tient loin! Le trio amoureux nous amuse. On d&amp;eacute;couvre son existence pendant quelques minutes dans &lt;em&gt;l&apos;Actualit&amp;eacute;, &lt;/em&gt;on rigole, on glousse en rougissant l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement et on revient &amp;agrave; sa vie. Le trio amoureux ne perturbe pas l&apos;ordre social, son organisation par couples. Il n&apos;&amp;eacute;branle rien. Il n&apos;est pour &amp;Eacute;ric Dupont qu&apos;un insignifiant triolet qu&apos;on jette &amp;agrave; la face du monde pour amuser les bourgeois, &lt;em&gt;une mode.&lt;/em&gt; Ce n&apos;est en rien &amp;eacute;tonnant. Si notre &amp;Eacute;ric &amp;eacute;tait un peu sensible aux profondeurs de l&apos;existence, il n&apos;aurait pas pu titrer impun&amp;eacute;ment son article avec la r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence &amp;agrave; &lt;em&gt;Jules et Jim&lt;/em&gt;. Le trio amoureux n&apos;est certes pas le boutte de la marde de la r&amp;eacute;bellion, son existence n&apos;est pas en soi une r&amp;eacute;volution. Non, non, non, le chemin vers la r&amp;eacute;volution est bien plus ardu que deux ou trois trios qui adoptent un mode de vie un peu &amp;agrave; l&apos;ext&amp;eacute;rieur des normes. N&apos;emp&amp;ecirc;che, il n&apos;est pas non plus un insignifiant triolet, il r&amp;eacute;side quand m&amp;ecirc;me en son sein quelque chose de plus gros, quelque chose d&apos;&amp;eacute;videmment bien trop gros pour les pages de &lt;em&gt;l&apos;Actualit&amp;eacute;&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une des techniques &amp;agrave; la mode chez les journalistes d&amp;eacute;pourvus autant d&apos;imagination que d&apos;id&amp;eacute;es est de recourir &amp;agrave; un autre, un m&amp;eacute;chant,  afin de &amp;laquo; nuancer &amp;raquo; la &amp;laquo; vision &amp;raquo; pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;e par l&apos;article. &amp;Eacute;ric Dupont frappe fort! Le m&amp;eacute;chant est un Torontois. Avec un Ontarien, l&apos;effet de style est toujours parfait, telle est sans doute la devise de notre homme. Il a un nom &amp;agrave; la fois tr&amp;egrave;s anglophone et sympathique : Rod. &amp;Eacute;ric ma&amp;icirc;trise &amp;agrave; merveille le proc&amp;eacute;d&amp;eacute;. Rod est le m&amp;eacute;chant qui annonce &amp;agrave; la place de notre doux &amp;eacute;crivain cette r&amp;eacute;v&amp;eacute;lation &amp;agrave; laquelle personne, oh non Monsieur, oh non Madame, n&apos;aurait pu penser jusque l&amp;agrave;: les couples &amp;agrave; trois ne peuvent fonctionner. Le m&amp;eacute;chant Torontois est aussi celui qui instruit notre &amp;Eacute;ric, et son lectorat, sur l&apos;affaire : &amp;laquo; Rod est un grand sceptique. Il m&apos;a expliqu&amp;eacute;, avec tout le cynisme que je lui connais, que les trios sont du dernier chic en Am&amp;eacute;rique du Nord &amp;raquo;. Il sait tout, notre cynique de service! Et gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; lui, on sait d&amp;eacute;sormais que cette histoire d&apos;amour, n&amp;eacute;e &amp;agrave; la proximit&amp;eacute; des bardeaux d&apos;asphalte, constitue un mouvement pour les gens branch&amp;eacute;s. Inutile de chercher plus loin, inutile d&apos;essayer de d&amp;eacute;montrer concr&amp;egrave;tement l&apos;&amp;eacute;tendu du pr&amp;eacute;tendu ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne, la parole de Rod, notre grand r&amp;eacute;sistant, tient lieu de v&amp;eacute;rit&amp;eacute; irr&amp;eacute;futable. Voil&amp;agrave; la morale de l&apos;histoire! Les trios amoureux ne sont qu&apos;une mode &amp;agrave; laquelle ne doit surtout pas c&amp;eacute;der le petit-bourgeois lecteur de &lt;em&gt;l&apos;Actualit&amp;eacute;&lt;/em&gt; qui n&apos;h&amp;eacute;site jamais, comme on le sait, &amp;agrave; d&amp;eacute;fendre son individualit&amp;eacute;. Le lecteur petit bourgeois de &lt;em&gt;l&apos;Actualit&amp;eacute;&lt;/em&gt;, qui n&apos;a jamais envisag&amp;eacute; d&apos;autre mode de vie que la monogamie, se voit donner soudain l&apos;occasion de devenir le v&amp;eacute;ritable marginal, celui qui refuse les modes. Non, il n&apos;y a plus de doute, le v&amp;eacute;ritable conformiste, celui auquel ne voudrait jamais ressembler le petit bourgeois le plus achev&amp;eacute;, le v&amp;eacute;ritable conformiste, celui qui c&amp;egrave;de aux modes, n&apos;est non pas le petit bourgeois lecteur de &lt;em&gt;l&apos;Actualit&amp;eacute;&lt;/em&gt;, oh non Monsieur, oh non Madame, mais plut&amp;ocirc;t l&apos;adepte de trios amoureux, d&apos;une de ces autres formes de curiosit&amp;eacute;s destin&amp;eacute;es &amp;agrave; ne pas survivre.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; style=&quot;visibility: hidden; position: relative;&quot; href=&quot;http://www.toutlemondeenblogue.com/index.aspx?c=15&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.ToutLeMondeEnBlogue.com/tagImage.aspx?id=1087&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title=&quot;Livejournal Tracker&quot; style=&quot;visibility: hidden; position: relative;&quot; href=&quot;http://www.createblog.com/tracker/index.php?id=35905&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; alt=&quot;Livejournal Tracker&quot; src=&quot;http://www.createblog.com/tracker/track35905.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title=&quot;Livejournal Layouts&quot; style=&quot;visibility: hidden; position: relative;&quot; href=&quot;http://www.createblog.com/layouts/index.php?layout=livejournal_layouts&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; alt=&quot;Livejournal Layouts&quot; src=&quot;http://www.createblog.com/images/link2.gif&quot; /&gt;&lt;/a&gt;</description>
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  <pubDate>Thu, 18 Dec 2008 12:36:10 GMT</pubDate>
  <title>Ménage-toi ! Il en restera bien du malheur assez pour te faire fondre les yeux </title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/122431.html</link>
  <description>Je ne le savais pas encore, mais mon Dominique a tout d&apos;un homme de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre. Ces jours-ci, il me fait de ces sc&amp;egrave;nes!&amp;nbsp;Il voit bien que je ne suis pas de marbre, alors il en rajoute encore plus. Ce gar&amp;ccedil;on &amp;agrave; peine adulte est d&amp;eacute;j&amp;agrave; fort habile. Je choisis le terme &amp;laquo; habile &amp;raquo; plut&amp;ocirc;t que &amp;laquo; manipulateur &amp;raquo;, puisque ce dernier comporte certaines connotations n&amp;eacute;gatives. Les intentions de Dominique sont toujours nobles bien s&amp;ucirc;r. Il vit pour de grandes fins objectives, une &amp;eacute;thique de la vie juste que notre petit monde de moyens ne sait plus d&amp;eacute;fendre. L&apos;autre soir, il voulait que je lui trouve &lt;em&gt;Les fr&amp;egrave;res Karamazov&lt;/em&gt;, dans la nouvelle traduction, avec un russe au chapeau poilu sur la couverture. Il m&apos;avait dit que s&apos;il commen&amp;ccedil;ait &lt;em&gt;Les fr&amp;egrave;res Karamazov, &lt;/em&gt;il allait abandonner &lt;em&gt;Voyage au bout de la nuit. &lt;/em&gt;Je ne veux surtout pas qu&apos;il laisse de c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de C&amp;eacute;line. Il a commenc&amp;eacute; sa manoeuvre pour obtenir le Dosto&amp;iuml;evski en me couvrant de baisers tout tendres et en r&amp;eacute;p&amp;eacute;tant : &amp;laquo; S&apos;il te pla&amp;icirc;t, s&apos;il te pla&amp;icirc;t &amp;raquo; sur un ton tout cuuute. Eh bien, non, justement &amp;ccedil;a ne me pla&amp;icirc;t pas qu&apos;il abandonne &lt;em&gt;Voyage au bout de la nuit. &lt;/em&gt;S&apos;il ne le termine pas, il ne sera pas jamais pr&amp;ecirc;t pour conna&amp;icirc;tre une des oeuvres les plus puissantes du vingti&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle :&lt;em&gt;&amp;nbsp;F&amp;eacute;&amp;eacute;ries pour une autre fois.&lt;/em&gt; En plus, il est &amp;agrave; la moiti&amp;eacute; du &lt;em&gt;Voyage&lt;/em&gt; et n&apos;a m&amp;ecirc;me lu encore le passage puissant o&amp;ugrave; Bardamu engueule le b&amp;eacute;b&amp;eacute; qui pleure :&amp;nbsp; &amp;laquo; Eh! ne te presse donc pas, petit cr&amp;eacute;tin, tu en auras toujours du temps pour gueuler ! Il en restera, ne crains rien, petit &amp;acirc;ne ! M&amp;eacute;nage-toi ! Il en restera bien du malheur assez pour te faire fondre les yeux et la t&amp;ecirc;te aussi et le reste encore si tu ne fais pas attention ! &amp;raquo;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apr&amp;egrave;s son petit jeu, somme toute inoffensif, il est pass&amp;eacute; aux arguments de taille. &amp;laquo; Tu me priverais donc de litt&amp;eacute;rature, tu peux faire &amp;ccedil;a Albertine, priver un jeune homme de litt&amp;eacute;rature. Retenir &lt;em&gt;Les fr&amp;egrave;res Karamazov &lt;/em&gt;en plus, alors que mon seul d&amp;eacute;sir est de le relire et d&apos;y accorder l&apos;attention la plus compl&amp;egrave;te. Que dira l&apos;Histoire?&amp;nbsp;Albertine Bouquet avait beau faire de grandes d&amp;eacute;clarations sur le pouvoir de la litt&amp;eacute;rature pour changer le monde, elle retenait &lt;em&gt;Les &lt;/em&gt;&lt;em&gt;fr&amp;egrave;res Karamazov &lt;/em&gt;pour elle et emp&amp;ecirc;chait les jeunes hommes d&amp;eacute;vou&amp;eacute;s et passionn&amp;eacute;s, denr&amp;eacute;e rare dans cette vie mutil&amp;eacute;e, d&apos;&amp;eacute;tudier comme il se doit Dosto&amp;iuml;evski, de le lire enfin dans cette nouvelle traduction. Tu as &amp;eacute;crit sur Internet que tes livres &amp;eacute;taient &amp;agrave; moi. Tu aurais donc menti. Je puis profiter de ton corps de salope comme je le d&amp;eacute;sire, mais pas de tes livres alors que tu oses pr&amp;eacute;tendre l&apos;inverse publiquement, t&apos;en vanter m&amp;ecirc;me! Allez, cherche-moi, &lt;em&gt;Les fr&amp;egrave;res Karamazov&lt;/em&gt;! Sinon tu seras objectivement responsable si jamais je me d&amp;eacute;sint&amp;eacute;resse de la litt&amp;eacute;rature. Tu ne voudrais surtout pas mourir avec un crime aussi terrible! &amp;raquo; &amp;Eacute;videmment, j&apos;ai c&amp;eacute;d&amp;eacute;. J&apos;&amp;eacute;tais pli&amp;eacute;e en deux sur le lit pendant tout son discours, je riais &amp;agrave; gorge d&amp;eacute;ploy&amp;eacute;e, me roulais sur le dos et me tapais sur les cuisses. Il aurait pu m&apos;embrasser et me supplier tant qu&apos;il le voulait, je n&apos;aurais jamais c&amp;eacute;d&amp;eacute;, mais un discours, alors l&amp;agrave;!&amp;nbsp;Avec sa rh&amp;eacute;torique, en plus! J&apos;&amp;eacute;tais K.O. Je fus bien forc&amp;eacute;e de lui donner &lt;em&gt;Les fr&amp;egrave;res Karamazov &lt;/em&gt;en me disant que je le torturerai &amp;agrave; mon tour pour le forcer &amp;agrave; lire C&amp;eacute;line. Il ne pourra pas y &amp;eacute;chapper!&amp;nbsp;Je suis aussi une manipulatrice de haut niveau!&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, il lisait fi&amp;egrave;rement ses &lt;em&gt;fr&amp;egrave;res Karamazov. &lt;/em&gt;Nous lisions, c&amp;ocirc;te &amp;agrave; c&amp;ocirc;te, sur le divan tranquillement depuis un moment d&amp;eacute;j&amp;agrave;, lorsque soudain, voyant l&apos;heure qui arrivait, il a repouss&amp;eacute; son livre. &amp;laquo; Ah non, je ne peux pas &amp;raquo; qu&apos;il a cri&amp;eacute; th&amp;eacute;&amp;acirc;tralement. Bon, bon, &amp;ccedil;a recommence, le voil&amp;agrave; qui s&apos;enflamme &amp;agrave; nouveau! Voyez, ce n&apos;est pas pour rien qu&apos;il est &amp;laquo; crieur &amp;raquo; et non chanteur dans un groupe de Screamo. &amp;laquo; Je ne peux pas partir travailler alors que je lis Dosto&amp;iuml;evski, c&apos;est trop atroce Albertine. Je n&apos;en reviens pas qu&apos;on me fasse &amp;ccedil;a, me contraindre &amp;agrave; laisser Dosto&amp;iuml;evski pour aller travailler. Au lieu de lire Dosto&amp;iuml;evski, je devrai donner mon temps pour un peu d&apos;argent, m&apos;ali&amp;eacute;ner, m&apos;abrutir. Je ne peux pas. Rappelle-moi de ne plus lire Dosto&amp;iuml;evski avant d&apos;aller travailler, c&apos;est trop souffrant pour un prol&amp;eacute;taire de lire Dosto&amp;iuml;evski et d&apos;&amp;ecirc;tre contraint &amp;agrave; aller s&apos;ali&amp;eacute;ner. Je devrais passer ma journ&amp;eacute;e &amp;agrave; ne lire que &lt;em&gt;Les fr&amp;egrave;res Karamazov&lt;/em&gt;. On ne devrait pas me forcer &amp;agrave; l&apos;abandonner. On ne peut pas faire un tel outrage &amp;agrave; un autre &amp;ecirc;tre humain, l&apos;obliger &amp;agrave; aller travailler alors qu&apos;il &amp;eacute;tudiait Dosto&amp;iuml;evski, alors qu&apos;il avait enfin entre les mains la nouvelle traduction. On m&apos;arrache &amp;agrave; mon livre pour aller travailler, on m&apos;arrache &amp;agrave; la vie. On me pi&amp;eacute;tine, on me tue, on m&apos;emp&amp;ecirc;che de relire &lt;em&gt;Les fr&amp;egrave;res Karamazov &lt;/em&gt;avec l&apos;attention la plus compl&amp;egrave;te, alors qu&apos;il n&apos;y a rien au monde de plus important que de relire &lt;em&gt;Les fr&amp;egrave;res Karamazov &lt;/em&gt;avec l&apos;attention la plus compl&amp;egrave;te. Rien. &amp;raquo;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description>
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  <pubDate>Wed, 17 Dec 2008 21:08:26 GMT</pubDate>
  <title>Avec un rien</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/122214.html</link>
  <description>Je reviens de l&apos;&amp;eacute;picerie, mes braves, et ne suis pas peu fi&amp;egrave;re! Avec un budget des plus limit&amp;eacute;, puisque j&apos;avais promis &amp;ccedil;a et l&amp;agrave; de rembourser mes dettes, je viens de faire une &amp;eacute;picerie qui sera, ma foi, fort savoureuse avec des aliments de qualit&amp;eacute;! Pour presque rien, je pourrai manger mieux que la plupart des gens. Je suis une femme! C&apos;est fait. &amp;Agrave; 28 ans, me voil&amp;agrave; une vraie femme et pas la fille du voisin!&amp;nbsp;Non, non, non. Celle de Madame Bouquet, elle-m&amp;ecirc;me, qui sait bien vivre avec peu. Comme des g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations de femmes qu&amp;eacute;b&amp;eacute;coises, je peux faire des miracles d&apos;un rien. J&apos;ai jou&amp;eacute; la rebelle pour me d&amp;eacute;tourner de mes origines, jouer &amp;agrave; la grande aristocrate avec de l&apos;argent imaginaire. Visa, Telus, Vid&amp;eacute;otron, Hydro-Qu&amp;eacute;bec m&apos;ont bien ramen&amp;eacute; aux ras les p&amp;acirc;querettes. Fille de prol&amp;eacute;taires, tu es, prol&amp;eacute;taire, tu seras! Puisqu&apos;on me saigne, il me faut faire face &amp;agrave; mon destin. Lorsque j&apos;&amp;eacute;tais toute petite, ma grand-m&amp;egrave;re m&apos;a d&amp;eacute;j&amp;agrave; montr&amp;eacute;e les vieux papiers de la famille. C&apos;&amp;eacute;tait essentiellement des contrats de mariage de forme quasi-identique :&amp;nbsp;Fran&amp;ccedil;ois Bouquet, cultivateur, fils d&apos;&amp;Eacute;tienne Bouquet, cultivateur, et ainsi de suite. Je me suis vraiment demand&amp;eacute;e ce jour-l&amp;agrave; si j&apos;allais devenir un &amp;eacute;crivain pour vrai. Devient-on &amp;eacute;crivain alors que tous nos anc&amp;ecirc;tres n&apos;ont &amp;eacute;t&amp;eacute; que des cultivateurs?&amp;nbsp;J&apos;ai toujours cru que les &amp;eacute;crivains avaient des origines extraordinaires et des destins fulgurants. Pour moi qui ai grandi dans la banlieue, il ne me semblait pas que j&apos;&amp;eacute;tais promise &amp;agrave; cela. Comme le dit si bien le gar&amp;ccedil;on &amp;agrave; peine adulte, la banlieue emp&amp;ecirc;che le sujet qui y habite de faire des exp&amp;eacute;riences, la banlieue est hostile &amp;agrave; l&apos;exp&amp;eacute;rience.</description>
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  <pubDate>Wed, 17 Dec 2008 17:01:06 GMT</pubDate>
  <title>Vêtement du passé</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/121858.html</link>
  <description>&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;350&quot; height=&quot;263&quot; src=&quot;http://pics.livejournal.com/mmelovecraft/pic/000d3y7q/s640x640&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;ai retrouv&amp;eacute; hier la camisole qui m&apos;a &amp;eacute;t&amp;eacute; fort utile pour s&amp;eacute;duire H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne il y a de cela bien des ann&amp;eacute;es. Elle n&apos;a rien de gothique comme vous le voyez. C&apos;est Madame Bouquet, elle-m&amp;ecirc;me, qui m&apos;a achet&amp;eacute;e ce v&amp;ecirc;tement de nuit. Il faut dire que votre Albertine, pute des putes aujourd&apos;hui, a &amp;eacute;t&amp;eacute; une jeune fille sage et timide, sans adolescence et premi&amp;egrave;re de classe &amp;agrave; l&apos;&amp;eacute;cole. Lorsque j&apos;ai rencontr&amp;eacute; H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne, j&apos;&amp;eacute;tais une nouvelle adulte tout aussi r&amp;eacute;serv&amp;eacute;e et discr&amp;egrave;te. Apr&amp;egrave;s ce fut le vice! Quelle vie de d&amp;eacute;bauche! Je dois quand m&amp;ecirc;me avouer que j&apos;avais &amp;eacute;t&amp;eacute; de tous temps une perverse. Je me souviens tr&amp;egrave;s bien de pens&amp;eacute;es sexuelles hardcore que j&apos;avais le soir dans mon lit &amp;agrave; quatre ou cinq ans. &amp;Ccedil;a concernait de l&apos;urine. Ne soyez pas d&amp;eacute;go&amp;ucirc;t&amp;eacute;s, je ne connaissais pas encore l&apos;existence du sperme et du jus de plotte! Au moins j&apos;avais compris que le sexe &amp;eacute;tait une affaire d&apos;&amp;eacute;change de fluides, quel instinct! D&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;agrave; quatre ou cinq ans, je voulais tout boire, tout go&amp;ucirc;ter. Selon la l&amp;eacute;gende que nous partageons, H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne et moi, elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; s&amp;eacute;duite par cette camisole, que j&apos;avais mis dans l&apos;espoir qu&apos;elle me baise. &amp;Agrave; l&apos;&amp;eacute;poque, mes v&amp;ecirc;tements cachaient mes seins et mes courbes. Elle a pu d&amp;eacute;couvrir pleinement l&apos;existence de mes seins ce jour-l&amp;agrave;, alors que ma camisole l&amp;eacute;g&amp;egrave;re les recouvrait &amp;agrave; peine. Nous n&apos;avions m&amp;ecirc;me pas vraiment bais&amp;eacute;. Je ne savais pas trop ce que je devais faire au lit avec une femme. H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne, l&apos;experte de la sexualit&amp;eacute; saphique, a eu peur de me brusquer. &amp;Ccedil;a ne m&apos;arrive plus maintenant qu&apos;un amant ait peur de me brusquer. Au contraire, personne n&apos;h&amp;eacute;site &amp;agrave; me traiter comme la chienne que je suis. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces jours-ci, lorsque je jouis, je pense &amp;agrave; enfoncer une queue dans des orifices. Je veux tout : enculer une femme, enculer un homme, fourrer une femme, me faire sucer par un homme, me faire sucer par une femme. Dans ma courte vie d&apos;h&amp;eacute;t&amp;eacute;rosexuelle, j&apos;ai toujours d&amp;eacute;sir&amp;eacute; enculer un homme. Pour tout vous dire, je suis obs&amp;eacute;d&amp;eacute;e depuis que j&apos;ai touch&amp;eacute; &amp;agrave; un cul par cette id&amp;eacute;e. Aujourd&apos;hui encore, elle me domine. Si j&apos;avais un p&amp;eacute;nis pendant une journ&amp;eacute;e, je serais la plus heureuse des femmes. Dieu que je fourrais des trous! Et des glory holes aussi, je veux tout essayer. J&apos;aimerais tellement savoir c&apos;est comment de vider ses couilles.&lt;/div&gt;</description>
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  <pubDate>Tue, 16 Dec 2008 16:58:47 GMT</pubDate>
  <title>Et toujours les femmes se donnent à leur libérateur!</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/121842.html</link>
  <description>&lt;em&gt;Et c&apos;est &amp;agrave; ce moment-l&amp;agrave; qu&apos;elle m&apos;a appris qu&apos;elle &amp;eacute;tait enceinte!&amp;nbsp;&amp;Ccedil;a m&apos;a rendu furieux. Elle s&apos;est mise &amp;agrave; pleurer, je suis parti. Apr&amp;egrave;s, je ne sais pas ce qui s&apos;est pass&amp;eacute;. J&apos;ai mis quelques jours &amp;agrave; comprendre. Et tout &amp;agrave; coup, j&apos;&amp;eacute;tais dans l&apos;autobus, j&apos;ai ressenti tr&amp;egrave;s profond&amp;eacute;ment quelque chose. C&apos;&amp;eacute;tait un sentiment inconnu et tr&amp;egrave;s fort. Une v&amp;eacute;ritable r&amp;eacute;v&amp;eacute;lation. Je me suis senti heureux tout d&apos;un coup. J&apos;ai eu envie de vivre avec elle, ce que je ne faisais pas depuis tr&amp;egrave;s longtemps. Envie de travailler, d&apos;avoir cet enfant. Je me suis pr&amp;eacute;cipit&amp;eacute; chez elle. Elle n&apos;&amp;eacute;tait pas l&amp;agrave;. Je l&apos;ai cherch&amp;eacute; partout, j&apos;ai t&amp;eacute;l&amp;eacute;phon&amp;eacute; &amp;agrave; toutes ses amies. Elle avait disparue. J&apos;ai fini par savoir. Elle ne voulait plus me voir. Elle se cachait. Elle disait qu&apos;elle ne m&apos;aimait plus. Vous savez quand on quitte quelqu&apos;un qu&apos;on a aim&amp;eacute;, il faut dire ce que j&apos;ai dit tout &amp;agrave; l&apos;heure : &amp;laquo; Adieu, je pars &amp;raquo; et disparaitre. Se cacher comme un criminel, c&apos;est ignoble. Tout &amp;agrave; coup, j&apos;avais l&apos;impression qu&apos;on faisait de moi un personnage de mauvais film, de m&amp;eacute;lodrame habillement agenc&amp;eacute;. Au moment o&amp;ugrave; un homme aime une femme, la femme qui l&apos;a aim&amp;eacute; jusqu&apos;&amp;agrave; l&amp;agrave; s&apos;aper&amp;ccedil;oit elle qu&apos;elle ne l&apos;aime plus. C&apos;est lamentable comme histoire. Je ne crois pas que la vie peut ressembler &amp;agrave; ces mondes myst&amp;eacute;rieux o&amp;ugrave; on peut plus revenir lorsque les portes se sont ferm&amp;eacute;es. J&apos;aurais pr&amp;eacute;f&amp;eacute;r&amp;eacute; qu&apos;elle meure, qu&apos;elle se suicide. Un peu plus tard, j&apos;ai appris qu&apos;elle avait avort&amp;eacute; et qu&apos;elle vivait avec le type qui l&apos;avait avort&amp;eacute; ou qui l&apos;avait aid&amp;eacute;e. C&apos;est pareil. Les avorteurs sont les nouveaux Robin des bois, les nouveaux chevaliers du Moyen &amp;acirc;ge. Ils ne d&amp;eacute;fendent plus la veuve et l&apos;orphelin, mais d&amp;eacute;livrent les femmes de cette chose ignoble qu&apos;elles ont dans le ventre. Le bistouri remplace l&apos;&amp;eacute;p&amp;eacute;e, la sonde remplace le sabre. Et toujours les femmes se donnent &amp;agrave; leur lib&amp;eacute;rateur! D&amp;eacute;cid&amp;eacute;ment, je n&apos;aime pas les h&amp;eacute;ros. La naus&amp;eacute;e est un malaise noble. Ce n&apos;est pas le nom qui convient &amp;agrave; cette poussi&amp;egrave;re, cette honte qui reste dans ma gorge, que je ne peux pas dig&amp;eacute;rer. Je ne veux pas recracher non plus. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Extrait d&apos;un des monologues d&apos;Alexandre (Jean-Pierre L&amp;eacute;aud) dans&lt;em&gt; La Maman et la putain&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description>
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  <lj:music>Diabologum - La Maman Et La Putain #3</lj:music>
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  <pubDate>Mon, 15 Dec 2008 15:37:38 GMT</pubDate>
  <title>Les menaces des entreprises</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/121430.html</link>
  <description>Mes tr&amp;egrave;s chers, je suis vraiment d&amp;eacute;sol&amp;eacute;e de la pr&amp;eacute;sence de la publicit&amp;eacute; sur mon blogue depuis quelques semaines. Ce n&apos;est pas d&amp;eacute;sir&amp;eacute;! En fait, je n&apos;ai pas pay&amp;eacute; mon compte de Livejournal parce que mes cartes de cr&amp;eacute;dit, oui mes cartes!, sont remplies. Je sais que je pourrais r&amp;eacute;gler le cas temporairement d&apos;une carte en allant quelques minutes, ou quelques heures, sur Ste-Catherine. Enfin, en y allant le temps n&amp;eacute;cessaire pour une fellation ou deux, je ne sais pas combien j&apos;aurais pour mes services. Ce n&apos;est pas l&apos;envie qui manque, bien s&amp;ucirc;r, mais pour le moment, je me retiens. De toute fa&amp;ccedil;on, j&apos;ai eu une belle conversation avec une employ&amp;eacute; de Visa Desjardins o&amp;ugrave; j&apos;ai r&amp;eacute;ussi &amp;agrave; n&amp;eacute;gocier une entente de paiement. Je dois faire un paiement important sur cette carte cette semaine. La menace des agences de recouvrement plane sur moi depuis quelques semaines. Je dois t&amp;eacute;l&amp;eacute;phoner &amp;agrave; toutes les compagnies, dont ma survie d&amp;eacute;pend, pour que des employ&amp;eacute;s des comptes &amp;agrave; recevoir acceptent de prendre des ententes de paiement avec moi. Je commence &amp;agrave; &amp;ecirc;tre une pro pour ce genre d&apos;appel. Je suis toujours extr&amp;ecirc;mement gentille, patiente et polie. Lorsque la madame de Visa m&apos;a demand&amp;eacute; pour quelle raison je n&apos;avais pay&amp;eacute; mes derniers comptes (les trois derniers pour &amp;ecirc;tre plus exacts), j&apos;ai seulement r&amp;eacute;pondu que je n&apos;avais pas l&apos;argent sur un ton neutre. Je ne sais pas si c&apos;&amp;eacute;tait le signal pour se lancer dans un m&amp;eacute;lodrame. Ce n&apos;est pas tellement mon genre, anyway! Je n&apos;avais aucune envie de pleurer devant les compagnies priv&amp;eacute;es. Elles se jouent de moi et peuvent me faire &amp;agrave; tout moment violence. Il me faut rester digne devant elles, elles ne m&amp;eacute;ritent certainement pas que je fasse un drame pour elles. Telus a coup&amp;eacute; mon t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone parce que mon compte &amp;eacute;tait en retard de deux mois... Deux mois, c&apos;est rien criss! Avec Telus, je me suis sauv&amp;eacute;e par la peau des fesses la semaine derni&amp;egrave;re de l&apos;agence de recouvrement. Le pouvoir des compagnies de cellulaire est vraiment effrayant! M&amp;ecirc;me chose pour Vid&amp;eacute;otron qui m&apos;a menac&amp;eacute;e de couper mon Internet pour deux mois en retard!&amp;nbsp;Je m&apos;en suis tir&amp;eacute;e aussi. J&apos;&amp;eacute;tais vraiment &amp;agrave; deux doigts de perdre Internet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vous raconte pas &amp;ccedil;a pour jouer la martyre. N&apos;e&amp;ucirc;t &amp;eacute;t&amp;eacute; de la publicit&amp;eacute; sur mon blogue, je vous aurais tenu&amp;nbsp; &amp;agrave; l&apos;ext&amp;eacute;rieur de cette partie de ma vie. Entre vous et moi, je dois cependant avouer que &amp;ccedil;a me pla&amp;icirc;t en un sens d&apos;&amp;ecirc;tre sous la menace des agences de recouvrement. Je suis stress&amp;eacute;e, bien s&amp;ucirc;r, &amp;ccedil;a affecte n&amp;eacute;gativement mes nuits. Cela dit, je me dis que cette exp&amp;eacute;rience horrible du monde capitaliste est essentielle aux &amp;eacute;crivains. Je crois que le vrai &amp;eacute;crivain ne peut que vivre sous la menace constante du monde capitaliste parce qu&apos;il le rejette et qu&apos;il esp&amp;egrave;re de toutes ses forces la lib&amp;eacute;ration de l&apos;&amp;ecirc;tre humain. Mon cr&amp;eacute;dit est sans doute &amp;agrave; chier, je ne vaux rien pour les entreprises financi&amp;egrave;res! Je ne vaux donc rien pour ce que d&amp;eacute;signons encore comme notre monde. Je suis rassur&amp;eacute;e de vivre d&amp;eacute;j&amp;agrave; dans un appartement de r&amp;ecirc;ve, puisqu&apos;avec ce cr&amp;eacute;dit &amp;agrave; chier, je serais sans doute bonne qu&apos;&amp;agrave; des lieux ex&amp;eacute;crables. Peu importe, je parviens toujours &amp;agrave; me sauver les fesses de tout. J&apos;ai confiance. Je m&apos;en sortirai. Monsieur et Madame Bouquet sont tenus &amp;agrave; l&apos;ext&amp;eacute;rieur de &amp;ccedil;a. S&apos;ils savaient, ils seraient morts d&apos;angoisse pour moi. Ce n&apos;est pas n&amp;eacute;cessairement de s&apos;en faire pour moi. Je suis sans doute une des rares personnes qui arrivent &amp;agrave; prendre avec le sourire ce genre de situation de crise.</description>
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  <pubDate>Wed, 10 Dec 2008 14:18:03 GMT</pubDate>
  <title>Pseudo-Lara Croft</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/121240.html</link>
  <description>Je voulais porter absolument mes pantalons militaires hier. Des pantalons noirs, pas des camouflages comme les policiers de la ville de Montr&amp;eacute;al! Ce sont des pantalons d&apos;homme, que j&apos;ai vraiment achet&amp;eacute; dans une section pour hommes dans mon jeune temps, alors que j&apos;&amp;eacute;tais toute une rebelle! &amp;Agrave; l&apos;&amp;eacute;poque, H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne m&apos;avait offert &amp;agrave; mon anniversaire un vraie veste militaire kaki du surplus d&apos;arm&amp;eacute;e sur laquelle j&apos;avais fi&amp;egrave;rement cousue une patch gothique. Je voulais un pantalon pour avoir un kit complet, mon kit pour la r&amp;eacute;volution &amp;agrave; venir. Je suis d&amp;eacute;j&amp;agrave; habill&amp;eacute;e pour les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements, si jamais &amp;ccedil;a arrive, il ne me restera qu&apos;&amp;agrave; apprendre &amp;agrave; tirer. Je ne porte jamais ce pantalon puisqu&apos;il est le v&amp;ecirc;tement le moins sexe de ma garde-robe, m&amp;ecirc;me qu&apos;il fait descendre consid&amp;eacute;rable mon sex-appeal. C&apos;est contre-indiqu&amp;eacute; de le porter si j&apos;esp&amp;egrave;re du sexe! Puisque je souhaite un co&amp;iuml;t &amp;agrave; tout moment, je ne le sors plus de ma garde-robe. J&apos;ai pass&amp;eacute; une partie de l&apos;avant-midi hier &amp;agrave; chercher un chandail qui pourrait sauver mon pantalon de l&apos;oubli. J&apos;ai trouv&amp;eacute; deux possibilit&amp;eacute;s : soit une camisole miniature qui met vraiment de l&apos;avant mes seins et ma taille, ou soit une chemise propre de jeune fille sage!&amp;nbsp;H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne venait me rejoindre en soir&amp;eacute;e. C&apos;&amp;eacute;tait l&apos;occasion r&amp;ecirc;v&amp;eacute;e pour essayer mes combinaisons. J&apos;ai commenc&amp;eacute; par la chemise propre de jeune fille sage. Elle n&apos;a pas eu l&apos;air d&amp;eacute;go&amp;ucirc;t&amp;eacute;. Je l&apos;ai enlev&amp;eacute; pendant la soir&amp;eacute;e. Je ne portais plus que ma camisole &amp;laquo; seins de l&apos;avant &amp;raquo; et mon pantalon. Et victoire!&amp;nbsp;Elle s&apos;est exclam&amp;eacute;e :&amp;nbsp;&amp;laquo; T&apos;es donc ben sexy! &amp;raquo; Elle a ajout&amp;eacute; peu de temps apr&amp;egrave;s que j&apos;avais l&apos;air vraiment lesbienne. En autant que &amp;ccedil;a ne soit pas trop un look de camionneuse,&amp;nbsp; &amp;ccedil;a devrait aller. Je peux bien avoir l&apos;air un peu lesbienne le temps d&apos;une soir&amp;eacute;e &amp;agrave; la maison.&amp;nbsp;</description>
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  <pubDate>Wed, 03 Dec 2008 14:59:59 GMT</pubDate>
  <title>L&apos;attaque</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/120960.html</link>
  <description>Je me suis r&amp;eacute;veill&amp;eacute;e en sursaut cette nuit. Il devait &amp;ecirc;tre minuit et demi ou une heure du matin et le d&amp;eacute;but de Dig!!!&amp;nbsp;Lazarus Dig!!! r&amp;eacute;sonnait dans mon appartement. J&apos;ai paniqu&amp;eacute;. Je me sentais comme dans un film d&apos;horreur lorsque le tueur met de la musique &amp;agrave; tue-t&amp;ecirc;te dans la maison tout juste avant de commettre ses meurtres. De toute &amp;eacute;vidence, j&apos;allais mourir.&amp;nbsp; Je suis sortie de ma chambre, pr&amp;ecirc;te &amp;agrave; sauter sur le tueur. Je ne sais pas d&apos;o&amp;ugrave; me venait cet instinct pour prot&amp;eacute;ger ma vie. Ou plut&amp;ocirc;t, je sais trop bien d&apos;o&amp;ugrave; il me vient! Si je n&apos;avais pas &amp;eacute;t&amp;eacute; concentr&amp;eacute;e sur notre tueur, je lui aurais r&amp;eacute;p&amp;eacute;t&amp;eacute; que &amp;ccedil;a ne servait &amp;agrave; rien qu&apos;il allait mourir bien avant moi, qu&apos;il n&apos;existerait m&amp;ecirc;me jamais et qu&apos;on l&apos;oublierait. &amp;Ccedil;a s&apos;oublie vite. Surtout pour moi. Dominique &amp;eacute;tait l&amp;agrave;, devant moi, assis sur mon divan. Il &amp;eacute;tait plus paniqu&amp;eacute; que moi. Dominique avait ouvert Itunes en oubliant d&apos;enlever l&apos;option qui relie mon ordinateur aux hauts-parleurs sans fil. La musique continuait donc de retentir dans mon salon. Il &amp;eacute;tait devant l&apos;ordinateur sans trop savoir quoi faire. J&apos;ai ferm&amp;eacute; les hauts-parleurs en h&amp;acirc;te. Il n&apos;est tellement pas geek! C&apos;est toujours troublant d&apos;&amp;ecirc;tre plus geek que son homme. Je dis &amp;ccedil;a, mais j&apos;adore &amp;ccedil;a. Je pr&amp;eacute;f&amp;egrave;re qu&apos;il soit un musicien punk qu&apos;un geek. Je jouerai seule avec H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne &amp;agrave; mes jeux vid&amp;eacute;o. J&apos;ai vu ce matin qu&apos;il avait essay&amp;eacute; de mettre le disque de Nick Cave dans mon lecteur RSS avant d&apos;ouvrir Itunes. Il accusera mon Macbook comme d&apos;habitude d&apos;&amp;ecirc;tre responsable de tous les probl&amp;egrave;mes et je lui r&amp;eacute;p&amp;eacute;terai encore qu&apos;un Mac, c&apos;est user friendly! Mon lecteur RSS ne ressemble pas &amp;agrave; Itunes!&amp;nbsp;</description>
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  <lj:music>Einstürzende Neubauten - Die Explosion im Festspielhaus, Rammstein - Mutter</lj:music>
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  <pubDate>Wed, 03 Dec 2008 03:18:21 GMT</pubDate>
  <title>L&apos;annonce d&apos;un viol</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/120687.html</link>
  <description>Je me dois de vous rapporter une conversation que j&apos;ai entendue dans l&apos;autobus vers 20h10 ce soir. L&apos;Histoire m&apos;en voudrait si je ne le faisais pas! La sc&amp;egrave;ne que je dois consigner ici m&amp;ecirc;me s&apos;est d&amp;eacute;roul&amp;eacute;e &amp;agrave; Montr&amp;eacute;al dans la 125 Ontario. Nous &amp;eacute;tions entre le Centre-Sud et Hochelaga. Un jeune homme enla&amp;ccedil;ant celle qui semblait &amp;ecirc;tre sa copine a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; sur un ton fort peu exalt&amp;eacute;, alors que selon moi l&apos;exaltation e&amp;ucirc;t &amp;eacute;t&amp;eacute; de mise, &amp;laquo; Sophie Calle, je vais l&apos;attacher dans son lit et la violer &amp;raquo;. Il n&apos;y a pas eu de r&amp;eacute;actions de la part des autres passagers qui ne devaient m&amp;ecirc;me pas comprendre qu&apos;on &amp;eacute;voquait ici une artiste. Un jeune homme peut d&amp;eacute;clarer sans probl&amp;egrave;me dans la 125 Ontario qu&apos;il projette de violer une femme en l&apos;attachant dans son lit. C&apos;est toujours troublant de sentir &amp;agrave; quel point les gens sont morts. Enfin passons! Il y aurait tant &amp;agrave; dire sur l&apos;absence de vitalit&amp;eacute; des transports en commun, et que dire de l&apos;absence de vitalit&amp;eacute; de ce qu&apos;on nous propose comme la vie. Apr&amp;egrave;s sa d&amp;eacute;claration choc, le futur violeur a ensuite pr&amp;eacute;cis&amp;eacute; &amp;agrave; sa douce compagne que c&apos;&amp;eacute;tait l&apos;objet de sa prochaine exposition. J&apos;ai eu un scoop sur une exposition. Je ne pouvais pas garder &amp;ccedil;a pour moi. On ne s&apos;attend pas &amp;agrave; avoir des primeurs artistiques de cette nature dans la 125.</description>
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  <pubDate>Tue, 02 Dec 2008 04:06:20 GMT</pubDate>
  <title>La vengeance du mort prochain</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/120534.html</link>
  <description>Mon sang s&apos;&amp;eacute;paissit. Si &amp;ccedil;a continuait ainsi, mon sang s&apos;immobiliserait et c&apos;en serait fini de moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Si tu ne me liquides pas, je te supprimerai, dit-il. Il n&apos;y a pas de place pour nous deux, &amp;ccedil;a ne fait pas de doute. Alors je t&apos;&amp;eacute;liminerai sans remords, fucker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Comme si j&apos;avais m&amp;ecirc;me h&amp;eacute;sit&amp;eacute; un seul instant...</description>
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  <lj:music>The Mars Volta - Asilos Magdalena</lj:music>
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  <pubDate>Tue, 02 Dec 2008 03:25:12 GMT</pubDate>
  <title>L&apos;expérience de la douleur</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/120269.html</link>
  <description>L&apos;autre jour, j&apos;ai v&amp;eacute;cu une &amp;eacute;motion &amp;eacute;trange, que j&apos;eusse pr&amp;eacute;f&amp;eacute;r&amp;eacute; ne pas conna&amp;icirc;tre. Je dormais en cuill&amp;egrave;re avec H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne. Je me suis lev&amp;eacute;e pour aller &amp;agrave; la salle de bain. J&apos;ai essay&amp;eacute; en vain d&apos;uriner. J&apos;avais envie, mais &amp;ccedil;a ne sortait pas. J&apos;ai m&amp;ecirc;me ouvert le lavabo pour me stimuler. Rien &amp;agrave; faire. Lorsque je suis revenue dans sa chambre, je l&apos;ai regard&amp;eacute; sur son lit et je me suis demand&amp;eacute;e si je pouvais y retourner, si elle allait encore se coller contre mon corps. Peut-&amp;ecirc;tre avait-elle d&amp;eacute;cid&amp;eacute; pendant les quelques secondes o&amp;ugrave; j&apos;urinais en vain que tout &amp;eacute;tait termin&amp;eacute;, que nous allions plus jamais nous revoir, comme il fut d&amp;eacute;j&amp;agrave; question par le pass&amp;eacute;. C&apos;&amp;eacute;tait absurde, elle dormait. J&apos;ai pourtant senti tr&amp;egrave;s fort pendant quelques secondes qu&apos;elle allait m&apos;abandonner et je ne suis pas retourn&amp;eacute;e dans son lit. Je me suis couch&amp;eacute;e sur son divan et j&apos;ai essay&amp;eacute; de fermer les yeux. &amp;Agrave; peine m&apos;&amp;eacute;tais-je &amp;eacute;tendue sur le divan que la voix de la belle endormie retentissait me demandant de l&apos;autre c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de la porte ce que je crissais. Je n&apos;osais pas lui avouer que j&apos;avais ressentie de fa&amp;ccedil;on tr&amp;egrave;s profonde qu&apos;elle pourrait m&apos;abandonner. C&apos;&amp;eacute;tait si intense que j&apos;avais l&apos;impression d&apos;&amp;ecirc;tre abandonn&amp;eacute;e, j&apos;en tremblais sur son divan, je tremblais en sentant de la douleur provoqu&amp;eacute;e par son absence. Je ne pouvais pas lui d&amp;eacute;crire toute la souffrance que j&apos;avais v&amp;eacute;cue entre la salle de bain et sa chambre. Je me suis couch&amp;eacute;e contre elle et me suis endormie dans ses bras en me promettant de ne jamais lui raconter.</description>
  <comments>http://desir-obscur.livejournal.com/120269.html</comments>
  <lj:music>The Mars Volta -  Asilos Magdalena</lj:music>
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  <pubDate>Mon, 01 Dec 2008 15:13:15 GMT</pubDate>
  <title>La masse uniforme et unanime</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/119989.html</link>
  <description>Bon, bon, &amp;ccedil;a s&apos;&amp;eacute;nerve ce monde-l&amp;agrave; de Loft Story!&amp;nbsp;La journ&amp;eacute;e m&amp;ecirc;me o&amp;ugrave; je publie un texte sur ma lofteuse, il faut que tous se liguent contre elle au Gala! Louise Deschatelets, porte-parole de l&apos;Empire du bien sur les ondes de TQS, vient de cet enfer pav&amp;eacute; de bonnes intentions. Pouss&amp;eacute;e par ses principes, elle n&apos;h&amp;eacute;site pas &amp;agrave; commettre les pires violences au nom d&apos;une morale d&amp;eacute;g&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute;e branch&amp;eacute;e sur le gros bon sens (oui, le m&amp;ecirc;me que Pauline, le m&amp;ecirc;me qui devrait servir &amp;agrave; Pauline pour diriger le Qu&amp;eacute;bec!). Elle se sert de son jugement, d&amp;eacute;tach&amp;eacute; de la th&amp;eacute;orie, d&amp;eacute;tach&amp;eacute; de toutes r&amp;eacute;flexions, pour livrer &amp;agrave; la t&amp;eacute;l&amp;eacute; ses analyses dangereuses. Contre ma Genevi&amp;egrave;ve, elle n&apos;a jamais h&amp;eacute;sit&amp;eacute;. Contre Mihaela non plus, elle &amp;eacute;tait d&amp;eacute;cha&amp;icirc;n&amp;eacute;e. Elle a m&amp;ecirc;me os&amp;eacute; dire en onde que Mihaela &amp;eacute;tait peut-&amp;ecirc;tre vierge, que &amp;ccedil;a expliquait son comportement avec les hommes. En fait, elle disait que &amp;ccedil;a expliquait qu&apos;elle ne succombe pas aux charmes des imb&amp;eacute;ciles du Loft. Genevi&amp;egrave;ve, pour sa part, soulevait le d&amp;eacute;go&amp;ucirc;t g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral. Tous les pan&amp;eacute;listes &amp;eacute;taient unanimes, et le pauvre S&amp;eacute;bastien qui cherche &amp;agrave; jouer le jeune homme de bon go&amp;ucirc;t tout en soutenant son personnage de m&amp;eacute;chant, &amp;eacute;tait &amp;agrave; court d&apos;arguments. Il n&apos;y a rien de pire que la masse uniforme et unanime. S&amp;eacute;bastien ne cessait de r&amp;eacute;p&amp;eacute;ter que si on parle de Genevi&amp;egrave;ve, c&apos;est qu&apos;elle fait le show et donc qu&apos;elle est une bonne lofteuse. Tout le monde parle de son mauvais caract&amp;egrave;re et du contraste avec ses beaux sourires au confessionnal. Je la comprends de sourire au confessionnal. Elle est enfin seule, loin de tous ceux qui la rejettent et la d&amp;eacute;go&amp;ucirc;tent. &amp;Ccedil;a me semble logique. Il ne reste qu&apos;une semaine de Loft Story et je suis heureuse. Je pourrai recommencer &amp;agrave; ne plus ouvrir ma t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision. Je suis rendue au point o&amp;ugrave; c&apos;est devenu une drogue, j&apos;ai besoin de ma dose de Loft, m&amp;ecirc;me si je suis tann&amp;eacute;e de regarder la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision.&amp;nbsp;</description>
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  <pubDate>Sun, 30 Nov 2008 17:32:19 GMT</pubDate>
  <title>Ma Lofteuse!</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/119632.html</link>
  <description>J&apos;ai ma lofteuse, enfin! Loft Story se terminera bient&amp;ocirc;t et je souhaite une victoire de Genevi&amp;egrave;ve. L&apos;an dernier, vous le savez, j&apos;ai eu un coup de foudre pour la belle Cristelle d&amp;egrave;s le premier gala. Cette ann&amp;eacute;e, je me disais que tout le monde dans le loft &amp;eacute;tait sans int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t, sauf Mihaela que je trouvais &amp;eacute;l&amp;eacute;gante et intelligente dans les circonstances bien particuli&amp;egrave;res de ce beau programme. Ah mais Genevi&amp;egrave;ve! Vendredi dernier, elle avait un look Lara Croft pour la partie de poker. Vous vous en doutez, je n&apos;ai rien manqu&amp;eacute; de son d&amp;eacute;collet&amp;eacute;. Hier encore, le d&amp;eacute;collet&amp;eacute; &amp;eacute;tait de mise! Mais ses seins ne sont pas les seuls attributs qui m&apos;int&amp;eacute;ressent chez sa personne, non non non! C&apos;est pendant la fameuse Guerre des sexe que nous avons connu la vraie Genevi&amp;egrave;ve. Avant je la trouvais absente et sans &amp;eacute;nergie, il faut dire qu&apos;elle se tenait avec la fameuse Cinny, grand ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne du Loft. Puisque Cinny est une idiote, si b&amp;ecirc;te qu&apos;il est impossible de masquer sa stupidit&amp;eacute;, toutes les spectatrices trippaient dessus. Elles se reconnaissent tous dans cette niaiseuse qui pleure parce qu&apos;elle n&apos;a pas eu le temps de prendre son maquillage ou de changer ses bottes. Cinny hurlait toujours comme une conne &amp;agrave; la moindre contrari&amp;eacute;t&amp;eacute;. Le public f&amp;eacute;minin aime &amp;ccedil;a, il se voit dans la figure de l&apos;hyst&amp;eacute;rique de bas &amp;eacute;tage. Genevi&amp;egrave;ve s&apos;est d&amp;eacute;tach&amp;eacute;e de Cinny pendant la Guerre des sexes, grand moment du Loft, il va s&apos;en dire! Genevi&amp;egrave;ve n&apos;&amp;eacute;tait tellement plus capable d&apos;endurer les pleurs de l&apos;&amp;eacute;gocentrique Cinny qu&apos;elle s&apos;est montr&amp;eacute;e sous son vrai jour. Elle a demand&amp;eacute; d&apos;&amp;ecirc;tre &amp;eacute;chang&amp;eacute;e dans l&apos;&amp;eacute;quipe des gars tellement toutes les filles lui tapaient sur les nerfs. Elle avait bien raison. Elle a exprim&amp;eacute; avec brio son m&amp;eacute;pris pour certains comportements du Loft et s&apos;est d&amp;eacute;tach&amp;eacute;e du groupe peu &amp;agrave; peu. Lors du jeu c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre o&amp;ugrave; les lofteurs devaient avoir un handicap, Genevi&amp;egrave;ve a h&amp;eacute;rit&amp;eacute; de la surdit&amp;eacute;. Elle &amp;eacute;tait fort heureuse de son handicap et disait &amp;agrave; quel point elle &amp;eacute;tait bien dans le silence. Elle a pass&amp;eacute; la journ&amp;eacute;e de ce jeu &amp;agrave; s&apos;isoler de plus en plus, jusqu&apos;&amp;agrave; &amp;ecirc;tre exclue du groupe. Exclue par des lofteurs, &amp;ccedil;a fait de Genevi&amp;egrave;ve une grande personne, &amp;ccedil;a fait de son passage un &amp;eacute;v&amp;eacute;nement! Elle tient le coup malgr&amp;eacute; tout, m&amp;ecirc;me si elle re&amp;ccedil;oit la violence du groupe. Elle a m&amp;ecirc;me r&amp;eacute;ussi &amp;agrave; mettre dans son coin le niais Kevin, l&apos;&amp;eacute;lu, en usant un peu d&apos;intelligence avec lui. Vous savez maintenant l&apos;essentiel de la belle Genevi&amp;egrave;ve. Elle est sexy, un peu masculine, aime le silence, use d&apos;intelligence pour montrer la b&amp;ecirc;tise des idiots. Quelle femme! De toute &amp;eacute;vidence, elle m&amp;eacute;rite de gagner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus, j&apos;ai ma th&amp;eacute;orie sur Genevi&amp;egrave;ve. Elle est bisexuelle, &amp;ccedil;a me semble &amp;eacute;vident. Je l&apos;ai observ&amp;eacute;e attentivement. Elle le sait sans doute d&apos;ailleurs, elle n&apos;a pas l&apos;air d&apos;une bisexuelle qui s&apos;ignore. &amp;Eacute;videmment, vous me direz que &amp;ccedil;a me plait de le croire. Bien s&amp;ucirc;r que &amp;ccedil;a me plait, &amp;ccedil;a fait mouiller ma culotte encore plus. J&apos;&amp;eacute;tais bien inond&amp;eacute;e lorsque je me suis rendue compte qu&apos;elle devait &amp;ecirc;tre bisexuelle. Il fallait voir les yeux de Genevi&amp;egrave;ve sur Mihaela lorsqu&apos;elle dansait au superbe spectacle de talents du Loft. Elle n&apos;avait pas les yeux habituels des filles. Les filles sont connes et toujours jalouses des super chicks comme Mihaela. Mihaela, c&apos;est la femme unanimement hot. J&apos;aime bien la regarder, mais je ne suis pas excit&amp;eacute;e par ce type de femme. Jamais comme par Genevi&amp;egrave;ve, bien s&amp;ucirc;r! Mais si j&apos;avais eu Mihaela qui dansait devant moi, j&apos;aurais sans doute eu le m&amp;ecirc;me regard que Genevi&amp;egrave;ve, un regard &amp;agrave; la fois charm&amp;eacute; et amus&amp;eacute;. Les autres filles lui lan&amp;ccedil;aient des regards de jalouses qui savent &amp;agrave; quel point ce type de spectacle fait bander les hommes autour. Et les lofteurs, on n&apos;en parle pas! Ils sont sans classe. Ils bavaient comme des cons en regardant les hanches et le ventre de Mihaela. Si au moins les lofteurs &amp;eacute;taient r&amp;eacute;ellement vulgaires, j&apos;aimerais &amp;ccedil;a, comme le sexy rockabilly de Scrap Metal Montr&amp;eacute;al. Mais non, ils n&apos;exposeraient jamais un d&amp;eacute;sir aussi grossi&amp;egrave;rement. Ils sont des d&amp;eacute;go&amp;ucirc;tants de bon go&amp;ucirc;t, c&apos;est encore plus d&amp;eacute;go&amp;ucirc;tant! Aaaah mais la belle Genevi&amp;egrave;ve, sans doute bisexuelle en plus!</description>
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  <lj:music>Nick Cave - Dig!!! Lazarus Dig!!!</lj:music>
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  <guid isPermaLink='true'>http://desir-obscur.livejournal.com/119550.html</guid>
  <pubDate>Tue, 25 Nov 2008 15:03:15 GMT</pubDate>
  <title>Pis toé, mon garçon manqué!</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/119550.html</link>
  <description>H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne est all&amp;eacute;e chercher des cigarettes hier. Nous avions envie de fumer. &amp;Ccedil;a me donnait mal au coeur de penser &amp;agrave; fumer, mais fuck, il n&apos;y a pas de mal &amp;agrave; empoisonner ce qui doit mourir. Elle est revenue du d&amp;eacute;panneur en d&amp;eacute;clarant : &amp;laquo; Criss qu&apos;ils sont trash &amp;raquo;. M&amp;ecirc;me si H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne adore vivre dans un des quartiers les plus pauvres de la ville - du Qu&amp;eacute;bec m&amp;ecirc;me! -, elle ne pourrait y survivre sans exprimer sa col&amp;egrave;re. On s&apos;y compla&amp;icirc;t toutes les deux dans notre col&amp;egrave;re. Je reviendrai sans doute sur ce sujet bient&amp;ocirc;t. Je lis en ce moment m&amp;ecirc;me &lt;em&gt;Col&amp;egrave;re et temps &lt;/em&gt;de Peter Sloterdijk. Elle n&apos;a pas tard&amp;eacute; &amp;agrave; me raconter la sc&amp;egrave;ne du d&amp;eacute;panneur. Une femme qu&apos;environ quarante ans, sans doute une prostitu&amp;eacute;e, ou une ancienne prostitu&amp;eacute;e, habill&amp;eacute;e avec des bottes vulgaires et un manteau de pitoune &amp;agrave; jocks &amp;eacute;tait au d&amp;eacute;panneur avec ses deux jeunes ni&amp;egrave;ces. Une des petites filles qui devait avoir  11-12 ans &amp;eacute;tait aussi habill&amp;eacute;e avec des bottes vulgaires et un manteau de pitoune &amp;agrave; jocks, un truc court noir avec un &amp;eacute;lastique large &amp;agrave; la taille et avec de la dorure partout. Sa soeur plus jeune d&apos;un an ou deux &amp;eacute;tait fort diff&amp;eacute;rente. Au lieu d&apos;avoir des bottes et un manteau de &amp;laquo; pute pr&amp;eacute;pub&amp;egrave;re &amp;raquo; comme sa soeur, elle avait des bottes d&apos;hiver d&apos;enfant et un manteau long un peu trop grand pour elle. Sa tante, la vielle pute, lui caressait le derri&amp;egrave;re de la t&amp;ecirc;te et en lui demandant &amp;laquo; Pis to&amp;eacute;, mon gar&amp;ccedil;on manqu&amp;eacute;, qu&amp;eacute; c&amp;eacute; tu prends? &amp;raquo;. H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne me racontant l&apos;histoire s&apos;est &amp;eacute;cri&amp;eacute;e &amp;agrave; ce point-ci de son r&amp;eacute;cit : &amp;laquo; C&amp;acirc;lisse, c&apos;est pas un gar&amp;ccedil;on manqu&amp;eacute;, c&apos;est une enfant!! Elle ne renie pas sa f&amp;eacute;minit&amp;eacute; en ne s&apos;habillant pas en pute comme vous, elle exprime juste le fait qu&apos;elle est une enfant! &amp;raquo; Je me suis coll&amp;eacute;e contre H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne. Nous nous sommes allum&amp;eacute;es une cigarette pour r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chir &amp;agrave; tout &amp;ccedil;a en silence. H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne me disait r&amp;eacute;cemment qu&apos;Adorno explique tr&amp;egrave;s clairement dans la &lt;em&gt;Dialectique n&amp;eacute;gative &lt;/em&gt;que la seule fa&amp;ccedil;on de r&amp;eacute;aliser l&apos;id&amp;eacute;al de lib&amp;eacute;ration de l&apos;homme de Hegel ou de Marx (des deux en fait) est de pr&amp;eacute;server l&apos;exp&amp;eacute;rience du sujet avec le monde. Il nous faut donc souffrir et comprendre la douleur de cette exp&amp;eacute;rience du monde qu&apos;H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne a ressentie &amp;agrave; ce moment-l&amp;agrave;. Hochelaga n&apos;est pas le seul quartier garant des exp&amp;eacute;riences de monde. Elles sont partout dans tous les quartiers de Montr&amp;eacute;al. J&apos;ai l&apos;impression qu&apos;il y a toutefois quelques chose qui fait qu&apos;on sent plus la violence dans les quartiers pauvres, malgr&amp;eacute; l&apos;ali&amp;eacute;nation. &amp;Agrave;&amp;nbsp;mon avis, l&apos;horreur est toutefois bien plus terrible au centre-ville de Montr&amp;eacute;al qu&apos;&amp;agrave; Hochelaga. &lt;br /&gt;&amp;nbsp;</description>
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  <lj:music>Ramones - I Wanna be your Boyfriend</lj:music>
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  <pubDate>Sun, 23 Nov 2008 22:11:35 GMT</pubDate>
  <title>Test</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/119082.html</link>
  <description>&lt;img width=&quot;350&quot; src=&quot;http://pics.livejournal.com/mmelovecraft/pic/000cz831/s640x640&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh ben! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description>
  <comments>http://desir-obscur.livejournal.com/119082.html</comments>
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  <pubDate>Sat, 22 Nov 2008 20:21:03 GMT</pubDate>
  <title>La soirée Adrénaline</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/118881.html</link>
  <description>Quelle soir&amp;eacute;e magnifique, nous avons eu hier H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne et moi! Nous avons d&amp;eacute;but&amp;eacute; avec la routine : Loft Story! Ben, oui, je regarde encore &amp;ccedil;a! C&apos;est la seule &amp;eacute;mission que je suis religieusement. La seule! Il n&apos;y a pas &amp;agrave; dire, j&apos;ai du go&amp;ucirc;t! Apr&amp;egrave;s Loft Story, nous &amp;eacute;tions compl&amp;egrave;tement &amp;eacute;puis&amp;eacute;es et toutes coll&amp;eacute;es. Incapables de nous lever pour &amp;eacute;teindre ma vieille t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision (je n&apos;ai pas de t&amp;eacute;l&amp;eacute;commande), nous sommes rest&amp;eacute;es assises devant la soir&amp;eacute;e Adr&amp;eacute;naline de TQS! C&apos;&amp;eacute;tait superbe! Je sais ce que je ferai de mes prochains vendredis soirs. H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne et moi, nous serons au rendez-vous! Nous avons de toute &amp;eacute;vidence assez de testost&amp;eacute;rone pour suivre ces beaux programmes qui s&apos;adressent aux hommes bien virils et aux lesbiennes.&amp;nbsp; &amp;Agrave; part H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne et moi, il n&apos;y a que le gar&amp;ccedil;on &amp;agrave; peine adulte qui peut comprendre le plaisir de la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision tr&amp;egrave;s trash! Tant qu&apos;&amp;agrave; regarder quelque chose, &amp;eacute;coutons le pire! Telle &amp;eacute;tait notre devise lors de la soir&amp;eacute;e Adr&amp;eacute;naline de TQS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle d&amp;eacute;butait avec Scrap Metal Montr&amp;eacute;al, une &amp;eacute;mission de chars anim&amp;eacute;e par un sexy dude rockabilly. Avec une vieille cadillac des ann&amp;eacute;es soixante, plusieurs hommes motiv&amp;eacute;s, men&amp;eacute;s par un vieux sage de la m&amp;eacute;canique, reconstruisaient un nouveau v&amp;eacute;hicule. Le char &amp;agrave; la fin &amp;eacute;tait tellement beau. Nous bavions litt&amp;eacute;ralement. Il &amp;eacute;tait noir avec des toiles d&apos;araign&amp;eacute;es toutes cutes sur les c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s. Nous avions aussi bav&amp;eacute; pendant l&apos;&amp;eacute;mission alors que des pitounes pas super jolies, mais avec des &amp;laquo; corps d&apos;enfer &amp;raquo; se d&amp;eacute;hanchaient &amp;agrave; poil pour laver le char. Elles avaient des grosses boules, vous conviendrez avec moi que c&apos;est le plus important, et des petits culs ben tight! Tous les mecs observaient avec des yeux empreints de d&amp;eacute;sir le nettoyage du char. Nous ne saurons jamais &amp;ccedil;a a fini par un gang bang, ou non. Imaginez-vous dont que TQS censurait parfois les seins! J&apos;ai bien &amp;eacute;crit &amp;laquo; parfois &amp;raquo;. Je ne sais pas trop comment &amp;ccedil;a fonctionnait. Je crois qu&apos;il censurait les seins de face et non les seins de c&amp;ocirc;t&amp;eacute;. J&apos;ai donc pu admir&amp;eacute; des boules de c&amp;ocirc;t&amp;eacute; &amp;eacute;cras&amp;eacute;es dans le windshield. Je pense que si gang bang il y a eu, men&amp;eacute; par le sexy animateur rockabilly, TQS nous l&apos;a censur&amp;eacute; aussi, comme les poitrines de face! &amp;Ccedil;a pas d&apos;allure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons eu une interruption de pitounes pendant une demie-heure, le temps de l&apos;&amp;eacute;mission suivante qui mettait en sc&amp;egrave;ne les plus spectaculaires poursuites polici&amp;egrave;res. Si certains d&apos;entres vous r&amp;ecirc;v&amp;eacute; encore de jouer &amp;agrave; GTA Live, sachez que c&apos;est impossible! La police est plus forte que tout, nul n&apos;y &amp;eacute;chappe, m&amp;ecirc;me les plus brillants malfaiteurs. Cette &amp;eacute;mission existe pour nous le prouver. On voyait tous les policiers, ces gentils messieurs p&amp;egrave;res de famille, nous expliquer avec quelle tristesse ils sont parfois oblig&amp;eacute;s de tirer quinze balles dans le corps d&apos;un malfaiteur pour l&apos;&amp;eacute;pingler, alors qu&apos;il menait une course folle sur l&apos;autoroute. Le bandit qui fut atteint de quinze balles, toujours en vie aujourd&apos;hui, nous disait qu&apos;il avait &amp;eacute;t&amp;eacute; victime d&apos;une violence polici&amp;egrave;re tout &amp;agrave; fait l&amp;eacute;gitime et qu&apos;il avait eu sa le&amp;ccedil;on. Il a m&amp;ecirc;me ajout&amp;eacute; sans m&amp;ecirc;me voir toute l&apos;horreur contenue dans sa d&amp;eacute;claration : &amp;laquo; Les balles des policiers sont plus fortes que les besoins de drogue &amp;raquo;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chicks furent de retour dans la derni&amp;egrave;re &amp;eacute;mission de la soir&amp;eacute;e. Je n&apos;ai pas autant mouill&amp;eacute; ma culotte que pendant Scrap Metal Montr&amp;eacute;al. Elles &amp;eacute;taient un peu trop &amp;eacute;l&amp;eacute;gantes dans leurs suits noirs commandit&amp;eacute;s par une marque de condoms. Elles se d&amp;eacute;hanchaient autour de l&apos;octogone des combats ultimes pour annoncer les rounds. Hier soir, nous avions droit aux dix plus beaux knock-out de la ligue qu&amp;eacute;b&amp;eacute;coise TKO. C&apos;&amp;eacute;tait de toute beaut&amp;eacute;! Je pr&amp;eacute;f&amp;egrave;re les films de femmes en cage, mais bon, c&apos;est quand m&amp;ecirc;me int&amp;eacute;ressant de se d&amp;eacute;lecter devant autant de virilit&amp;eacute; contenue dans une cage. Certains travaillent plus debout, d&apos;autres au sol. Tout est possible dans les combats ultimes, c&apos;est le concept! Des supers figthers tombaient knock-out d&apos;un seul coup de pied dans le visage, d&apos;une belle droite ou d&apos;un upper-cut sous la m&amp;acirc;choire. Tout &amp;eacute;tait spectaculaire! C&apos;est justement ce qui nous ennuyait H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne et moi. Il e&amp;ucirc;t &amp;eacute;t&amp;eacute; pas mal plus stimulant de regarder des combats de boxe. Nous ne sommes pas devenues des fans du combat ultime. Il y avait n&amp;eacute;anmoins suffisamment d&apos;h&amp;eacute;moglobine pour terminer en beaut&amp;eacute; notre soir&amp;eacute;e adr&amp;eacute;naline &amp;agrave; TQS.</description>
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  <lj:music>The Magnetic Fields - I Thought You Were My Boyfriend</lj:music>
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  <pubDate>Tue, 18 Nov 2008 14:41:00 GMT</pubDate>
  <title>La fin de l&apos;Économie politique</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/118684.html</link>
  <description>&amp;Agrave; Hochelaga, les premi&amp;egrave;res pancartes &amp;eacute;lectorales furent celles de Julie Tremblay avec son slogan du tonnerre : &amp;laquo; L&apos;&amp;eacute;conomie d&apos;abord, Oui! &amp;raquo;. J&apos;ai r&amp;ecirc;v&amp;eacute; un peu d&apos;un grand massacre de ces pancartes. Pendant la premi&amp;egrave;re nuit, elles furent saccag&amp;eacute;es sans mon aide. &amp;Ccedil;a brasse &amp;agrave; HoMa! Heureusement, d&apos;ailleurs, parce que je ne serais sans doute jamais all&amp;eacute;e au bout de ma haine! Il ne fallait pas compter sur moi!&amp;nbsp;Au d&amp;eacute;part, je me suis bien moqu&amp;eacute;e du slogan des lib&amp;eacute;raux. L&apos;&amp;eacute;conomie &amp;eacute;tait au centre de la politique, &amp;eacute;tait le seul sujet de la politique, son seul argument, depuis si longtemps que &amp;ccedil;a me semblait absurde d&apos;en faire un slogan. J&apos;ai r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chi et reconnais aujourd&apos;hui l&apos;intelligence &amp;eacute;tonnante des lib&amp;eacute;raux. Dans &amp;laquo; Trans&amp;eacute;conomique &amp;raquo;, chapitre de&lt;em&gt; la Transparence du mal&lt;/em&gt;, Baudrillard discute de la r&amp;eacute;cession de 1987. J&apos;avais la couche aux fesses &amp;agrave; l&apos;&amp;eacute;poque. Je me souviens toutefois tr&amp;egrave;s bien de cette crise. J&apos;&amp;eacute;coutais les nouvelles avec Monsieur Bouquet et d&amp;eacute;j&amp;agrave; enfant, j&apos;&amp;eacute;tais passionn&amp;eacute;e par la r&amp;eacute;cession. Mon p&amp;egrave;re m&apos;expliquait tous les d&amp;eacute;tails de la crise. Je suivais plus ces &amp;eacute;v&amp;eacute;nements que les d&amp;eacute;boires de Passe-Montagne, je vous jure!&amp;nbsp;Quelle enfant s&amp;eacute;rieuse et sage, je fus! Baudrillard raconte que nous avons longtemps r&amp;ecirc;v&amp;eacute; de la fin de l&apos;&amp;eacute;conomie politique avec Marx et qu&apos;elle a pris fin sous nos yeux en 1987. Je le cite : &amp;laquo; L&apos;&amp;Eacute;conomie Politique aura pris fin, mais pas du tout comme on s&apos;y attendait. En s&apos;exacerbant jusqu&apos;&amp;agrave; la parodie. La sp&amp;eacute;culation n&apos;est pas de la plus-value, c&apos;est de l&apos;extase de la valeur, la forme pure et vide, la forme expurg&amp;eacute;e de la valeur, qui ne joue plus que sur sa propre r&amp;eacute;volution (sa propre circulation orbitale). C&apos;est en se d&amp;eacute;stabilisant elle-m&amp;ecirc;me, monstrueusement, ironiquement en quelque sorte, que l&apos;&amp;Eacute;conomie politique coupe court &amp;agrave; toute alternative &amp;raquo;. Le g&amp;eacute;nie des lib&amp;eacute;raux provinciaux est d&apos;incarner cette parodie. Dans Hochelaga, Julie Tremblay met sa face fi&amp;egrave;rement arborant les traces de cette &amp;eacute;conomie politique qui n&apos;est plus, et qu&apos;on doit d&amp;eacute;sormais d&amp;eacute;fendre puisqu&apos;elle est disparue dans une com&amp;eacute;die absurde o&amp;ugrave; triomphe plus que jamais l&apos;inhumain. &lt;br /&gt;</description>
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  <pubDate>Sat, 08 Nov 2008 11:18:58 GMT</pubDate>
  <title>Tout est vrai</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/118389.html</link>
  <description>Lorsque H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne est arriv&amp;eacute;e chez moi, apr&amp;egrave;s son travail, elle m&apos;a demand&amp;eacute; si c&apos;&amp;eacute;tait vrai. Puisque je ne comprenais pas &amp;agrave; quoi elle faisait r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence, elle a pr&amp;eacute;cis&amp;eacute; qu&apos;elle voulait parler de la fille dans le m&amp;eacute;tro. Je lui ai dit que c&apos;&amp;eacute;tait vrai. Enfin je pense... Je me sentais ce matin-l&amp;agrave; dans le m&amp;eacute;tro au sommet de mes &amp;eacute;nergies sexuelles, peut-&amp;ecirc;tre que je projette. Elle &amp;eacute;tait f&amp;acirc;ch&amp;eacute;e que je ne lui ai pas dit la journ&amp;eacute;e m&amp;ecirc;me. En fait, pas r&amp;eacute;ellement f&amp;acirc;ch&amp;eacute;e, plut&amp;ocirc;t suspicieuse. Sans &amp;ecirc;tre jalouse. C&apos;est ce qui est particulier d&apos;H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne, elle est tellement salope qu&apos;elle n&apos;est pas jalouse. Elle voulait seulement que j&apos;en parle plus, que je lui donne tous les d&amp;eacute;tails que je n&apos;avais pas transcrits. Devant mes refus, elle a commenc&amp;eacute; &amp;agrave; me poser des questions pr&amp;eacute;cises. Sur ses seins, d&apos;abord. J&apos;avais vraiment oubli&amp;eacute;. Mon Dieu, c&apos;est horrible quand on y pense! Je n&apos;ai pas de souvenirs de ses seins! Je ne pourrais m&amp;ecirc;me pas dire si elle avait ou non un d&amp;eacute;collet&amp;eacute;, c&apos;est dire! Je me rappelais vaguement de son visage. Elle avait de grands yeux, peut-&amp;ecirc;tre bruns, et des cheveux p&amp;acirc;les attach&amp;eacute;s ou peu ondul&amp;eacute;s, je ne suis plus certaine. Elle n&apos;&amp;eacute;tait pas tr&amp;egrave;s grande, de la m&amp;ecirc;me taille que moi peut-&amp;ecirc;tre. Je me rappelle que son regard &amp;eacute;tait masculin alors que son visage &amp;eacute;tait vraiment tr&amp;egrave;s f&amp;eacute;minin, surtout le bas de son visage. Je suppose que c&apos;est pour cette raison que je l&apos;ai crue lesbienne. Sur ce dernier d&amp;eacute;tail, j&apos;&amp;eacute;tais assez confiante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne m&apos;a demand&amp;eacute; si c&apos;&amp;eacute;tait vrai aussi que j&apos;avais pass&amp;eacute; la journ&amp;eacute;e &amp;agrave; me masturber. Bien &amp;eacute;videmment!&amp;nbsp;Elle avait laiss&amp;eacute; son laptop chez moi. Je m&apos;ennuyais et j&apos;ai regard&amp;eacute; aussi le combat qui avait tant passionn&amp;eacute; H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne la semaine derni&amp;egrave;re : Vic Darchinyan contre Cristian Mijares. Je me suis dit que je devrais faire un effort et &amp;eacute;couter un peu de boxe puisque ce soir, H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne veut absolument voir le combat Calzaghe-Jones Jr. J&apos;ai m&amp;ecirc;me suivi avec elle toutes les &amp;eacute;missions de pr&amp;eacute;-combat &amp;agrave; HBO. Je me suis masturb&amp;eacute;e toute la journ&amp;eacute;e. Je l&apos;ai donc fait avant et sans doute apr&amp;egrave;s avoir regard&amp;eacute; la victoire de Darchinyan sur Mijares. Je me suis endormie en r&amp;ecirc;vant de boxe. Mon r&amp;ecirc;ve &amp;eacute;tait vraiment ridicule. J&apos;allais au Septi&amp;egrave;me et je trouvais une VHS&amp;nbsp;de boxe genre pornographique. En fait, c&apos;est seulement qu&apos;on pouvait contempler des &amp;eacute;rections en regardant des combats, parfois &amp;agrave; travers des pantalons, parfois sans. C&apos;est tellement niaiseux qu&apos;en me r&amp;eacute;veillant, je me suis dit que je n&apos;allais pas me masturber en pensant &amp;agrave; &amp;ccedil;a tout de m&amp;ecirc;me. J&apos;avais un peu honte!&amp;nbsp;Il y a de quoi! J&apos;ai repens&amp;eacute; &amp;agrave; une fille que je pourrais amener pour H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne. J&apos;ai tellement envie de la voir sucer des seins.&amp;nbsp;&amp;nbsp;</description>
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  <lj:music>Cat Power - Maybe not, Bob Dylan - Hurricane</lj:music>
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  <pubDate>Fri, 07 Nov 2008 16:59:18 GMT</pubDate>
  <title>L&apos;insatiable</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/118101.html</link>
  <description>Je suis seule &amp;agrave; la maison. Je veux travailler, mais je n&apos;y arrive pas. J&apos;ai besoin de fourrer, de me faire passer dessus. J&apos;ai regard&amp;eacute; des vid&amp;eacute;os &lt;em&gt;trash&lt;/em&gt; sur Internet, je me suis enfonc&amp;eacute;e un gros dildo et me suis masturb&amp;eacute;e. Rien n&apos;y fait. Je suis toujours aux prises avec les m&amp;ecirc;mes d&amp;eacute;sirs qui ne cessent de m&apos;assaillir. Il me faudrait quelqu&apos;un pour venir &amp;agrave; bout de tous mes orifices afin de r&amp;eacute;soudre un peu mes tensions. Je vous parlerai donc encore d&apos;H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne en esp&amp;eacute;rant que &amp;ccedil;a puisse m&apos;aider &amp;agrave; me d&amp;eacute;faire de mes envies. Depuis quelques jours, elle a de nouvelles courbes sur les bras et sur les cuisses. J&apos;ai touch&amp;eacute; et c&apos;&amp;eacute;tait bien dur. &amp;Ccedil;a doit &amp;ecirc;tre les muscles qui lui viennent de la pratique de la savate. Elle veut depuis longtemps avoir des tatouages sur les bras. Avec ses courbes, elle &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;commence &amp;agrave; en douter&lt;/span&gt; un peu, &amp;ccedil;a serait peut-&amp;ecirc;tre trop masculin. Enfin &amp;ccedil;a d&amp;eacute;pend si ses courbes se prononcent davantage. Pour le moment, elles demeurent subtiles. N&apos;emp&amp;ecirc;che que je peux me branler en l&apos;imaginant tatou&amp;eacute;e ou en m&apos;imaginant. H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne tente de me convaincre depuis fort longtemps de me faire tatouer la poitrine. Mes seins sont gros, mais ils tiennent bien et ne changent pas de taille, m&amp;ecirc;me si je perds ou gagne du poids. Ils sont parfaits pour les tatouages. H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne me dit toujours : &amp;laquo; Et imagine-les, couvert de sperme! &amp;raquo;. Le seul probl&amp;egrave;me, c&apos;est que l&apos;une ou l&apos;autre nous ne savons m&amp;ecirc;me pas ce que nous d&amp;eacute;sirons comme dessin en plus d&apos;appr&amp;eacute;hender avec difficult&amp;eacute; la souffrance &amp;agrave; venir, les cicatrices et les retouches peut-&amp;ecirc;tre. Il nous faudrait de gros tatous &amp;agrave; la Belladonna, pas de petites chiures de mouche &amp;agrave; peine visibles. On s&apos;entend l&amp;agrave;-dessus, il n&apos;y a plus rien de rebelle dans les tatoos! M&amp;ecirc;me les bourgeois sont tatou&amp;eacute;s. La seule mani&amp;egrave;re de faire &amp;ccedil;a en beaut&amp;eacute;, c&apos;est qu&apos;ils soient gros et apparents. &amp;Ccedil;a sauve un peu la donne.</description>
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  <pubDate>Fri, 07 Nov 2008 16:03:30 GMT</pubDate>
  <title>Ce qui sent le sexe</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/118010.html</link>
  <description>J&apos;ai l&apos;impression que plus j&apos;ai du bon sexe, plus je deviens d&amp;eacute;sirable. Je dois sentir le sexe. L&apos;autre jour dans le m&amp;eacute;tro, je me suis rendue compte qu&apos;une femme me regardait intens&amp;eacute;ment. Elle avait un air &amp;agrave; la fois punk rebelle et vaguement hippie (oublions ce bout-l&amp;agrave; de ma description, d&apos;accord?). Je faisais moi-m&amp;ecirc;me de ma petite r&amp;eacute;bellion un spectacle ce jour-l&amp;agrave;. Je suis souvent &lt;em&gt;clueless&lt;/em&gt;, mais cette fois, j&apos;&amp;eacute;tais pour quelques secondes un peu certaine de moi. J&apos;ai tout de m&amp;ecirc;me baiss&amp;eacute; les yeux brusquement en croisant son regard. En plus d&apos;&amp;ecirc;tre elle-m&amp;ecirc;me fort d&amp;eacute;sirable, je me disais qu&apos;elle pourrait plaire &amp;agrave; H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne et je me suis imagin&amp;eacute;e ramener la belle jeune femme chez H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne pour qu&apos;on r&amp;egrave;gle ensemble nos histoires de pulsion. H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne est obs&amp;eacute;d&amp;eacute;e ces jours-ci. Elle me parle constamment de filles. Depuis qu&apos;elle est une sportive, elle voit sans le vouloir les corps d&apos;inconnues. Il y a toujours une ou deux filles &amp;agrave; l&apos;aise avec la nudit&amp;eacute; qui d&amp;eacute;ambulent dans le vestiaire. Je lui pose plein de questions &amp;agrave; partir des portraits qu&apos;elle me fait. Parfois je me dis qu&apos;elle en rajoute tant elle se rappelle de d&amp;eacute;tails pr&amp;eacute;cis. Elle a peut-&amp;ecirc;tre aussi des facult&amp;eacute;s d&apos;observation extraordinaires. &lt;br /&gt;</description>
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  <pubDate>Thu, 06 Nov 2008 16:59:50 GMT</pubDate>
  <title>Nous nous battrons dans le sens du poil et dans le sens du vent</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/117643.html</link>
  <description>Je voulais r&amp;eacute;pondre aux commentaires de ma derni&amp;egrave;re entr&amp;eacute;e, mais j&apos;ai &amp;eacute;t&amp;eacute; malheureusement une fois de plus confront&amp;eacute;e au manque de clart&amp;eacute; et d&apos;ordre du syst&amp;egrave;me de commentaires de Livejournal. Je r&amp;eacute;pondrai donc dans une autre entr&amp;eacute;e. Je suis d&amp;eacute;sol&amp;eacute;e d&apos;avoir &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;en si peu de mots trait&amp;eacute;&lt;/span&gt; d&apos;une question politique. L&apos;affaire politique de nos jours est si grave qu&apos;elle atteint profond&amp;eacute;ment m&amp;ecirc;me les &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;nymphomanes&lt;/span&gt;. Comment pourrait-on jouir comme autrefois dans notre monde contemporain, qui n&apos;est peut-&amp;ecirc;tre m&amp;ecirc;me plus un monde?&amp;nbsp;Je me le demande sans cesse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les omabiens m&apos;enragaient et m&apos;enragent encore, c&apos;est ce que je me demande si la marche de l&apos;Histoire suit r&amp;eacute;ellement son cours ou si nous ne sommes pas dans la reprise grotesque de ce qu&apos;a &amp;eacute;t&amp;eacute; l&apos;Histoire.&amp;nbsp; Devant la passion des obamiens, je n&apos;avais en t&amp;ecirc;te qu&apos;un passage de Philippe Muray - pour qui la fin de l&apos;histoire est arriv&amp;eacute;e -, tir&amp;eacute; de &lt;em&gt;Chers djihadistes&lt;/em&gt;... : &amp;laquo; Craignez la fureur des moutons! Craignez la col&amp;egrave;re des brebis enrag&amp;eacute;es! [...] Craignez le courroux de l&amp;rsquo;homme en bermuda&amp;nbsp;! Craignez la col&amp;egrave;re du consommateur, du voyageur, du touriste, du vacancier descendant de son camping-car&amp;nbsp;! Vous nous imaginez vautr&amp;eacute;s dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont ramollis. Eh bien nous lutterons comme des lions pour prot&amp;eacute;ger notre ramollissement &amp;raquo;. J&apos;ai la triste impression que mes contemporains sont des moutons qui se battent pour prot&amp;eacute;ger co&amp;ucirc;te que co&amp;ucirc;te leur &amp;eacute;tat d&apos;ali&amp;eacute;nation. Je ne le dis pas par m&amp;eacute;pris, je vous l&apos;assure. Je serai, bien s&amp;ucirc;r, la premi&amp;egrave;re &amp;agrave; me r&amp;eacute;jouir si mes contemporains se prenaient d&apos;une passion v&amp;eacute;ritable pour la politique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je parlais de voix dissidentes, je ne voulais pas d&amp;eacute;signer les r&amp;eacute;publicains. Je voulais plut&amp;ocirc;t parler d&apos;une voix qui proposerait autre chose - un choix bien au-del&amp;agrave; de l&apos;opposition Obama-McCain - que la poursuite du ramollissement, une voix qui proposerait aux individus de penser et d&apos;&amp;ecirc;tre enfin lib&amp;eacute;r&amp;eacute;s de la vie mutil&amp;eacute;e.&amp;nbsp; Au lieu de &amp;ccedil;a, partout dans le monde, nous avons c&amp;eacute;l&amp;eacute;br&amp;eacute; - en m&amp;ecirc;me temps que la victoire d&apos;Obama - la poursuite de notre ramollissement sous le couvert d&apos;une fausse gauche et l&apos;arriv&amp;eacute;e de toutes les nouvelles f&amp;ecirc;tes qui nous feront oublier une fois de plus notre condition.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description>
  <comments>http://desir-obscur.livejournal.com/117643.html</comments>
  <lj:music>The Organ - Don&apos;t be angry</lj:music>
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  <pubDate>Tue, 04 Nov 2008 14:37:00 GMT</pubDate>
  <title>Courage, ça se termine aujourd&apos;hui</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/117271.html</link>
  <description>Lors d&apos;un jour soi-disant important comme aujourd&apos;hui, je me sens comme une adolescente frustr&amp;eacute;e. Je me suis d&amp;eacute;logu&amp;eacute;e de Facebook avec rage ce matin pour toute la journ&amp;eacute;e. Je n&apos;y retournerai plus. Je n&apos;en peux plus des &amp;eacute;lections am&amp;eacute;ricaines et d&apos;Obama. Je hais la passion inou&amp;iuml;e et homog&amp;egrave;ne de mes semblables. Pour la plupart, ils ne s&apos;int&amp;eacute;ressaient pas &amp;agrave; la politique avant que la folie Obama s&apos;empare des gens de bien. Tout le monde s&apos;entend sur tout. Chez les jeunes Canadiens de bon go&amp;ucirc;t, on rit de Sarah Palin et on mouille pour Obama. Je n&apos;ai pas encore entendu de voix dissidentes pour casser cette f&amp;ecirc;te du bien.</description>
  <comments>http://desir-obscur.livejournal.com/117271.html</comments>
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  <pubDate>Mon, 03 Nov 2008 22:45:00 GMT</pubDate>
  <title>Et moi, je n&apos;ai rien dit</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/117144.html</link>
  <description>Je suis all&amp;eacute;e la semaine derni&amp;egrave;re &amp;agrave; une table ronde &amp;agrave; la maison des &amp;eacute;crivains sur la litt&amp;eacute;rature et la politique. J&apos;y ai entendu des b&amp;ecirc;tises immenses comme &amp;laquo; La cr&amp;eacute;dibilit&amp;eacute; humaine de Bono... &amp;raquo;. C&apos;est une citation v&amp;eacute;ritable, je vous l&apos;assure!&amp;nbsp;Il ne sert &amp;agrave; rien de commenter longtemps l&apos;allusion &amp;agrave; Bono, bien qu&apos;en y repensant, je me suis dit que l&apos;&amp;eacute;tudiante en litt&amp;eacute;rature qui parlait avec s&amp;eacute;rieux des actions politiques de Bono touchait un bon point. Elle ciblait, &amp;agrave; son insu sans doute, les vrais enjeux de la politique d&apos;aujourd&apos;hui. D&apos;un coup, par l&apos;&amp;eacute;vocation de Bono, elle touchait &amp;agrave; l&apos;&amp;eacute;conomie. C&apos;&amp;eacute;tait peut-&amp;ecirc;tre en effet plus pertinent que de parler des &amp;eacute;lections canadiennes. Je ne vois pas comment aujourd&apos;hui on peut encore parler de politique comme ce m&amp;eacute;diocre &amp;eacute;crivain &amp;agrave; l&apos;honneur lors de la table ronde en &amp;eacute;voquant le combat des francophones et des anglophones au Canada. Je crois qu&apos;il n&apos;y a plus moyen de parler de politique sans parler d&apos;&amp;eacute;conomie et surtout sans mentionner la condition d&apos;ali&amp;eacute;n&amp;eacute; des citoyens d&apos;aujourd&apos;hui. Bono est une figure manifeste de l&apos;ali&amp;eacute;nation mondiale et de son emprise. Les &amp;eacute;crivains rigolent de la dimension &amp;eacute;conomique de la politique et rient dans leur barbe en &amp;eacute;voquant avec l&amp;eacute;g&amp;egrave;ret&amp;eacute; les subventions dans le domaine de la culture, alors que l&apos;affaire est grave! &amp;Agrave; mon avis, les vrais &amp;eacute;crivains ne sont pas des putes, ils sont gratuits comme C&amp;eacute;line. &amp;Ccedil;a montre bien qu&apos;il n&apos;y a plus d&apos;&amp;eacute;crivain au Qu&amp;eacute;bec aujourd&apos;hui, ou si peu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gar&amp;ccedil;on &amp;agrave; peine adulte qui m&apos;accompagnait &amp;agrave; la table ronde est tomb&amp;eacute; en bas de sa chaise lorsque le m&amp;eacute;diocre &amp;eacute;crivain &amp;agrave; l&apos;honneur a dit que la vraie r&amp;eacute;volution aujourd&apos;hui c&apos;est de ne rien faire. La b&amp;ecirc;tise post-moderne se montrait &amp;agrave; la face du monde une fois de plus. Une autre &amp;eacute;tudiante en litt&amp;eacute;rature revendiquait aussi le caract&amp;egrave;re environnemental de la litt&amp;eacute;rature aujourd&apos;hui, comme si la litt&amp;eacute;rature devait porter les id&amp;eacute;aux de notre cher empire du bien. La litt&amp;eacute;rature est depuis toujours plus apte &amp;agrave; parler de la maladie du monde, de sa n&amp;eacute;gativit&amp;eacute;, qu&apos;&amp;agrave; faire un quelconque &amp;eacute;loge au recyclage. Malgr&amp;eacute; tout, il y aura toujours une cohorte d&apos;idiots pour &amp;eacute;crire des odes au recyclage. Je n&apos;y avais jamais pens&amp;eacute; avant, mais &amp;ccedil;a arrivera. &amp;Ccedil;a me fera un ennemi litt&amp;eacute;raire afin de mener mes guerres, mais j&apos;attendrai encore mon v&amp;eacute;ritable ennemi, mon &lt;em&gt;nemesis&lt;/em&gt;, celui qui sera vraiment &amp;agrave; ma taille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;aurais d&amp;ucirc; hurler. J&apos;aurais d&amp;ucirc; faire un scandale &amp;agrave; la maison des &amp;eacute;crivains o&amp;ugrave; je ne serai jamais admise, j&apos;esp&amp;egrave;re. Surtout lorsqu&apos;une &amp;eacute;paisse assise en face de moi, s&apos;est mise &amp;agrave; attaquer &amp;Eacute;dith Faure &lt;em&gt;out of nowhere&lt;/em&gt;.&amp;nbsp; &amp;Eacute;dith Faure n&apos;&amp;eacute;tait pas &amp;agrave; la table ronde. Elle n&apos;a pas publi&amp;eacute; depuis plusieurs ann&amp;eacute;es et pourtant elle est toujours au coeur de la haine g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale. Tous les litt&amp;eacute;raires la d&amp;eacute;testent. Tout le monde a ri lorsqu&apos;&amp;Eacute;dith a &amp;eacute;t&amp;eacute; attaqu&amp;eacute;e. Sauf moi, moi qui n&apos;ai rien dit, moi qui n&apos;ai pas hurl&amp;eacute;. Je dois pourtant tout ce que je sais de la litt&amp;eacute;rature, de Proust, du monde, &amp;agrave; &amp;Eacute;dith Faure. Le Qu&amp;eacute;bec n&apos;a eu qu&apos;une seule essayiste de ce calibre et on crache dessus. Ostie qu&apos;on est des &amp;eacute;pais. Ce n&apos;est pas la premi&amp;egrave;re fois que j&apos;assiste &amp;agrave; un r&amp;egrave;glement de compte public envers &amp;Eacute;dith Faure. &amp;Ccedil;a ne sera sans doute pas la derni&amp;egrave;re. J&apos;esp&amp;egrave;re que la prochaine fois, je saurai comment leur dire qu&apos;ils sont des caves et qu&apos;&amp;Eacute;dith Faure vaut plus &amp;agrave; elle seule que cent caves r&amp;eacute;unis &amp;agrave; la maison des &amp;eacute;crivains.&amp;nbsp;</description>
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  <lj:music>The Organ - Fire in the Ocean</lj:music>
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  <pubDate>Mon, 03 Nov 2008 20:37:32 GMT</pubDate>
  <title>If we think they might mess with us</title>
  <link>http://desir-obscur.livejournal.com/116768.html</link>
  <description>Criss que je suis une fille facile!&amp;nbsp;H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne et moi, depuis quelques temps, nous laissons toutes les deux des piles de revue de mode dans nos salles de bain respectives. J&apos;ai l&apos;habitude de me renseigner sur les nouvelles tendances lorsque je vais me rafraichir. Pour la petite histoire, j&apos;&amp;eacute;tais donc assise et pissais lorsque j&apos;ai fait la d&amp;eacute;couverte du parfum : Juliette has a gun. &amp;Eacute;videment, je capotais!&amp;nbsp;Quel nom pour un parfum! Je le veux! Sans m&amp;ecirc;me l&apos;avoir senti, c&apos;est dire! La bouteille est noire avec des motifs kitsch branch&amp;eacute;s pour plaire aux jeunes gothiques comme moi. C&apos;est vraiment trop facile! J&apos;ai honte de me laisser avoir de la sorte par l&apos;industrie. Je discutais hier avec le gar&amp;ccedil;on &amp;agrave; peine adulte et H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne de mes d&amp;eacute;sirs toujours incessants de m&apos;inscrire dans un centre de tir. J&apos;y songe depuis longtemps. Si seulement le centre que j&apos;avais trouv&amp;eacute; n&apos;&amp;eacute;tait pas &amp;agrave; Lachine... Il devrait y en avoir un au centre-ville de Montr&amp;eacute;al ou pr&amp;egrave;s de chez moi, &amp;agrave; Hochelaga. &amp;Ccedil;a me semble primordial. H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne disait que c&apos;&amp;eacute;tait mon c&amp;ocirc;t&amp;eacute; &lt;em&gt;redneck&lt;/em&gt;. Vous le savez maintenant,&amp;nbsp; Albertine Bouquet et Bree Van de Kamp partagent certaines passions. Le gar&amp;ccedil;on &amp;agrave; peine adulte disait qu&apos;on serait pr&amp;ecirc;tes avant lui pour la guerre civile. H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne avec sa savate, moi avec le maniement des armes &amp;agrave; feu. Je n&apos;y avais jamais pens&amp;eacute; en ces termes. Je voulais m&apos;inscrire dans un centre de tir pour contr&amp;ocirc;ler ma violence et pour aller &amp;eacute;ventuellement &amp;agrave; la chasse aux chevreuils. Je ne pensais pas &amp;agrave; son aspect pratique pour une r&amp;eacute;volution. J&apos;esp&amp;egrave;re pourtant une grande r&amp;eacute;volution, je veux &amp;ecirc;tre l&amp;agrave; pour la r&amp;eacute;volution. Une grande &amp;eacute;crivaine doit sans doute conna&amp;icirc;tre le maniement des armes surtout lorsqu&apos;elle sent les plus grands d&amp;eacute;sastres tout pr&amp;egrave;s d&apos;elle.&amp;nbsp;</description>
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  <lj:music>Fischerspooner - We Need a War</lj:music>
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